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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 11:56
Cette semaine, on s'est fait un marathon de rattrapage avec tite chérie, vu qu'on a reçu la saison 2 de Heroes en Blu-Ray. On avait entendu beaucoup d'histoires d'horreur sur cette saison 2, réputée catastrophique. Bon, au final, on est bien loin du naufrage... mais ça veut pas dire que cette saison est géniale, loin de là. Attention, il y aura sans doute quelques spoilers.

En fait, si vous vous souvenez bien, je n'avais déjà été qu'à moitié convaincu par la première saison, que je trouvais efficace, bien réalisée et tout... mais que je trouvais plombée par les réactions crétines de certains personnages et par un grand nombre d'incohérences. Ben avec la saison 2, j'ai trouvé en gros les mêmes qualités et les mêmes défauts, mais je dois dire que les onze épisodes imposés par la grève des scénaristes rendent la chose assez digeste. Les rebondissements sont assez bien vus, les méchants sont réussis, Papa Bennet est toujours aussi intéressant, la petite nouvelle Veronica Mars est un personnage assez sympa, certaines images sont graphiquement superbes, surtout en HD (je pense à celle où un personnage se prend une balle dans l'oeil, par exemple)...

Non, le vrai problème de Heroes continue à être la crétinerie de ses "héros". C'est sympa de faire de bons méchants, mais à force d'abrutir les héros, on va finir par être tous dans le camp de Sylar, hein. A part Nathan Petrelli, qui semble être la seule personne du casting intéressée par l'idée de faire avancer le scénar, et Hiro qui continue à surprendre tant il est attachant (alors que son personnage est quand même un cliché ambulant), c'est vraiment la compagnie des branques. Voici mon Top 5 des personnages les plus neuneus de Heroes Saison 2 :

5. Molly. A vrai dire, c'est assez injuste parce que le passage qui m'a navré fait partie des scènes coupées de la fin alternative, où on annonce à la télé qu'un dangereux virus a été libéré, et qu'elle appelle Mohinder avec un grand sourire en disant : "oh, regarde, il y a Matt à la télé !" Mais bon, de toute façon, avec Parkman et Mohinder comme parents adoptifs, elle est mal barrée dans la vie.

4. Maya. Mais écoute ton frère, pauvre tache.

3. Parkman. Molly, trouve mon père. Oh non, finalement, je veux pas le voir. Bon, si, quand même. Oh merde, t'es dans le coma, je regrette. Mais est-ce que je vais voir mon père ? Si ? Non ? Bon, allez. Oh, Molly, pardonne-moi, je te le demanderai plus. Je suis torturé mais je suis gentil. A moins que ?

2. Peter. L'a failli être premier, hein. C'est sûr qu'il peut bien avoir tous les pouvoirs du monde, vu ce qu'il en fait. Je ne veux pas ouvrir cette boite, peut-être que j'étais méchant avant. Attends, mais en fait, peut-être que j'étais gentil, comment savoir ? Je sais, je vais ouvrir cette boite, arrête de m'en empêcher ! Comment ça, tous mes amis me disent que le type avec qui je vais chercher un virus hyper dangereux est méchant ? Moi je lui fais confiance parce que c'est COMME CA ! Non, je ne lirai pas ses pensées pour vérifier, je lui fais confiance parce que la femme que j'aime est COINCEE DANS LE FUTUR ! Je sais, ça n'a rien à voir, tais-toi ! Et tu vois la porte blindée, là ? Je vais prendre un quart d'heure pour l'arracher de ses gonds plutôt que de la traverser avec mon pouvoir de passe-murailles, parce que... euh... Tiens, ma copine dans le futur, je l'ai complètement zappée, tiens.

1. Mohinder. Mais que quelqu'un le jette sous un train, bordel. Dès qu'il est là, on peut être sûr : 1) Qu'il va prendre la décision la plus pourrie possible. 2) Qu'il va faire un grand discours pontifiant pour l'expliquer. 3) Qu'il va passer quatre épisodes à se lamenter sur les conséquences de ses erreurs.

Voilà. Bon, sinon, le Blu-Ray propose des bonus assez sympa, qui doivent être aussi sur le DVD, j'imagine, à propos de la grève des scénaristes, avec la fin de l'épisode 11 telle qu'elle était prévue au départ (assez rigolo de voir comme un simple sursaut d'efficacité de Peter peut sucrer toute la deuxième moitié de la saison), une interview intéressante des auteurs indiquant ce qui devait se passer dans la suite de la deuxième saison, et des scènes déjà tournées des épisodes 12 et 13, dont j'ignore si elles ont finalement été réutilisées dans la saison 3 et dont la dernière surtout laisse supposer des choses assez sympathiques pour la suite.

Mais putain, ces héros, on a envie de les gifler, des fois.

(Image Copyright Universal)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 13:13
Bon, ça y est, on s'est regardé le dernier épisode (triple) de Extras, la série humoristique mais pas que de Ricky Gervais pour la BBC. Et c'est vraiment un immanquable. Franchement, il n'y a que treize épisodes, c'est vite fait... Je ne crois pas que cette série a été diffusée en France, et je ne comprends pas pourquoi.

Extras est drôle, très réaliste, mais là où elle atteint l'excellence c'est qu'elle touche très souvent à un glauque et un pathétique flamboyants. Le personnage principal est un figurant qui hante les plateaux de tournage en cherchant "sa chance" de montrer ce qu'il peut apporter au paysage cinématotélévisuel. Il a de bonnes idées, un beau discours... mais c'est aussi quelqu'un de très aigri et qui recherche la fortune et la célébrité. Avant tout ? Le fond de la série est un peu de savoir si c'est le côté artiste ou le côté puant d'Andy Millman qui l'emportera. Il est accompagné d'une amie plus toute jeune, plus très jolie, un peu cruche mais au coeur d'or qui se fait régulièrement marcher dessus par les plus beaux spécimens de connards qu'on peut croiser dans ce métier.

