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ON EN EST LÀ :

Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

Hé, je suis allé voir des films ! Vraiment ! Au cinéma ! Pour ceux qui ne suivent pas forcément ce blog de façon assidue, depuis que je vis à la campagne, j'ai tendance à découvrir les films six mois après tout le monde, quand ils sortent en Blu-Ray. Mais là, il y a quand même une belle flopée de choses intéressantes qui sortent, et on s'est donc remis à sortir avec tite chérie, même si elle est pas fan de l'UGC. Il y a encore beaucoup de choses que je veux voir : Benjamin Button, Valkyrie, the Wrestler... pas mal de films pour lesquels j'espère beaucoup. Mais en attendant, nous avons été complètement conquis par les deux films que nous avons déjà vu.

J'ai commencé à être intrigué par Slumdog Millionaire quand je l'ai vu apparaître tout en haut de pas mal de Top 10 de l'année 2008 de cinéphiles américains que j'apprécie. Ca faisait un moment que je n'avais pas vu un Danny Boyle qui m'ait vraiment scotché, voilà ce qui est je pense son meilleur film. Un magnifique conte de fée réaliste (un exercice jamais évident à réussir), Slumdog est aussi, sans doute, l'un des meilleurs films que j'aie vu depuis un an.
Oui, alors, c'est là que je me calme un peu, parce que je sais l'effet que peut avoir la survente d'un film. Si vous n'avez pas encore vu Slumdog, allez-y, et allez-y vite, avant que vous n'ayez trop entendu que c'était un film génial. Parce que c'est évidemment le moyen d'être déçu. Nous, on l'a vu il y a deux semaines, on n'en avait que peu entendu parler et j'avais même oublié de quoi ça parle au moment où le film a commencé.
Scénario, dialogues, construction, réalisation, le film cartonne à tous les niveaux. Je n'aurai qu'un chipotage : j'aurais personnellement arrêté le film cinq minutes plus tôt. En gardant bien évidemment la jouissive choré Bollywood du générique de fin, mais en arrêtant le film précisément au moment où la tension est la plus grande, parce qu'après cela le film sacrifie à des considérations bien occidentales, et en tout cas à des lieues de celles du personnage principal du film. Oh, et puis, je case ma tirade habituelle sur les traductions de titre : "Le Millionnaire des Bidonvilles", c'était si moche comme titre ? Traduire "the Wrestler" par "le Catcheur", c'était trop compliqué ? J'ai des potes qui parlent plutôt bien anglais et qui ne savent pas ce que veut dire "Wrestler". J'ai l'impression qu'il y a une dérive je-m'en-foutiste, sur ce plan là, ces temps-ci...
A voir absolument en tout cas, comme on dit sur les affiches.

Et puis il faut voir aussi absolument le nouveau film de Maïwenn. C'est rigolo, ma critique de son précédent film était un des premiers articles de ce blog (ouh la la, ça file) : nous avons vu Le Bal des Actrices hier soir, et j'aime de plus en plus ce qu'elle fait. Maïwenn est mine de rien en train de devenir maître d'un style de film pas du tout évident à réaliser, où la réalité cotoie la fiction et où l'impro cotoie la situation scénarisée... Du Lelouch, un peu, mais avec le sens du rythme et un humour omniprésent, même dans les scènes les plus sombres. Toutes les comédiennes sont extraordinaires (avec un tout petit bémol sur Julie Depardieu, que j'adore en général mais dont je trouve ici que c'est la seule pour laquelle il est évident qu'elle joue un personnage) et Joey Starr est incroyable. Je suis particulièrement ravi qu'elle ait consacré une partie du film à "l'actrice qui bosse pas", avec Karole Rocher qui est formidable... tite chérie, elle, a eu un faible pour la "section" de Balibar ("C'est moi qui parle !"). Et pis j'attend le Blu-Ray, parce qu'il doit y avoir un matos de folie pour les bonus. Le dérushage a dû durer huit ans, par exemple.
Ce qui est rigolo, aussi, c'est qu'au fur et à mesure de son oeuvre, Maï crée un univers dont elle est l'héroïne, un genre d'autobiographie plus ou moins fictive qui pourrait donner quelque chose de vraiment original quand on en fera l'intégrale, plus tard. Dans un tout autre genre, elle est en train d'imposer un nouveau personnage à la "Charlot" ou à la Pierre Richard (ou même à la "Martine", tiens !), une héroïné récurrente dont j'attends avec impatience la prochaine "aventure".

