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ON EN EST LÀ :

Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

undefinedIl nous a fallu une bonne demi-heure hier avec tite chérie pour nous souvenir de la dernière fois où on était allés au cinéma tous les deux. La campagne et le home-cinéma aidant, on profite plutôt de notre temps à Paris pour faire d'autres choses, comme voir des spectacles (et encore, quand on a le temps).  On s'est finalement aperçus que notre dernière séance avait été 28 Semaines Plus Tard, pour vous dire que ça date pas d'avant-hier.

Hier soir, donc, on est retournés au cinéma et, histoire de ne pas faire les choses à moitié (et surtout parce qu'on avait peur de ne jamais finir notre carte UGC 5 places avant la date de péremption dans deux mois), on y est retournés cet après-midi.

Les deux films que nous sommes allés voir sont No Country for Old Men et Cloverfield. Si il faut vraiment leur trouver un point commun, on dira qu'ils ne respirent pas un optimisme béat. Sinon, ça n'a rien à voir. D'un côté on a un genre de western moderne, très certainement le meilleur film des Frères Coen depuis longtemps (ça m'étonnerait que quelqu'un vienne me dire le contraire) et en tout cas celui qui m'a le plus plu depuis Fargo, qui est mon Coen préféré. Il y a des points communs, d'ailleurs, c'est sans doute pas un hasard.

De l'autre, il y a un genre de Blair Godzilla Project, ou la collision entre deux genres qui n'ont absolument rien à voir et dont le mélange fonctionne plutôt très bien. Je vous avais aussi parlé il y a quelque temps de la campagne de marketing viral forcenée qui avait fait monter chez moi l'envie de voir ce film. D'autant qu'il y a certains des cinglés derrière Lost et Alias à la barre.

Si, remarquez, il y a un autre point commun à ces deux films, c'est que j'irai pas vous en raconter une miette, tant j'ai apprécié d'en savoir le moins possible en les voyant. En plus, en dire un peu en détail ce que j'en pense, c'est forcément raconter des trucs assez importants (ou donner des indices trop voyants), donc je m'abstiendrai. Mais je me suis vraiment bien éclaté sur les deux et je vous les recommande sans problème. No Country... est évidemment un meilleur film au sens large du terme, mais en tant qu'exercice de style et que divertissement, Cloverfield s'en sort haut la main. Aussi, j'ai pas mal ri dans les deux films, mais l'humour est très très noir. Ben si, finalement, il y a plein de points communs entre les deux films.

En tout cas, avec tite chérie, on était quand même contents d'avoir vu Ratatouille, évidemment plus joyeux, en Blu-Ray quelques jours avant. J'ai passé sous silence pas mal de séances vidéo qu'on s'est faites, ou bien parce que je n'ai pas eu le temps, ou bien parce que je n'avais rien de bien passionnant à dire dessus, ou bien parce que ça ne m'avait que modérément plu (oui, vous avez sans doute constaté depuis un an que je préférais parler des trucs que j'aime bien). En gros, il y a eu Die Hard 4, Harry Potter 5, Ocean's 12 et 13. Je sais, ça fait gag, comme phrase, mais bon, j'y peux rien, je suis une victime du "séquellisme" du cinéma américain. Le reste de nos soirées de libre a été passé devant Battlestar Galactica (point rapide sur la situation : un énorme coup de coeur pour l'épisode "Téléchargement" de la saison 2, on est toujours fans, mais on espère qu'ils vont pas nous gonfler trop longtemps avec le stop/start d'Apollo et Starbuck, qui nous saoulent un peu. Oui, sur ce coup-là, on parle d'une même voix avec tite chérie).