Chaque épisode a sa guest-star célèbre, qui se parodient avec semble-t-il le plus grand plaisir. De Kate Winslet qui explique qu'elle tourne un film sur l'holocauste pour gagner un Oscar à Ian McKellen et son grand discours sur ce qu'est le jeu d'acteur, en passant par la géniale et odieuse chanson de David Bowie et le scénario X-Men un peu porno de Patrick Stewart, chacune de ses vedettes s'assied sur son image et c'est assez jouissif.

Attention, certains épisodes sont vraiment plus plombants que réellement drôles tant ils sont sombres, mais c'est ce qui nous a captivés, tite chérie et moi. Pour ceux qui se demandent aussi pourquoi je tente parfois de dissuader les vocations naissantes des apprentis comédiens, la série propose un bon gros tas d'exemples absolument réalistes d'un milieu bouffi d'égocentrisme, pourri, violent et cruel. Ca sent le vécu. Les personnages sont bêtes et odieux, mais curieusement très attachants, parce qu'au fond, ils demeurent sincères... souvent à leurs dépens.

À ne pas rater.

Oh, et j'ai vu les épisodes 6 à 10 de Battlestar Galactica saison 4. Grand. Ca y est, là, c'est de la vraie saison finale. Mais maintenant va falloir attendre 2009 pour la fin, prout.

(Image Copyright BBC)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 19:57

 

Youhou ! Me voilà revenu d'Espagne !

Bon, j'avais promis de me servir de mon tout nouvel eeePC pour pondre un ou deux petits billets entre-temps, mais finalement j'ai préféré profiter de mes vacances. Tite chérie est désormais partie répéter une nouvelle pièce dans le Sud, après quoi elle ira jouer à Avignon... et après ça on commencera à répéter À Suivre...! (je vous ferais bien une nouvelle fois un lien vers le site officiel mais l'interface d'Overblog semble merdouiller... pas grave, il est juste à droite, dans les liens) avant d'enchaîner sur les représentations à partir du 23 octobre. Autant dire qu'on n'aura peut-être pas l'occasion de reprendre des vacances de sitôt !

(Bon, contrairement à ce que peut laisser penser la photo, le temps n'a pas été au grand beau tout le temps, mais c'est pas en vous montrant les photos de quand il pleut que je vais vous faire rêver avec ma vie d'intermittent traducteur.)

Non, par contre, mon eeePC tout mignon (parce qu'il est vraiment mignon, hein) m'a quand même permis de me regarder le final de la saison 4 de Lost dans l'avion. A vrai dire, dans le bus qui amène à l'avion, mais ça j'en reparlerai dans mon prochain billet. Pardon, billêt.

Bon, je vais vous la faire courte : cette quatrième saison a été une tuerie permanente. Le principe des flash-forwards a injecté tout un tas de nouvelles possibilités à la série, et la cerise sur le gâteau c'est que les auteurs ont décidé de ne pas attendre les trois derniers épisodes de la saison six pour commencer à démêler les fils de leur intrigue. Là où ils sont très forts, c'est que pas mal de choses ne vont pas exactement dans le sens que je présageais, mais que jusque-là l'ensemble des quatre saisons semble très cohérent. (Tiens, "jusque-là" : une de mes correctrices - Marie-Paule, you're the best ! - m'a amicalement confié aujourd'hui que j'oubliais souvent le tiret... voilà donc une faute que vous ne me verrez plus faire !)

Moriarty, un des types d'Aint-it-Cool-News, a fait il y a quelque temps une remarque très pertinente : la saison 4 donne l'impression que la série est arrivée en haut d'une côte de mystères qu'elle a gravie trois saisons durant, et qu'il ne lui reste plus qu'à dévaler l'autre côté de plus en plus vite. Je suis par ailleurs ravi à titre personnel (?) que Vaughan, l'auteur de Y : Le Dernier Homme, soit au scénario de certains des meilleurs épisodes de la saison. En passant, si vous avez bien suivi mes différents articles concernant Lost, vous devinerez (pour ceux qui l'ont vu) que l'aspect "soap" du dernier épisode n'a pu que satisfaire mon coeur de petit chéri romantique. Les autres, laissez-vous surprendre, c'est pas beau de chercher les spoilers.

J'ai une petite idée de comment vont s'articuler les deux dernières saisons, mais là ça me forcerait à spoiler grave, j'attendrai donc un peu avant la reprise pour en parler (putain, janvier). Quoi qu'il en soit, je trouve que cette année (et pour l'instant), Lost met une grande rouste à Battlestar Galactica, l'autre "über-série" du moment, dont je trouve qu'après un final de troisième saison grandiose, la quatrième pédale un peu dans le vide.

On a décidé de les regarder par trois ou quatre avec tite chérie, parce que sinon, je dois dire que la saison 4 nous agace un peu pour l'instant. Tout d'abord, parce que c'est la dernière, merde. Faut que ça avance. Pour le coup, on a vraiment l'impression qu'il va y avoir un gros coup d'accélérateur juste pour le final (ce qui était un peu le cas de la seconde moitié de la saison 3, d'ailleurs, mais je trouve que ça passait mieux). La mise en place d'une série spin-off me fait un peu peur aussi, parce que j'ai un peu peur qu'ils ne répondent pas à certaines questions dans la série proprement dite. Enfin, je commence à être un peu plombé par le fait que tout le monde dans cette série semble être au bord du suicide. Ca se comprend, certes, mais l'humour, même noir, manque un peu. Tiens, par exemple, une de mes répliques préférées du final de Lost (et ne vous inquiétez pas, ne comprendront que ceux qui ont vu, les autres ne seront pas spoilés), c'est quand Ben dit à Jack "it's dark, Jack... very dark". Vu le glauquissime de la scène, c'est assez fort. D'ailleurs, les dialogues de Lost sont le plus souvent excellents, Vaughan ou pas Vaughan... pour Battlestar Galactica, je dirais que c'est plus l'ambiance et la réalisation qui brillent.

