Samedi 14 février 2009
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Hé, je suis allé voir des films ! Vraiment ! Au cinéma ! Pour ceux qui ne suivent pas
forcément ce blog de façon assidue, depuis que je vis à la campagne, j'ai tendance à découvrir les films six mois après tout le monde, quand ils sortent en Blu-Ray. Mais là, il y a quand même une
belle flopée de choses intéressantes qui sortent, et on s'est donc remis à sortir avec tite chérie, même si elle est pas fan de l'UGC. Il y a encore beaucoup de choses que je veux voir :
Benjamin Button,
Valkyrie,
the Wrestler... pas mal de films pour lesquels j'espère beaucoup. Mais en attendant, nous avons été complètement conquis par les deux films que
nous avons déjà vu.
J'ai commencé à être intrigué par
Slumdog Millionaire quand je l'ai vu apparaître tout en haut de pas mal de Top 10 de l'année 2008 de cinéphiles
américains que j'apprécie. Ca faisait un moment que je n'avais pas vu un Danny Boyle qui m'ait vraiment scotché, voilà ce qui est je pense son meilleur film. Un magnifique conte de fée réaliste (un
exercice jamais évident à réussir),
Slumdog est aussi, sans doute, l'un des meilleurs films que j'aie vu depuis un an.
Oui, alors, c'est là que je me calme un peu, parce que je sais l'effet que peut avoir la survente d'un film. Si vous n'avez pas encore vu
Slumdog, allez-y, et allez-y vite, avant que vous
n'ayez trop entendu que c'était un film génial. Parce que c'est évidemment le moyen d'être déçu. Nous, on l'a vu il y a deux semaines, on n'en avait que peu entendu parler et j'avais même oublié de
quoi ça parle au moment où le film a commencé.
Scénario, dialogues, construction, réalisation, le film cartonne à tous les niveaux. Je n'aurai qu'un chipotage : j'aurais personnellement arrêté le film cinq minutes plus tôt. En gardant bien
évidemment la jouissive choré Bollywood du générique de fin, mais en arrêtant le film précisément au moment où la tension est la plus grande, parce qu'après cela le film sacrifie à des
considérations bien occidentales, et en tout cas à des lieues de celles du personnage principal du film. Oh, et puis, je case ma tirade habituelle sur les traductions de titre : "Le Millionnaire
des Bidonvilles", c'était si moche comme titre ? Traduire "the Wrestler" par "le Catcheur", c'était trop compliqué ? J'ai des potes qui parlent plutôt bien anglais et qui ne savent pas ce que veut
dire "Wrestler". J'ai l'impression qu'il y a une dérive je-m'en-foutiste, sur ce plan là, ces temps-ci...
A voir absolument en tout cas, comme on dit sur les affiches.
Et puis il faut voir aussi absolument le nouveau film de Maïwenn. C'est rigolo, ma critique de son précédent film était un des premiers articles de ce blog (ouh la la, ça file) : nous avons vu
Le Bal des Actrices hier soir, et j'aime de plus en plus ce qu'elle fait. Maïwenn est mine de rien en train de devenir maître d'un style de film pas du
tout évident à réaliser, où la réalité cotoie la fiction et où l'impro cotoie la situation scénarisée... Du Lelouch, un peu, mais avec le sens du rythme et un humour omniprésent, même dans les
scènes les plus sombres. Toutes les comédiennes sont extraordinaires (avec un tout petit bémol sur Julie Depardieu, que j'adore en général mais dont je trouve ici que c'est la seule pour laquelle
il est évident qu'elle joue un personnage) et Joey Starr est incroyable. Je suis particulièrement ravi qu'elle ait consacré une partie du film à "l'actrice qui bosse pas", avec Karole Rocher qui
est formidable... tite chérie, elle, a eu un faible pour la "section" de Balibar ("C'est moi qui parle !"). Et pis j'attend le Blu-Ray, parce qu'il doit y avoir un matos de folie pour les bonus. Le
dérushage a dû durer huit ans, par exemple.
Ce qui est rigolo, aussi, c'est qu'au fur et à mesure de son oeuvre, Maï crée un univers dont elle est l'héroïne, un genre d'autobiographie plus ou moins fictive qui pourrait donner quelque chose
de vraiment original quand on en fera l'intégrale, plus tard. Dans un tout autre genre, elle est en train d'imposer un nouveau personnage à la "Charlot" ou à la Pierre Richard (ou même à la
"Martine", tiens !), une héroïné récurrente dont j'attends avec impatience la prochaine "aventure".
