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ON EN EST LÀ :

Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

Bien.

5 000 et quelques vues, 22 partages Twitter et 1 600 (!) partages Facebook (ce qui doit, j'imagine, englober les simples "like", mais bon, c'est déjà énorme)... tout ça en une semaine, je suis assez heureux de constater que ma lettre ouverte de la semaine dernière n'a pas laissé indifférent. J'étais persuadé que le souci était réellement présent dans l'esprit des acteurs de la profession, même si l'individualisme assez courant chez nous empêchait que ces interrogations prennent corps... Mais je ne pensais pas que le "buzz" serait tel. Comédiens, metteurs en scène, producteurs, directeurs de salle et même simples spectateurs (ce qui fait particulièrement plaisir), tout le monde a largement relayé cette espèce d'appel au secours.

Bon, je ne suis pas naïf, ça ne veut pas dire que les comportements vont changer du jour au lendemain. Mais ce serait dommage parce que c'est un problème qu'il est très simple de régler, il suffit de dire "on arrête". Et l'activité autour de cette lettre ouverte, qui pourtant n'égrène finalement que des évidences, semble montrer que dans notre globalité, on est prêts à faire bouger les choses. On verra.

Le souci le plus immédiat pour moi (et excusez-moi si ça n'est pas à la hauteur des enjeux), c'est... que choisir comme thème pour mon nouvel article ? Les habitués de ce blog savent que je vogue allègrement de la news théâtrale à la news comics en passant par l'actu ciné, high-tech ou politique, mais je ne sais pas, je ne me voyais pas enchaîner l'article le plus lu de l'histoire de ce blog avec une bafouille sur le nouvel iPhone, que je n'ai même pas.

Pareil, j'aurais pu partir sur le top des ventes librairie, qui consacre le doublé Zemmour / Trierweiller et me donne clairement envie de me jeter par la fenêtre, mais on parle déjà suffisamment de ces deux parasites partout, ça ne m'intéresse finalement pas tant que ça d'ajouter de l'eau à ce moulin.

Et puis il y a mon nouveau hobby de m'impliquer dans la vie de mon quartier, qui me confronte à des cabrioles politiques assez distrayantes, à des points de vue de riverains d'un autre âge (oui, en 2014, on peut habiter au centre d'une grande capitale et décréter qu'une rue piétonne, c'est l'enfer sur Terre), et ça aurait pu être intéressant d'enchaîner là-dessus... mais non, j'ai encore de jolies échéances devant moi sur ce sujet-là, et j'y reviendrai plus longuement plus tard, quand j'aurai vu si s'impliquer permet de faire évoluer les choses.

Du coup, j'ai décidé de revenir sur mes projets immédiats et plus lointains, parce que voilà, ça fait deux ans que je l'ai pas fait et ça me paraît une transition assez sobre avec ce qui me passionnera la semaine prochaine, quoi que ce soit. Avec juste ce qu'il faut d'autopromotion pour surfer sur la fréquentation accrue de ce site sans que ça paraisse trop putassier (j'ai dit ça à haute voix ?). Oui, parce que merde, si j'arrive à faire buzzer mon prochain spectacle ne serait-ce qu'à moitié aussi bien que mon discours anti-invitations, j'ai pas de souci à me faire pour le lancement.

Or donc. Du côté comics, j'arrive au bout de mon marathon annuel angoumoisin, qui consiste à traduire deux mois de BDs en un seul mois pour que les visiteurs du stand Panini, au Festival d'Angoulême, puissent se délecter fin janvier de quasiment toutes les revues de février en avant-première. Comme je traduis les mags AVENGERS, UNCANNY AVENGERS, X-MEN, DEADPOOL, ORIGINAL SIN et tous les EXTRA et HORS-SÉRIE associés, ça fait quand même un beau petit paquet de pages, et je suis content d'en voir le bout. Même si on vient de me faire une bonne blague en changeant le sommaire d'une revue à la vingt-cinquième heure, hi hi, que c'est drôle.