Mais sinon, je voudrais vous parler d'une autre série que je découvre tout juste, grâce à tite chérie, et avec laquelle je m'éclate un maximum : c'est Extras, une série anglaise de Ricky Gervais pour la BBC. Le principe est simple : les personnages principaux sont des figurants, et dans chaque épisode il y a une guest (Ben Stiller, Patrick Stewart, Harry Potter...) qui joue le rôle de la star un peu barrée, voire totalement odieuse. Bon, je pense qu'une grande partie du fait que j'accroche à cette série tient au milieu d'intermittents fauchés dans lequel elle se déroule (et hélas très fidèle à la réalité), mais tout de même, l'humour est très fin (sans rires enregistrés), les situations bien trouvées et les acteurs nickel. Pour ceux qui craindraient de se faire une nouvelle fois bouffer des journées entières à regarder des séries, pas de panique : la série ne fait que treize épisodes (deux saisons de six plus un double spécial) de 28 minutes. Vous serez vite sortis.
Bon, ça me fait un peu mal pour une copine qui a eu exactement cette idée de scénar il y a dix ans, d'autant que l'actrice principale a précisément le même âge qu'elle, mais faut le voir, c'est rigolo. Je sais pas si ça existe en France, par contre.

Ah, et pour ceux qui se demanderaient, les gens sur la photo, c'est ma belle-famille (vers le haut) et ma maman et son chéri (à droite). Oui, c'était des vacances cross-maritales (je pourrais écrire cross-PACSales, mais ce serait trop dur à dire). Tite chérie prend la photo.

Et en dessous, c'est nous, bien sûr, tournant notre propre version de Lost où on arrive sur l'île, on est tout de suite contents et on décide de s'installer là.

(Image Copyright tite chérie)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 13:20
undefined Bon, je vais pas la faire longue, mais juste pour dire que j'ai regardé hier soir le cinquième épisode de la saison 4 de Lost, et que j'ai mis une bonne heure à m'endormir après tellement j'ai surkiffé (oui, j'utilise un peu trop le mot "kiffer" en ce moment... faut que je fasse gaffe, je vais avoir 33 ans, les ados vont commencer à se moquer de moi).

Pour moi, c'est le meilleur épisode de la saison. C'est peut-être bien le meilleur épisode de la série (mais bon, c'est peut-être un peu frais pour dire ça). C'est en tout cas un des meilleurs épisodes de séries télé que j'ai jamais vu. Ouais, carrément, j'assume. Encore plus qu'avant, Desmond est mon personnage préféré de la série. Cette saison 4 tue sa mère, en fait des sandwichs et se caresse avec. Merci de ne pas faire de spoiler dans les commentaires de cet article.

Moi, ma constante, c'est ma tite chérie.

(Image copyright ABC)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 14:41
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Oui, je sais bien que Lost vient de redémarrer aux Etats-Unis. Bien sûr, j'ai vu le premier épisode de la Saison 4 et bien sûr j'ai surkiffé, mais j'attendrai d'avoir vu la première moitié de saison (en espérant qu'une issue positive à la grève des scénaristes permette de tourner la seconde) pour donner mes impressions. En attendant, j'espère que vous n'avez pas raté, sur le site officiel de Lost, le truc super rigolo qui résumé les trois premières saisons en 8 minutes 15, et qui montre bien que l'équipe ne se prend pas au sérieux. Allez, tiens, je l'ai trouvé sur Dailymotion, je vous le mets là. 

Mais bon, ce dont je voulais vous parler, c'est de Battlestar Galactica, la dernière série à laquelle on est devenus accros avec tite chérie. On est à peu près au milieu de la saison 2, et aucun signe de lassitude à l'horizon, bien au contraire.

Ce qui est marrant, c'est qu'au départ, je devrais pas aimer cette série. En bon agnostique, je suis assez hermétique aux bondieuseries, aux trucs où on parle de Dieu toutes les trois minutes. Je crois plus à un genre d'inconscient collectif de l'humanité qu'à une entité divine, et surtout je défend le droit de chacun à concevoir "Dieu" comme il l'entend... comme un grand barbu, comme un extraterrestre, comme une cafetière... tant qu'il fait pas chier le monde avec. Pour moi, on a chacun notre "Dieu" personnel (j'insiste sur les guillemets) et toute tentative de dire qu'on a tous le même me sort par les trous de nez. 

Et pourtant, je suis intrigué par Battlestar Galactica, qui place la foi au coeur de son intrigue, tout simplement parce que les dévots les plus passionés... sont des machines. Ca donne à l'ensemble un surréalisme qui pour l'instant m'intéresse, d'autant que pour chaque "acte divin", il y a toujours une explication réaliste qui est suggérée. 

Le concept de départ est très malin : les concepteurs ont exhumé une vieille série kitsch qui faisait le grand écart entre Star Wars et Terminator, décrivant la lutte de l'humanité contre les Cylons, des machines (ou "grille-pains") désireuses de tous nous exterminer. La nouvelle série démarre 40 ans après, les humains ont gagné, les Cylons ont disparu de la circulation... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'ils ne sont jamais vraiment partis. De nouveaux modèles à apparence humaine ont infiltré l'humanité, et quand ils mettent leur plan en action, quasiment toute l'espèce est éradiquée.

