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Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

Bon, il s'est passé quelque chose d'important pendant ces trois mois où j'étais en apnée : Le Café de la Gare, le théâtre où j'ai vécu, où j'ai grandi, où j'ai monté toutes mes pièces, a fêté ses 40 ans le 14 juin dernier. Ceux que vous voyez sur la photo (si si, j'y suis, je suis caché), c'est tous les gens qui étaient encore là à minuit et quelques et qui sont montés un jour ou l'autre sur la scène du théâtre, mais en vrai il y a eu beaucoup plus de monde que ça... et c'était très agréable de sentir tout ce monde pour qui c'était important d'être là, surtout au milieu du mois de juin qui est de notoriété publique la pire période pour les théâtres parisiens. La soirée a commencé avec une représentation de La Mort, le Moi, le Noeud, le western écrit par ma mère dont je reparlerai un peu plus bas, dans une salle déjà quasi-comble. Ensuite, ça a été beuverie et méchoui dans la cour du Café de la Gare (méchoui préparé par mon père, dont je suis prêt à parier que c'est le seul directeur de théâtre qui peut se livrer à ce genre d'exercice), tandis qu'à l'intérieur, un montage vidéo était diffusé qui retraçait les 40 ans du théâtre avec moults extraits. Montage réalisé par mon frère. J'aurais d'ailleurs aimé participer davantage à l'élaboration de cette soirée, mais il a fallu que mon planning de traduction prenne le dessus, sur ce coup-là. Qu'importe, tous ceux qui étaient effectivement dispos pour s'occuper de tout ça ont fait un superbe travail, pour une soirée mémorable, avec bien 400, 500 personnes qui sont passées à un moment ou à un autre, je dirais. Prouvant au passage la théorie qu'au-delà d'un certain nombre de gens, tu peux avoir autant de bouteilles que tu veux, tout sera bu. Mais la quantité a été nickel : Plein de bulles, pas trop de vomi. C'est con qu'il faille attendre dix ans pour faire la prochaine fête, tiens.

Ca me paraît l'occasion de faire le point sur mon actualité théâtrale, après le point comics de mercredi, d'autant que je sors bientôt de mes deux mois "de vacances". A Suivre reprend donc vendredi 17, toujours du jeudi au dimanche à 19 heures, en espérant que ça reprenne aussi bien voire mieux qu'à notre arrêt. Pour l'instant, ça sent plutôt bon, et sachant que j'ai réinvesti mes droits d'auteur dans un peu de publicité dans les semaines à venir, l'info devrait donc circuler... mais la fréquentation reste toujours la grande inconnue après un arrêt prolongé. L'objectif est d'entamer une deuxième année et d'aller au moins jusqu'à février 2010... avec peut-être une tournée derrière. Je pense toujours à ceux qui voulaient un DVD du making of, je comptais me pencher dessus pendant mes "vacances" (j'insiste toujours autant sur les guillemets, hein) mais j'ai pas trouvé le temps ni le courage, ce sera donc pour plus tard. Et j'aurai peut-être aussi des trucs à annoncer prochainement pour ceux qui n'ont aucune chance de venir voir la pièce sur Paris quand que ce soit... mais n'allons pas trop vite.
Tiens, en attendant, je signale à ceux qui auraient déjà vu la pièce et qui ont un compte Fnac.com qu'ils peuvent laisser un commentaire sur le spectacle sur la page qui nous est consacrée (cliquez ici). Ils viennent de lancer ça et je peux vous assurer que de bonnes critiques peuvent avoir un réel impact sur les ventes. Du coup je préfèrerais que nos fans viennent apporter leur contribution avant qu'il y ait inévitablement des bougons qui viennent nous faire baisser notre moyenne... parce qu'il faut bien dire qu'Internet, c'est plein de bougons qui ne réalisent pas à quel point leurs critiques péremptoires peuvent nous affecter... et surtout affecter la fréquentation ! Oui, parce que moi, je m'en remets vite, hein. Mais franchement, des fois, il y a des gens dont je me demande si j'ai pas tué leur chien, genre. Oui, donc le corollaire, c'est que si vous avez vu mais que vous avez trouvé ça pourri, laissez tomber, hein, allez plutôt dire du bien des trucs qui vous ont plu. En même temps, je sais pas ce que vous feriez à lire mon blog, mais bon il y a aussi pas mal de masochistes sur Internet.

Mais ma rentrée théâtrale ne s'arrête pas là (pour vous dire qu'on est vraiment à contre-courant du reste du monde, les intermittents) puisque je vais également reprendre un rôle dans la sus-citée pièce La Mort, le Moi, le Noeud. Une jolie boucle puisque c'est avec la création de cette pièce, en 85 (86 ?) que je suis monté pour la première fois sur scène. D'ailleurs, pour les 40 ans, on a projeté le prologue dans lequel je jouais à l'époque, avant le spectacle, mettant immédiatement vingt bonnes années dans la gueule de tout le monde. Evidemment, je ne jouerai pas le même rôle (la scène a d'ailleurs sauté dans cette version), mais j'attaque le 23 juillet. Histoire de resituer parce que j'en ai parlé ici mais il y a un bail, la pièce est un western écolo et rigolo qui conte la dispute ancestrale entre deux familles de l'Ouest sur fond de construction de chemin de fer. Il y a neuf comédiens, ça foisonne, c'est chouette, et ça joue du jeudi au samedi à 22h, plus le dimanche à 17h. Eh oui, j'arrive malgré tout ça à garder mes week-ends de trois jours, c'est beau la vie.

Quoique ça pourrait changer à la (vraie) rentrée de septembre, selon le résultat d'une audition que je passe la semaine prochaine. Mais je vous en reparlerai si ça marche, hein, faut pas s'emporter. J'aimerais bien que ça marche, en tout cas, car même s'il n'y a nulle part où je préfère jouer qu'au Café de la Gare, j'ai bien évidemment l'envie et le besoin de m'exporter, de travailler avec d'autres gens, tout ça.

(Image Copyright Jérôme Dumoux - oui, je t'ai piqué ta photo, tu m'en voudras pas...)

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