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Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

duel.jpgOui, je vous ai un peu laissés tomber cette semaine... Beaucoup de choses à faire, peu de temps libre, et l'envie de le passer avec ma tite chérie plutôt que sur Internet... comme d'hab, quoi. Voici donc un bref résumé de ce que vous avez raté, euh, dans ma vie.

- D'abord, un petit point sur l'affaire Sarkozy / Tapie : Il paraît que le petit Jean-Jean s'est désisté de l'affaire, il ne jouera donc pas dans Oscar au Théâtre du Gymnase, ce qui je pense vaut mieux pour lui, et pour le monde en général. Amusant aussi, l'interview d'Hersen (le producteur de la sombre affaire, déjà responsable de la pathétique pièce de Baffie, Sexe, Magouilles et Culture Générale) où il déclare sans honte qu'il n'y avait aucun calcul médiatique dans l'affiche Sarkozy / Tapie, qu'il avait repéré Jean-Jean à un cours de théâtre sans savoir qui c'était, ce genre de conneries... Mwahaha.

- Jeudi 25 octobre, nous sommes allés voir Duel à la Cigale (je préfère leur nouvelle affiche mais j'ai pas réussi à la trouver sur Internet). J'avais causé de notre intention de les choper au vol... pfiou, il y a un bout de temps de ça. Très très très content : le spectacle sort grand vainqueur de la comparaison avec le Quatuor. Plus cinglé, plus inventif, moins plan-plan... Du point de vue culturel, aussi, le spectacle a l'immense avantage de ne pas reposer que sur des "tubes" du classique, mais aussi sur des morceaux moins connus, voire des créations, et la démarche mérite d'être applaudie. Et d'une manière générale, le mélange des genres est immensément moins convenu, moins "bourgeois". Quand le Quatuor se mettait à faire du rap pendant vingt secondes, c'était une parodie un peu ridicule et condescendante. Quand Cirade et Staïcu, en rappel, attaquent à deux sur un violoncelle (qui leur sert à la fois d'instrument et de boite à rythme) une version rap / classique de Walk on the Wild Side de Lou Reed... ben, on veut acheter le disque. Et d'ailleurs, pour ceux qui ont raté ça, le DVD du spectacle vient de sortir. Je ne sais pas ce que vaut la captation, mais le spectacle vaut le coup très certainement, car les morceaux de bravoure sont nombreux et on rigole bien.

- Vendredi 26, resto au Ciao, près du Café de la Gare, avec tite chérie. En attendant notre manger, on a l'oreille attirée par la musique d'ambiance un peu rock qu'a mis le patron, au point qu'on lui demande ce que c'est. Tout flatté, il nous dit qu'il s'agit d'un groupe formé par son fils et la copine de son fils, qui s'appelle The DO. Le buzz autour d'eux a été suffisant pour qu'ils sortent leur premier album en janvier qui vient. Après cette première écoute distraite, personnellement, j'irai écouter ça de plus près. Sinon, en ce moment avec tite chérie, on écoute l'album de Micky Green en boucle. Et elle, elle a flashé sur Kate Nash aussi (moi, il y a surtout une chanson que j'aime bien, pour l'instant). C'était le paragraphe "voix de fille sympas".

- Samedi 27 : Jackie Berroyer nous a fait l'amitié de venir voir Harem Underground une semaine plus tôt. Nous lui avons donc rendu la pareille, avec grand plaisir, en allant voir son presque one-man-show (il a un musicien avec lui sur scène) Ma Vie de Jeune Fille, au Théâtre du Rond-Point. Super spectacle, un genre de bordel autobiographique, d'une confusion extrêmement bien rythmée qui ne laisse jamais de doute sur le sérieux de l'ensemble. Et dans le même temps, on saute du coq à l'âne avec bonheur, on tombe sur un passage sympathiquement engagé au détour d'une histoire de cul... Et Berroyer est particulièrement drôle en chanteur débutant qui s'assume. ("Il y a des types qui chantent bien mais qu'ont rien à dire... moi, au moins, j'ai rien à dire mais je chante mal, il y a une cohérence"). Dîner très sympathique après tout ça au resto très prout-prout du Rond-Point (clientèle très bourge dans ce théâtre, je suis pas sûr que c'était le meilleur endroit pour ce spectacle). Il a fini, au fait (oui, désolé, je vous vends que des spectacles qui se jouent plus), mais il cherche une salle pour la suite. À guetter, donc.

- Dimanche 28, évidemment : première représentation de Cendrillon et le Chien. Jusque là (j'ai joué six fois et je passe maintenant le relais pour deux semaines à mon collègue de double distribution), ça s'est très bien passé et les réactions semblent assez unanimement positives. Je prends mon pied, en tout cas. Bon, on pourrait supporter d'avoir un peu plus de monde, mais comme quasi-tous les spectacles sur Paris, hein.