Ce que je raconte là, c'est en gros le pilote de la série. Une série qui a pour elle tout un tas de choses, à savoir : une réalisation impeccable et parfois audacieuse (comme pour le premier épisode proprement dit de la série, cauchemardesque), un casting formidable, des dialogues aux petits oignons, des personnages super riches qui embrassent les clichés du genre en les renouvelant, des rebondissements à la pelle, et une trame de fond sur les luttes de pouvoir entre l'armée et la république on ne peut plus intelligente. Les parallèles avec l'actualité ne manquent pas, et le génie de la chose est de poser des conflits qui mettent les personnages en avant plutôt que le cadre S.F. Résultat : une grande partie de la série pourrait être réalisée avec peu de moyens, ce qui une fois de plus me pousse à me lamenter sur le manque d'ambition des séries françaises. Enfin, la série joue avec brio sur les préjugés : certains méchants, avec le temps, deviennent plus sympathiques que certains "gentils" (sans spoiler, je pense à certains membres de l'équipage du Pegasus - deuxième saison -, prétextes à des scènes d'une violence étonnante pour de la télé à grande écoute). En plus, je ne fais qu'entendre que la série s'améliore au fil des saisons. Si c'est bien le cas, Battlestar Galactica pourrait à mon sens faire partie des toutes meilleures séries actuelles.

Et les mimiques de Gaius Baltar sont à pisser de rire.

(Image Copyright NBC)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 10:39
undefined Ah, j'ai commencé à regarder la saison 1 de Battlestar Galactica en HD-DVD. Le pilote (enfin, la première partie de la mini-série prologue) m'a tellement plu que j'ai attendu tite chérie (dont je vous ai dit qu'elle essayait de réduire un peu sur les séries) pour lui montrer. Elle a accroché, on est à peu près aux deux-tiers de la saison. Je vous en reparlerai en 2008 quand on aura fini.

Sinon, le trailer de la saison 4 de Lost est dispo (ici par exemple) et il est diablement efficace et enthousiasmant. Le cliffhanger de fin de saison 3 était à mon sens l'un des plus réussis de l'histoire des cliffhangers... enfin, si on aime ce genre de chose, bien sûr, pour pas mal de gens, c'est juste cruel et méchant de finir comme ça avant un break de quasiment un an.

Bon, évidemment, la saison 4 s'annonce sous des auspices un peu ombragés. Seuls huit épisodes ont été tournés avant le début de la grève des auteurs, soit la moitié de la saison (oui, parce que les trois dernières saisons feront seize épisodes, les détails là-dessus ici). Les auteurs / producteurs avaient demandé à la chaîne d'attendre la fin de la grève pour commencer à diffuser, histoire d'éviter une interruption, ils n'ont pas été suivis.

Il faut dire, pour ceux qui ne suivent pas du tout cette affaire, que c'est très très tendu aux Etats-Unis entre le syndicat des producteurs et celui des auteurs. Les négociations n'avancent pas du tout, plus personne ne se parle, et faut savoir que les américains ne font pas la grève souvent, mais quand ils la font, ils ne font pas semblant : celle-ci pourrait très bien durer jusqu'au milieu de l'année 2008, moment auquel la grève des comédiens pourra prendre le relais. Ca vaut le coup d'analyser tout ça et de faire un peu un comparatif avec la situation des auteurs en France.

D'abord, indiquons que les artistes de l'entertainement américains sont immensément plus syndiqués que les intermittents français. On avait discuté de ça avec un comédien US quand on était allé à New York avec tite chérie, et les conventions collectives de là-bas entraînent des différences assez surprenantes, des trucs qui pour nous seraient jugés totalement déraisonnables et inapplicables. Un exemple au hasard : les "previews" de Broadway, terme désignant en gros les deux-trois premières semaines de représentations d'un spectacle. J'ai demandé au gars pourquoi ça s'appelait comme ça et quelle était la différence avec les soirées "normales"... Le fait est que les "previews" sont les représentations à l'issue desquelles le metteur en scène peut donner son avis, programmer des raccords (des séances de répétition supplémentaires, quoi), etc. A l'issue de ces previews... le metteur en scène n'a tout simplement plus droit à la parole, et de nouveaux raccords sont exclus. Ce qui implique qu'en cas de remplacement, par exemple, l'acteur remplaçant ne répète qu'avec des doublures.  Le type nous avait cité l'exemple d'une copine à lui qui avait remplacé Holly Hunter : non seulement elle remplaçait le premier rôle (alors que les gens étaient à priori venus voir Holly Hunter), mais en plus elle n'avait jamais répété avec ses partenaires. Curieux.

Enfin bref, s'ils sont plus syndiqués, c'est aussi qu'ils ont un statut moins protégé, en particulier pour les auteurs. Il n'y a pas d'Assedic aux Etats-Unis (ça, c'est pour les comédiens), et pour les auteurs... ben, il n'y a qu'à voir l'exemple des comics, où les créateurs des plus grandes icônes ne touchent pas forcément un kopeck lorsque leurs créations sont réutilisées, ou l'exemple de la musique, où Michael Jackson peut racheter les droits des Beatles, et toucher les droits d'auteur à leur place (oui, c'est des anglais, mais le fonctionnement est à peu près le même).