Je suis ravi de mes deux sorties cinoches, en tout cas. Deux très, très bons films.
(Image Copyright Films du Kiosque)
A lire ta critique, je me dis que j'ai peut-être raison. Qu'il faut être acteur pour pouvoir comprendre ce film, qui m'a prodigieusement ennuyé.
Sinon concernant slumdog j'ai pas vu mais ma copine m'a certifié que c'était une bouse, comentaire conforté par l'écoute du masque et la plume alors j'ai pas été très chaud pour aller le voir. Je pense que je vais le pirater à la limite.
Par contre j'ai bien aimé moi aussi le film de Maïwen mais par contre j'ai trouvé que c'était le personnage de karine Viard qui sonnait faux, Julie Depardieu elle était plutôt égale à elle même
Tu me déçois un peu plus chaque jour... :(
Moi je suis celui qui poste un petit peu sur le forum de panino avec l'avatar de sin city le film, je suis sûr que tu n'as jamais placé beaucoup d'espoir en ma personne, ainsi tu ne peux être déçu. Et voila comment remonter le moral des gens en quelqes lignes !
Je n'ai pas clamé que le masque était sinonyme de bon gout j'ai dis que leur avis avait cadré avec celui de ma copine et que donc je me suis dis qu'il devait peut être pas y avoir de fumée sans feu.
Je suis assez souvent en désaccord avec leurs avis fort heureusement, reste que j'aime bien l'écouter en podcast cette emission, j'aime leur ton expéditif lorsqu'ils n'aiment pas quelque chose.
Traduire les titres dont la langue n'est parlée ou comprise que par une infime minorité de la population est compréhensible.
Concernant l'anglais ce n'est pas faire honneur aux 7 ans d'apprentissage dont la majorité des français ont eu à s'affranchir que de leur traduire les titres ou leur doubler systématiquement les films, au contraire c'est ce genre de choses confortables qui dilue et éloigne la pertinence et le souvenir de l'enseignement de cette langue. C'est ce genre de choses qui fait dire à n'importe quel Allemand, Polonais ou Nordique que les Français sont des veaux dès qu'il s'agit de s'exprimer dans une autre langue que la leur.
Transposer une chanson américaine écoutée à la radio par un personnage en une retransmission d'"allumer le feu" de johnny Hallyday m'évoque un peu le caractère inutile et parfois ridicule du jusqu'auboutisme de la traduction, en l'occurence même si l'histoire ne s'en trouve nullement gâtée, l'ambiance franchouillarde est bien malvenue.
ça peut donner un peu la même chose lorsque les titres de comédie US sont traduits nottament par des jeux de mots français hyper lourdingues que le titre original était loin d'évoquer.
Ce n'est peut-être pas le bon message pour mettre ce commentaire mais comme ça parle traduction.
Une petite anecdote, samedi après-midi à Aapoum Baapoum, rue Dante :
Le client : Bonjour, est-ce que vous avez des Preacher du Téméraire ?
Le vendeur : Oui, voilà. Vous en avez déjà dans cette édition ?
Le client : Oui, c'est pour ça que je cherche la fin dans cette édition.
Le vendeur : Ha mais la fin n'a jamais été traduite dans cette édition !
Le client : Ha ? D'accord.
Le vendeur : Oui mais la nouvelle traduction est beaucoup moins bonne...
Le client : Bon, ben je vais acheter la VO !
Le vendeur : Non, je ne vous le recommande pas, c'est du patois texan, c'est difficile ! Mais la nouvelle traduction est moins bonne...
Le client : Ha...
Bien avancé le client !
En tous cas, Aapoum Baapoum rue Dante, vu leurs prix dégueulasses, ça me donnait encore plus envie de balancer une étagère dans la tronche du vendeur mais bon, la violence n'apporte rien donc je suis sorti...
Tu m'excuseras, j'ai fait une mauvais manip qui a effacé ton second commentaire !
Et sur Preacher, justement, je trouvais que tu t'en étais bien tiré aussi (la trad d'époque n'était pas honteuse, ceci dit)
Non, en fait, je disais juste que certaines personnes avaient du mal à oublier Tronchedecul...
Et oui : tiens-nous au courant si tu passes un jour à Aapoum-Baapoum ;-)
A noter que c'est Morse pour le moment la grosse grosse claque.
Sinon pour S.M. j'ai lu le bouquin et j'ai très très peur de l'adaptation en matière d'afadissement.