Je suis ravi de mes deux sorties cinoches, en tout cas. Deux très, très bons films.

(Image Copyright Films du Kiosque)

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Vlad d'Aaapoum 28/10/2009 22:57


salut, c'est vrai que mon collègue abuse un peu de l'argument de la "nouvelle traduc est pourrie" l'ancienne est mieux, je trouve que c'est un peu snob... mais 1) des dois c'est vrai (Watchmen...
Sandman) 2) je te conseille pas de lui balancer une étagère sur la gueule, parce que si tu le cherches niveau baston, t'as intérêt à assurer derrière. Néanmoins amicalement Vlad


adinaieros 20/02/2009 00:06

Pas encore vu ni S.M. ni Le bal des actrices ...mais ça doit faire partie des rares films qui me font envie que j'ai pas vu avec Volt et Import Export en ce début d'année.A noter que c'est Morse pour le moment la grosse grosse claque.Sinon pour S.M. j'ai lu le bouquin et j'ai très très peur de l'adaptation en matière  d'afadissement.

nathan95 16/02/2009 15:41

He ben voilà, on efface mes commentaires ! Bravo !Non, en fait, je disais juste que certaines personnes avaient du mal à oublier Tronchedecul...Et oui : tiens-nous au courant si tu passes un jour à Aapoum-Baapoum ;-)

Nikolavitch 16/02/2009 15:33

oui, Monsieur Baapoum faisait le même coup sur la retraduction du Cycle des Epées de Mignola. faut dire qu'au prix où il vendait les éditions originales, voir les gens se rabattre sur la nouvelle édition risquait de représenter un gros manque à gagner. manque de bol, elle est très bien, la nouvelle trad (et elle respecte le côté truculent de l'original, qui était jusqu'alors systématiquement zappé des VF de la série que ce soit en roman ou en BD).Et sur Preacher, justement, je trouvais que tu t'en étais bien tiré aussi (la trad d'époque n'était pas honteuse, ceci dit)

Jérémy Manesse 16/02/2009 20:07


Absolument. Je n'en avais qu'un souvenir lointain en attaquant la trad (j'ai pas voulu m'y replonger pour ne pas être influencé), mais en tout cas pas un souvenir gêné. Par contre, il me semble que
le lettrage était bien pourri.


nathan95 16/02/2009 10:06

Ce n'est peut-être pas le bon message pour mettre ce commentaire mais comme ça parle traduction.Une petite anecdote, samedi après-midi à Aapoum Baapoum, rue Dante :Le client : Bonjour, est-ce que vous avez des Preacher du Téméraire ?Le vendeur : Oui, voilà. Vous en avez déjà dans cette édition ?Le client : Oui, c'est pour ça que je cherche la fin dans cette édition.Le vendeur : Ha mais la fin n'a jamais été traduite dans cette édition !Le client : Ha ? D'accord.Le vendeur : Oui mais la nouvelle traduction est beaucoup moins bonne...Le client : Bon, ben je vais acheter la VO !Le vendeur : Non, je ne vous le recommande pas, c'est du patois texan, c'est difficile ! Mais la nouvelle traduction est moins bonne...Le client : Ha...Bien avancé le client ! En tous cas, Aapoum Baapoum rue Dante, vu leurs prix dégueulasses, ça me donnait encore plus envie de balancer une étagère dans la tronche du vendeur mais bon, la violence n'apporte rien donc je suis sorti...

Jérémy Manesse 16/02/2009 10:32


Oui, ben c'est la vie. D'ailleurs, c'est possible aussi que le type ait même pas ouvert le livre : il y a parfois un délit de faciès sur les traducteurs Panini, faut bien le dire... Mais bon,
peut-être que j'irai leur faire un coucou, à l'occasion, pour rigoler.

Tu m'excuseras, j'ai fait une mauvais manip qui a effacé ton second commentaire !