En France, ça c'est impossible. On peut "céder ses droits", c'est-à-dire autoriser quelqu'un à utiliser son oeuvre, mais les droits d'auteurs sont absolument incessibles. Droits d'auteur qui, pour une pièce de théâtre par exemple, s'élèvent quand même à 10% de la recette à peu près. Quoi qu'il arrive, ces 10% iront toujours dans la poche de l'auteur (avec la SACD qui se sert un peu au passage, bien sûr). Les auteurs français sont protégés comme nulle part ailleurs.

Les auteurs américains... ben là, s'ils font grève, c'est pour essayer d'avoir une part du gâteau sur les nouveaux modes de diffusion. La nouvelle mode est le webisode, par exemple, des mini-épisodes de séries à télécharger sur son portable, sur lesquels les auteurs ne touchent pas un centime. Certains auteurs, qui sont aussi producteurs, se retrouvent dans une situation délicate, mais ont jusqu'ici systématiquement rejoint les piquets de grève. Même si, récemment, des fissures commencent à apparaître du côté des émissions type David Letterman Show, où la décision a été prise de rattaquer sans auteurs (le présentateur Conan O'Brien précisant même que ça avait de bonnes chances d'être très mauvais).

La grève a d'ores et déjà de gros impacts : certaines séries se sont arrêtées en plein milieu et se sont même adaptées pour proposer une mini-saison cette année (comme Heroes, il me semble). Du côté du cinéma, on commence à faire les fonds de tiroir en cherchant des films déjà écrits à tourner (et là aussi, à tourner AVANT la grève des acteurs, prévue je crois en juin). Ca pourrait même de permettre à des réalisateurs tricards à Hollywood de revenir derrière une caméra.

Evidemment, la grève est médiatiquement très costaude, puisque vous pouvez trouver tous les acteurs de vos séries préférées, solidaires, aux piquets de grève. Certains jours de grève sont même articulés autour de l'équipe d'une série en particulier. Pour autant, la lutte semble partie pour être longue et dure, comme je le disais au début. Et puis le petit inconvénient, culturellement parlant, c'est qu'en attendant, les chaines mettent le paquet sur les émissions de télé-réalité, et Dieu sait que ce serait contrariant si elles devenaient la seule forme de divertissement disponible... surtout que les téléspectateurs pourraient bien l'accepter. 

L'anecdote amusante, c'est que les auteurs de comics ne sont pas syndiqués, les auteurs de séries peuvent donc tout à fait se mettre aux comics en attendant la fin de la grève (oui, ce sera peut-être l'occase d'avoir la fin de Ultimate Wolverine vs Hulk). Voir à ce sujet l'excellente interview de Brian K. Vaughan (auteur d'Y : Le Dernier Homme et récemment intégré au pool d'auteurs de Lost). En anglais, bien sûr.

(Image Copyright ABC)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 18:29
A y est. On a fini de déguster avec tite chérie la saison 1 de Heroes, commandée en import HD-DVD. Il me reste à voir la fameuse version "initiale" du pilote, et les bonus, mais on a fait le tour de la série.

Alors, donc, qu'est-ce que j'en pense ? Pour faire court, je suis globalement content. Je ne suis pas forcément entièrement convaincu, ce qui est couru quand on s'est fait vendre le truc pendant un an comme le truc génialissime qui tue sa race, mais j'ai trouvé suffisamment à aimer pour attendre avec enthousiasme la saison 2. Je ne me sentirai cependant pas le besoin de me jeter dessus au fur et à mesure que les épisodes seront diffusés aux Etats-Unis, comme ça peut être le cas pour Lost. J'attendrai tranquillement le coffret de la saison 2. En tout cas, tite chérie a accroché, ce qui est un bel exploit vu comme elle en a globalement un peu marre des séries.

Ce qui fonctionne pour moi : D'abord, la réalisation. On n'a vraiment que très rarement l'impression d'être en face d'une série télé, à part  à quelques occasions où l'absence de plans larges et de figurants met la puce à l'oreille. Le transfert Haute Définition ne fait que renforcer cette impression, sans doute : la série a visiblement été tournée en HD et ça se voit. De ce côté, la comparaison un peu inévitable avec 4400 est assez violente.
Les vilains (on parlera de vilains plutôt que de méchants, vu l'univers dans lequel on évolue) sont pour la plupart excellemment réussis. Sylar est plus intéressant que la majorité des "héros", et surtout le faux-vrai-faux méchant Noah Bennett est vraiment scénaristiquement bien maîtrisé. Ses motivations se tiennent, on passe vraiment un bout de la saison à vouloir le flinguer et l'autre à l'apprécier. Il m'a fait penser à un mix entre les Arvin Sloane et Jack Bristow de la série Alias.
La construction de la saison est très réussie. L'épisode flash-back situé après toute l'histoire de la majorette arrive pile au bon moment et a le mérite de nous présenter Sylar (il est dans la version longue du pilote, parait-il, joué par un autre acteur), l'épisode dans le futur est lui aussi assez enthousiasmant d'un point de vue "geek" (on voit la naissance des super-héros puis le Days of Future Past où ils maîtrisent tous à mort leurs pouvoirs), et d'une manière générale, les "hommages" à la mythologie super-héroïque sont bien amenées et ne font jamais trop pompage éhonté. J'avais beaucoup lu que la fin de saison avait été jugée décevante. Je n'ai pas trouvé que c'était le cas. J'ai trouvé assez cohérent, logique et inévitable que (attention, spoiler) le "changement" par rapport au futur prophétisé vienne des personnages de Hiro et Nathan. J'ai simplement trouvé que cet épisode manquait d'un peu de temps pour faire monter la sauce et que les choses se précipitent un peu du coup. Un épisode double n'aurait sans doute pas été superflu pour mettre en avant qu'il s'agit de l'épisode de la rédemption de Nathan. Fin du spoiler. (En même temps, tout ceux que ça intéresse l'ont vu, maintenant, non ?) Le petit teaser de la saison 2, par contre ne m'a pas particulièrement enthousiasmé.