- Lundi 29 : tout seul dans ma campagne (et là, on parlera de semaine culturelle au sens le plus large du terme), je tombe sur le dernier Star Wars (pas le Retour du Jedi, hein, l'autre, la Revanche des Images de Synthèse). Je reste un peu dessus, par curiosité, parce que j'en n'avais pas gardé un souvenir immense au cinéma, mais je me suis dit, bon, il y avait des trucs bien, quand même. Je crois. Ben non, hein. C'est vraiment de la daube. Joué avec les pieds, écrit avec le nez, réalisé avec le cul (je parle du montage, hein : oui, il y a parfois des zolies zimages, mais quand Spielberg vante les mérites de George Lucas monteur sur le tournage d'Indiana Jones 4 et que je vois ça, je rigole doucement). Hayden machintruc est mauvais comme c'est pas permis, les manipulations de PalePoutine sont pas crédibles deux secondes, les autres font ce qu'ils peuvent avec des dialogues et une mise en espace (Natalie Portman et sa brosse à cheveux) qui ne peuvent pas aider... Le cas d'Ewan McGregor est assez particulier : il traverse toute la première moitié du film avec un sourire benêt et un enthousiasme de drogué. J'ai l'intime conviction que, très conscient du pathétisme de l'ensemble, il a essayé de jouer le plus mal possible pendant une scène pour voir si quelqu'un, par hasard, s'en apercevrait et tenterait de le diriger. Voyant que ça n'était pas le cas, il a fait tout le film comme ça, je pense, pour au moins s'amuser lui et rigoler avec ses copains à qui il montrera le DVD. Doit-on saluer cette démarche ou la trouver plus répréhensible que celle de ceux qui ont fait du mieux qu'ils pouvaient ? Je ne suis pas sûr, je pencherais pour la deuxième solution, parce que merde, il est payé, mais bon. 

- Enfin, bref : du coup, j'ai arrêté avant la fin (j'aurais pas supporté de revoir Dark Vador faire "NOOOOOOON !") et, curieusement, ça m'a donné envie de me revoir le troisième Matrix, vu que j'avais chopé le coffret HD-DVD deux jours plus tôt. J'avais là aussi gardé un souvenir pour le moins mitigé des deux suites (l'espèce de charabia "on est tellement intelligents qu'on comprend même pas ce qu'on dit" de la fin du deuxième m'avait profondément agacé... et m'avait d'ailleurs inspiré un sketch, faudra que je vous le montre un jour), avec une préférence quand même pour le troisième (certains plans fonctionnaient vraiment bien pour moi, comme celui où Trinity découvre le ciel)... et là, je me suis dit "non, c'était quand même pas aussi pourri que Star Wars III... Bon, voyons ça". Effectivement, le film tient bien la route, au moins esthétiquement et par sa réalisation. C'est mieux joué, aussi, même si j'ai encore du mal avec le côté "robots figés" des héros... Les clichés sont plutôt bien gérés et la conclusion assez sombre change un peu. Et puis je kiffe Hugo Weaving.

- Et on finit avec le Blu-Ray de Ne le Dis à Personne, qu'on s'est regardés avec tite chérie jeudi dernier. J'avais entendu le plus grand bien du film, et je dois dire que ça le mérite. Oublions un peu toutes les histoires de fidélité au roman (que j'ai pas lu) : c'est quand même une des premières fois (la première fois ?) que je vois un vrai thriller français à l'américaine où je n'ai pas l'impression à chaque plan qu'on essaie, justement, de le faire à l'américaine. Ici, la réalisation est toujours au service de l'intrigue et des personnages plutôt qu'aux effets types "allez quoi, laissez-moi tourner un remake américain, je suis un gentil français, je fais comme vous, regardez". Tous les clichés sont là, mais tout le monde joue bien (à l'exception, je dirais, de celle qui fait la soeur de Cluzet, qui nous a un peu agacés), tous les personnages ont des petits trucs qui les rendent intéressants, jusqu'au plus insignifiant des seconds rôles, et ça rend tout le monde très attachant, ce qui est bien sûr la clé de ce genre d'exercice. Chapeau bas à Guillaume Canet, qui en outre se file le rôle de l'enculé de service avec une surprenante gourmandise.

(Image Copyright Furax Productions)

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Noelle 08/11/2007 02:24

Coucou,Ravie que le spectacle de Duel t'est plu !!!J'ai acheter le DVD et franchement ça vaut le coup, surtout que le spectacle a été enregistré il y a 2 ans, donc different de celui de la Cigale (un peu moins rythmé, faut croire qu'ils sont comme le bon vin, ils se boniffient avec l'âge!) c'est surtout le bonus qui vaut le coup, avec des extraits de répétions et pleins de petites surprises.A bientôt!!!

Adinaieros 06/11/2007 17:48

Je peux te rouler une pelle Jeremy ?Non ?bon c'est pas grave le coeur y est : aussi bien pour Chose Wars III et le "Noooooooo" impardonnable, pour Matrix et ses suites (le 3 etant sympa pour qqs trucs vraiment cools ccomme le combat DBZ) que pour NLDAP ou j'ai exactement le meme avis sur le coté polar a l'americaine mais vraiment a la francaise, je suis d'accord a 100% !

winter-guard 06/11/2007 12:20

Merci pour l'information, c'est une bonne nouvelle.

Karibou 06/11/2007 12:18

En ce qui concerne "ne le dis à personne" j'ai apprecié mais j'ais trouvé que la scène ou les personnages s'assoient dans un salon pour s'expliquer mutuellement toute l'histoire etait fastidieuse.Peut être qu'il ne pouvait pas faire autrement mais j'ai tendance à penser qu'un réal qui fait ça dans son film n'a pas eu le talent de demeler son scenario avec sa mise en scène...

Olorin 06/11/2007 11:09

Si je me souviens bien, les audiences étaient d'un peu plus de 4 millions, soit environ 25% de part d'audiences. Ils en étaient tellement content qu'ils ont annoncés les chiffres dans le JT de dimanche soir.