Mais je m'égare. Ratatouille, donc, énorme tuerie, avec pourtant beaucoup d'attentes en amont. Je suis fan de Pixar, je suis fan de Brad Bird (celui du Géant de Fer, surtout) et c'est cette combinaison qui avait sans doute fait que j'avais été un tout petit peu déçu par les Indestructibles, tellement j'en attendais un kif nirvanesque. Sans doute à cause du terrain trop connu qu'est le trip super-héros. Point de tout ça avec Ratatouille, je m'incline platement devant les auteurs. Il y a quelques passages vraiment magnifiques dans ce film, mais pour moi le meilleur moment est, sans trop en dire, la réaction du méchant critique quand il mange le plat qu'on lui prépare dans le troisième acte, et le discours qui suit. C'est un discours sur la critique, justement, magnifiquement servi par Peter O'Toole, et c'est marrant parce que ça rejoint un peu ce qui se disait dans les commentaires de je ne sais plus lequel de mes articles d'il n'y a pas longtemps. Il permet en plus au film de se libérer du manichéisme tout Disneyain (Disnéique ?) du film... comme quoi, c'est possible, même avec les règles d'un dessin animé pour enfants.
Et un mot quand même pour dire que c'est typiquement le genre de film qui sublime la Haute Définition (et vice-versa). Les images de synthèse rendent merveilleusement bien en 1080p, et on avait régulièrement la mâchoire qui tombait devant la beauté de certains plans. On s'est aussi pissés dessus de rire avec le court-métrage bonus de l'extraterrestre, au passage.

(Image copyright Pixar / Disney)

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Céd 26/02/2008 20:11

Ah tiens, enfin quelqu'un d'autre déçu par Les Indestructibles.Je devais en attendre trop aussi.Pas tant parce que c'était Brad Bird (même si j'ai adoré Le géant de fer) que pour le côté super-héros comique.ça manquait de quelque chose, sans que je sache trop quoi.Le deuxième et le troisième visionnage ont été plus agréables.Mais j'espérais plus.

renaud 25/02/2008 09:36

Ratatouille en blue Ray cela doit etre magnifique.....J'en pleure d'avance !!! cad le jour ou j ' aurai le matos !

fanficsworld 23/02/2008 18:50

Jeremy, tu as mit un spoiler en blanc dans un commentaire ? Alors là je trouve ça super classe ! Y'a des gens sur certains forums (!!) qui devraient en prendre de la graine ! lol Moi et ma femme, on vient de finir le premier DVD de la saison 2, on a donc hâte de voir la suite :) Merci de pas nous avoir spoilé ! J'ai hâte d'avoir tout vu pour aller essayer de deviner qui sont les cylons qu'on connait pas mdr Enfin, pas trop pressé quand même, je veux savourer ma saison 2 et après, la 3 (faut que je la commande sur Cdiscount tiens^^). Thom...

Jiheffe 23/02/2008 16:54

En spoiler, ça concerne le début de la saison 3 de BSG :
L'audience s'est effondrée en début de saison 3. Les spectateurs n'ont pas du aimer cette allusion "inversée" à l'Irak (il parait qu'ils n'en parlent plus du tout, aux nouvelles, et que les films sur le sujet sortent dans quelques salles à peine. Le sujet est "tabou".)
C'est d'ailleurs en partie à cause de ce démarrage de saison calamiteux que la décision de s'arréter à la fin de la 4e saison a été prise.
Le tournage de la série dérivée "Caprica" a également été gelé, à l'époque. Depuis, les audiences ont un peu reprise, et on reparle de Caprica...

Adinaieros 23/02/2008 10:44

A mon sensoui clairement :)et donc qu'est que tu as pensé du final de la saison 2 ? Ca et le debut de la saison 3 j'etais sur le cul.(ah et sinon j'avais oublié de rebondir sur la scene de la ratatouille dans Ratatouille : enorme mega frisson cette scene et le monologue qui s'en suit, s'en doute une des plus belles scenes de cinema de ma vie.)

Jérémy Manesse 23/02/2008 10:56

C'est surtout le changement de point de vue de "Téléchargement" qui nous a passionnés sur la fin de saison. Après, l'arc "fin de saison 2" / "début de saison 3" est super réussi et surprenant (on était sur le cul aussi, mais (je vais mettre en spoiler, tiens) au final on revient quand même au statu quo de départ, ce qui était couru mais pour moi ils auraient pu tenir un peu plus longtemps le truc. Mais bon, globalement, ça tape, hein.