Pour ce qui est des points négatifs, le scénario est parfois un peu plombé par les états d'âme des personnages, souvent forcés et artificiels, et par la difficulté des gens parfois à additionner deux et deux. Le complexe d'infériorité de Peter est un peu gonflant, un peu pareil pour Hiro qui se laisse parfois plomber pour pas grand-chose... Surtout, deux personnages nous sont rapidement sortis par les trous de nez, à tite chérie et moi, à savoir Parkman le télépathe mou et le désespérant Mohinder dont j'ai attendu impatiemment que quelqu'un le jette par une fenêtre pendant toute la saison. Ce type est absolument inutile et inefficace sur toute la série, à part à quelques brefs moments.
Les rebondissements sont inégalement amenés. Attention, re-spoilers : Autant j'ai été bluffé par le premier voyage dans le futur de Hiro (deuxième épisode), par le fait que Nathan soit le père de Claire, par la spectaculaire survie de Sylar dans le futur qui lui permet de faire la nique à absolument tout le monde, par le "rêve" de Peter dans le dernier épisode, par le parcours de Mr Bennett, la "fausse trahison" de l'haïtien et par tout de même pas mal d'autres choses, autant j'ai compris au troisième épisode quel était le "principe" de Sylar, j'ai deviné la fin de la saison (Nathan qui s'envole avec Peter) la première fois que Peter fait son rêve où il explose, et j'ai attendu le moment où les deux personnalités de Nikki s'uniraient pour sauver son fils la première fois qu'elle s'est vue dans le miroir. Dans le même ordre d'idée, j'ai trouvé assez artificiel et minable que Sylar s'enfuie dans les égoûts à la fin de la saison. C'était un bon vilain, mais on pouvait passer à autre chose aussi, surtout que les scénaristes ont déjà préparé le terrain pour ça (assez lourdement, même) dans le dernier épisode. Fin des re-spoilers.
Et puis forcément, il y a toujours le problème des voyages dans le temps qui foutent le dawa dans ton scénario, et là aussi les scénaristes ont été un peu feignants. Je parle bien sûr de l'épisode dans le futur, qui est bien mené mais qui n'a aucun sens (dernier spoiler, après j'arrête) : Si le Hiro du futur vient de la ligne temporelle où Claire a été sauvée par Peter, pourquoi revient-il dans le passé prévenir celui-ci qu'il faut la sauver sous prétexte que ça empêchera Sylar de se régénérer ? Il est clairement dit pourtant que le futur de ce Hiro-là est toujours le même...  Et si Peter a sauvé la majorette et donc absorbé ses pouvoirs, pourquoi a-t-il une méga-cicatrice en travers de la gueule (qui va bien avec sa lèvre tordue, cela dit) ? Fin du dernier spoiler après j'arrête.

Voilà, en fait, le défaut que j'ai trouvé à la série, c'est que l'écriture est souvent inégale, parfois fainéante, et que certains "story-arcs" de personnages ne servent qu'à les mettre de côté le temps de quelques épisodes. J'apprécie beaucoup plus la frustration de Lost, où les auteurs prennent un malin plaisir à avancer à pas de fourmi, mais où je sens qu'ils s'amusent beaucoup à nous faire tourner en bourrique. Plus ludique, plus fun, pour moi en tout cas. C'est le côté soap, en fait, de Heroes, sur lequel j'accroche moins.

Mais ça reste une des séries les mieux foutues du moment, je suis quand même bien content, et je serai là pour la saison 2 !

(Image Copyright Universal)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 13:06
friends.jpg Ma prochaine pièce, si tout se passe bien (oui, parce que d'ici à ce que j'ai le temps de l'écrire, j'ai bien le temps de changer quinze fois d'avis), devrait parler de séries télé. La montée en puissance, en qualité et en sophistication des séries TV depuis quelques années est un phénomène relativement indéniable et à côté duquel on peut difficilement passer. Perso, je situe les prémisses de ce mouvement à Friends, ce qui remonte tout de même déjà à un paquet de temps. Il se trouve qu'avec tite chérie (ça faisait longtemps que je vous avais pas parlé de tite chérie, hein ?) on a fini il y a peu de se revoir l'intégralité des dix saisons de la série. Elle n'avait vu que quelques épisodes, ça m'intéressait de tout revoir et de voir l'évolution. Des personnages, des acteurs, de l'écriture surtout. On s'est vu tout ça sur une période de... allez, cinq-six mois, disons.

Je comprends évidemment qu'on puisse ne pas aimer Friends. C'est très propre, c'est très, comment dire, blanc... C'est plein de bons sentiments et il ne faut surtout pas tomber sur la VF au risque de faire une rupture d'anévrisme. Mais le côté eau-de-rose des premiers épisodes est vite mis en veilleuse pour laisser la place au talent comique réel des comédiens, et au talent de scénariste réel des responsables de la série. Comme pour toute série, Friends a parfois des coups de mou, mais l'ensemble démontre d'un sens de la situation et de la réplique qui ne peut que faire rêver un auteur de comédies tel que moi. C'est une des premières séries que j'ai suivies assidûment, à l'époque j'étais plus de l'école Friends que Seinfeld, d'ailleurs. (Les deux me faisaient rire, hein, mais Seinfeld lui-même m'a toujours un peu agacé).