Après quoi, ce sera le moment de quelques courtoises infidélités à Panini, puisque je bouclerai la traduction du prochain volume de SAGA, publié chez Urban Comics (ainsi que de quelques bonus pour leur nouvelle édition de PREACHER). Après, on pourrait logiquement penser que j'aurai un mois pour souffler, mais non. Attendant l'arrivée de mon deuxième fils pour la mi-décembre, j'ai la ferme intention de préserver cette avance pour pouvoir en profiter une fois le bébé arrivé, et avoir l'occasion, peut-être, de fermer les yeux une fois de temps en temps. (Je ne dis pas dormir, je reste réaliste.)

Et avant ça, fin novembre, je participerai à la Paris Comics Expo, où j'animerai avec le camarade Aurélien Vives (qui s'appelle en fait Aurélien Vivès, mais il a choisi de continuer à vivre dans le mensonge... espérons que ça ne le rattrapera pas quand il sera ministre du budget) une conférence sur le planning Panini de début 2015. Je crois que ça se passera le samedi. Je suis gentil avec eux, je reste suffisamment imprécis pour vous pousser à suivre le lien ci-dessus, sur lequel j'ai la flemme de cliquer moi-même.

Côté théâtre, je joue actuellement, en alternance, dans la dernière pièce de ma mère Sotha, une adaptation de la toute première pièce de Fernando Arrabal, Pique-Nique en Campagne, écrite en 1952. On a joué la première jeudi dernier au Café de la Gare, en présence de l'auguste Arrabal, et c'était vraiment un joli moment. Mais en fait, ça n'était pas vraiment notre première, puisque la pièce se joue dans deux théâtres, le Café de la Gare et le Théâtre du Nord-Ouest, à quinze horaires différents. Oui, on a cherché la simplicité, niveau communication (et gestion des costumes).

Alors Pique-Nique en Campagne, ça parle de la guerre sur un ton absurde et enlevé, la gravité y est toujours ludique, et en plus ça dure à peine une heure donc il ne faut pas avoir peur de s'ennuyer. Le visuel est celui qui accompagne cet article, vous y trouverez la distribution complète, mais encore une fois c'est une double distribution, difficile de vous dire avec certitude qui vous verrez sur scène.

Mais en ce qui me concerne (et sauf changement de dernière minute, genre à cause d'un bébé qui arriverait vraiment très très en avance), je suis prévu pour jouer : Mercredi 22/10 à 21h (au Théâtre du Nord-Ouest) ; Jeudi 23/10 à 19h (au Café de la Gare) ; Vendredi 24/10 à 19h (TNO) ; Samedi 25/10 à 17h (TNO) ; Mercredi 29/10 à 19h (CDLG). Ça continue à se jouer en novembre, je posterai sans doute mes dates avec le prochain article. Pour plus d'infos et acheter des places, vous pouvez aller sur le site du Café de la Gare, ou sur la page Billetreduc des représentations du TNO.

Et puis après le tunnel de deux-trois mois qui suivra la naissance du petit frère du petit Merlin (qui a déjà quatre ans, eh oui), je m'attellerai au montage de ma prochaine pièce, qui démarrera si tout se passe bien en septembre ou octobre 2015 au Café de la Gare. Il y aura donc largement le temps d'en reparler, d'ailleurs comme à mon habitude je ferai ce qu'il faut pour faire monter la sauce avant que ça commence. Mais pour l'instant, je peux seulement dire que la pièce est écrite, que la distribution est au complet et que nous nous voyons pour la première fois avec toute l'équipe début novembre.

Pour ce qui est d'une annonce plus officiellement officielle... ce sera probablement pour début janvier. Pour des raisons qui seront très évidentes quand on en sera là.

Donc oui, c'est pas encore cette année que je vais m'ennuyer, a priori.

Feuille de route

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