Ce que je continue de trouver ahurissant, c'est que, quoi, presque quinze ans après, on a toujours pas été foutus en France de faire quoi que ce soit qui arrive à la cheville de cette série, dans le créneau série comique. Il se trouve qu'à l'époque des premières saisons, je faisais mes premiers pas en tant qu'auteur et je me suis retrouvé sur des plans de scénariste de série... où tout le monde, évidemment, ne jurait que par Friends. Mais quand je discutais avec les producteurs, les raisons du succès de la série n'étaient jamais : C'est bien joué, c'est bien écrit, les personnages sont attachants... Mais : "C'est génial, Friends, dans la saison 1, on a à chaque fois deux intrigues qui se recoupent à la fin, et il paraît que dans la saison 2 ils font pareil avec trois intrigues !" Un peu réducteur, non ?
Résultat, les premières tentatives de scénar "à la" Friends que j'ai proposées m'ont été renvoyées, parce que je faisais faire aux personnages des choses qui n'étaient pas très "matures". "Nos héros doivent tous avoir un QI de 200", m'a-t-on dit à l'époque, texto. Alors qu'on sait bien que l'un des attraits de Friends est la capacité de ces héros à être vraiment très, très cons. Un peu comme nous, quoi. J'ai pas duré longtemps, dans ce milieu. Le milieu de la télé et moi, c'est pas une grande histoire d'amour, d'ailleurs, mais bon, c'est une autre histoire.

En France, quand on s'inspire d'un truc, on a apparemment beaucoup de mal à le digérer, à l'analyser d'abord. Quand Canal +, il y a quelques années, a lancé quelques séries comiques, dont H, ils ont eu l'idée intéressante de reprendre le principe de tournage en public, la chose qui rend les rires dans Friends supportables. Quand je parle de méthode mal digérée, c'est qu'alors que le public de la série américaine est, évidemment, changé entre chaque prise des différentes scènes, pour les séries Canal, le MÊME public arrivait à 10h du matin, se tapait plusieurs fois chaque épisode pour repartir parfois à 23h le soir. Il paraît pourtant évident que la scène la plus drôle du monde, à la cinquième vision, donnera des rires moins spontanés qu'à la première. Du coup, H est la seule série qui a accroché, parce qu'au moins Jamel, Eric et Ramzy faisaient leur numéro et distrayaient leurs fans. Mais bon, j'arrête de m'exciter contre mes contemporains.

Non, Friends n'a pas la sophistication d'un Lost ou la profondeur d'un Six Feet Under (profondeur - Six Feet Under - ah ah), mais elle est arrivée avant, et la rigueur et l'efficacité de son écriture, et du jeu des comédiens, en fait encore une série à voir et à revoir, avec quelques morceaux de bravoure assez immortels. La qualité de cette série, j'en suis sûr, a monté la barre pour tout ce qui a suivi.

Ah, j'ai reçu le coffret HD-DVD de Heroes, et on a commencé à se regarder ça. Mes impressions d'ici pas trop longtemps, je sens qu'on va se le bouffer vite fait.

(Image Copyright Warner)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /Mai /2007 00:40

La saison 3 de Lost tue vraiment sa mère. Bon, je l'ai déjà dit plusieurs fois, mais chaque nouvel épisode m'emballe de plus en plus. Même les quelques épisodes apparemment dispensables au premier abord (sans spoiler : celui de Hurley, par exemple) ont des échos tout à fait intéressants dans les épisodes qui suivent...

Mais bon, je voulais surtout revenir sur la série parce qu'on a eu récemment des nouvelles sur ce que serait son avenir. Bon, j'imagine qu'il y en a pas mal qui sont déjà au courant, mais peut-être que tout le monde lit pas Ain't It Cool News...

Le problème pour une série comme Lost - le problème qui a fini par chasser pas mal de spectateurs, d'ailleurs, tite chérie en tête - c'est qu'elle ne peut conserver son intérêt que si on est sûr que les réponses qu'on attend viendront un jour. Pour être clair, si on est sûr qu'on n'est pas en train de regarder le nouvel X-Files. C'est apparemment exactement, quasi mot pour mot, ce que pense Damon Lindelof, le co-créateur de la série, qui martèle depuis bien longtemps qu'il sait quelle est la dernière scène du dernier épisode, et que si la chaine (ABC) veut pousser au-delà, ce sera sans lui. Le souci, c'est que jusque là, il y avait pas grand monde pour le croire.

Du coup, lui et Carlton Cuse ont profité de la fin de saison qui se profile pour renégocier agressivement leur contrat : Pas question qu'ils rempilent s'ils n'obtiennent pas de la chaîne que la série s'arrête à la fin de la saison 5... la durée qu'ils ont toujours avancé, quoi. Un bel exemple d'éthique artistique, je touve.
ABC avait des raisons d'hésiter : Certes, la série a perdu un peu de spectateurs, mais la saison 3 a bonne presse et elle fait quand même toujours une des meilleures audiences, devant par exemple Heroes, le hit du moment.
(Non, toujours pas vu, j'attends le HD-DVD, fichez-moi la paix.)
Mais l'argument massue qui était de dire qu'il fallait indiquer aux spectateurs où se situait l'horizon de la série pour que l'intérêt subsiste a apparemment fini par porter, puisque la chaîne a proposé un compromis au duo Cuse / Lindelof : D'accord pour la fin programmée... mais dans trois saisons, qui seront plus courtes et diffusées d'un bloc, sans redif, comme la deuxième partie de la saison 3 cette année. L'intérêt pour eux est évident : Ils gardent cet atout maître dans leur programmation encore trois ans au lieu de deux. Pour les créateurs / producteurs / scénaristes, c'est un bon deal aussi, vu que ça revient à peu près au même. Trois saisons de 16 épisodes chacune au lieu de deux de 24, ça fait de toute façon 48 épisodes pour boucler la série.

Perso, je trouve tout ça très positif : Des saisons plus courtes, ça voudra sans doute dire des saisons plus denses, et surtout cette quantité annoncée de 48 épisodes va permettre à toute l'équipe de structurer exactement, à l'avance et précisément, la fin de la série. C'est assez rare pour être noté, vu que la plupart du temps les scénaristes doivent se démener pour boucler une série en une demi-saison, lorsqu'ils apprennent que le couperet tombe. Ca donne des trucs comme Alias, où la quatrième saison semblait visiblement calibrée pour être la dernière et où l'annonce d'une cinquième année a un peu tout foutu par terre.

Voilà donc une nouvelle qui devrait réjouir tous les fans de Lost... et peut-être ramener d'anciens spectateurs devant leurs écrans ? (Non, pas toi, tite chérie, je sais bien que t'es trop fière... gna gna gna ! Mais je t'aime et tu me manques... Pardon pour la parenthèse, les autres, ça m'a échappé.)

(Image Copyright ABC)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 15:05

Beaucoup de gens ont l'air de vouloir avoir des nouvelles de Meggan (ma chatte). C'est trop mignon de votre part. Ben, elle est complètement rétablie, vraiment comme si rien ne s'était passé, sinon qu'elle est un peu plus vigilante quand elle surveille son "territoire".
Le truc rigolo, c'est qu'hier soir, je bossais sur ma trad de FF : The End, Meggan sur les genoux, et que tout à coup, on a entendu un gros miaulement dans la cour de l'autre côté de la maison, typique de la baston de chat. Meggan et moi, on s'est regardés (si si vraiment), et puis je suis descendu voir, Meggan me suivant un peu en retrait.
Il s'avère que le même chat qui a mis une rouste à Meggan s'en est pris au chat de la voisine. Je suis allé l'aider à le sortir de sous la voiture où il s'était réfugié... Il semblait un peu trauma, vraiment tout comme Meggan. C'est rigolo, parce que du coup j'étais devenu l'expert. Ce qui est marrant aussi, c'est qu'on s'est fait la réflexion qu'on avait un voisinage vraiment sans problème, mais que c'était nos chats qui se faisaient emmerder. Eh ouais, on a une racaille de félin dans le quartier.

J'ai du mal à comprendre comment quiconque a pu aimer la première saison de Lost peut rester de marbre devant le feu d'artifice qu'est la troisième saison. Parce que quand même, la première saison avait beau avoir pour elle l'attrait de la nouveauté, on y passait quand même vingt-cinq épisodes à ouvrir une trappe. Sérieusement, les derniers épisodes en date (depuis, sans trop révéler de choses, le déjà mythique épisode de Desmond... 3x08 ?) enchaînent les grands moments de suspense, de révélation et d'humour. Mais ce qui est encore plus génial, c'est que l'épisode qui me pousse à écrire une nouvelle tartine sur la série (après celle-ci et celle-ci) est un épisode qui ne fait pas avancer d'un iota l'histoire principale de l'île, des personnages principaux, des "Autres", ni rien.

La semaine précédente (3x13) nous a lâchés sur un rebondissement de malade, qui encore une fois nous indique que les fameux et tant décriés "flashbacks" ont bien une raison d'être, pour ceux qui en doutaient (et si l'épisode de Claire qui a précédé et celui de Desmond ne les avaient pas convaincus). Voilà que les scénaristes se permettent de lâcher complètement cette intrigue pour s'intéresser au sort de deux figurants, dans un épisode tout à fait jouissif où ce sont les personnages principaux qui sont placés en arrière-plan.

Oui, parce que la plupart d'entre vous qui ne connaissent encore rien de la Saison 3 se demandent sans doute depuis tout à l'heure qui est la jeune fille qui montre des bouts de nichon et qu'est-ce que ça a voir avec ma chatte. En l'occurrence, rien, mais la jeune fille se nomme Kiele Sanchez et elle fait partie d'un duo de nouveaux personnages qui agace tout le monde depuis le début de la saison, à se prendre pour des personnages centraux de la série. Certaines de leurs interventions laissaient vraiment songeur (mais des songes du genre "qu'est-ce qu'ils nous font, là ?"), et cet épisode boucle leur histoire "parallèle" de façon perverse et, je trouve, assez hilarante.

Et c'est aussi ça qui me plaît beaucoup sur Lost : Je n'ai jamais l'impression que les auteurs se prennent trop au sérieux. Ils font leur truc, malgré l'enorme pression des fans, ils vont à leur rythme, ils jouent avec nos nerfs... Et quand je les visualise, je les imagine avec un grand sourire facétieux. Je reste donc très, très fan.

Et puis en plus, Brian K. Vaughan (Y : Le Dernier Homme) rejoint le pool d'auteurs, alors...

(Image copyright Stuff Magazine)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Dans vos salles :

- CYRANO M'ETAIT CONTE : de Sotha au Café de la Gare, tous les mardis à 20h30 ! Dernière le 22 mai ! À Avignon en juillet !
- AU CASTOR LABORIEUX : d'après Eugène Labiche, à Avignon en juillet !
- APHONE : de Jérémy Manesse au Café de la Gare, à partir d'octobre 2012 !

Comics à venir :

 

Mes prochaines traductions comics :

FEAR ITSELF HS 2 (juin)
FEAR ITSELF : THE FEARLESS (à partir de juin)
POWERS 8 (juin)
NOU3 - URBAN (juin)
THOR (à partir de juillet)
DEADPOOL (à partir de juillet)
DEADPOOL MAX 2 (juillet)
LA TOUR SOMBRE 13 (juillet)
100 BULLETS 3, 4 et 16 - URBAN (juillet)
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AVENGERS : X-SANCTION (août et septembre)
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