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Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

Une seule de mes traductions sortira en décembre - avant une année 2007 où j'entre de plein pied dans le "pool" Panini avec au moins deux albums par mois -, mais quel album !

(Je ne dis pas "quelle traduction", ça c'est vous qui me direz...)

Y : The Last Man est ma série préférée du moment. Je suis très très client de ce que fait Brian K. Vaughan d'une manière générale - Ex Machina, Runaways, Pride of Baghdad... - mais ce sont les aventures de Yorick qui m'ont accrochées comme... comme un truc qu'on accroche, quoi. L'impatience avec laquelle j'attends la suite de la saga n'est pas loin du manque maladif que je connaissais il y a quelques années quand Preacher sortait mensuellement. Oui, c'est une comparaison qui en choquera peut-être certains, mais elle m'appartient et je la soutiens, messieurs les... choqués. Ouh, je manque de vocabulaire, moi, ce soir.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout du tout, Y est l'histoire de Yorick Brown, dernier représentant mâle de la race humaine après qu'une épidémie foudroyante et globale ait tué chaque mammifère portant un chromosome Y. "Perdu dans un océan d'oestrogène", comme il dit à un moment, avec son singe Esperluette - le seul autre mammifère mâle encore vivant -, Yorick fait ce qu'il peut pour faire les bons choix, mais ne fait en général que des conneries. Il est heureusement pour lui assisté d'une super-agent secret, chargée de le surveiller. La personne qui complète le quatuor itinérant est une généticienne dont on espère qu'elle détient la clé pour sauver l'humanité.

Les deux premiers volumes de la saga ont été publiés par Sémic, ils sont résumés en ouverture du volume 3 que nous publierons en décembre mais c'est le genre d'histoire que je ne saurais trop conseiller de prendre du début, tant Vaughan parsème ses épisodes d'indices sur les événements à venir, et tant l'ensemble est joyeusement plaisant, tout simplement. En ce qui nous concerne (Panini, j'entends), ça m'étonnerait franchement qu'on ne réédite pas les premiers volumes à plus ou moins long terme, mais d'ici là... à vous de voir.

Vaughan est le genre d'auteur que j'adore traduire, et je me suis un peu jeté sur Y. En tant qu'auteur, je privilégie toujours les dialogues, et je trouve ceux de Vaughan justes, drôles et malins. Les personnages sont reconnaissables, ont un caractère bien dessiné. Vaughan a par ailleurs un tic d'écriture, qui en agace à force certains et qui consiste à donner l'impression qu'il a passé vingt ans à recueillir des anecdotes, des informations, des "bouts de culture" pour ensuite caser un de ces "Le Saviez-Vous ?" à chaque page. Moi, je ne suis pas encore lassé, je trouve ces "goodies" toujours très bien intégrées au récit et, mine de rien, on apprend pas mal de trucs en lisant Vaughan.

A côté de ça, et au risque de passer encore une fois pour un maso, Vaughan n'est pas vraiment l'ami des traducteurs. Sur le volume 3, par deux fois j'ai été obligé de recourir à la note de bas de page (quand on peut pas, on peut pas, hein...) et quelques autres passages m'ont donné bien du fil à retordre, j'en reparlerai sans doute plus longuement d'ici la sortie de l'album.

Mais quoi qu'il en soit, des séries que j'ai le plaisir de traduire, Y : The Last Man est, avec Preacher, la série que je recommande le plus vivement.

(Image Copyright DC/Vertigo)

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Cowboy Anonyme 29/10/2006 18:44

Perso , j'ai rien contre les notes en bas de page mais c'est vrai que c'est étonnant de voir que Vaughan soit si dur à traduire. En même temps je n'ai rien lu de lui en V.O. cependant il me semblait pas être trop un obstacle comment peut l'être Morisson sur Nou3 ou d'autres.Mais il me tarde de lire ce troisième tome que j'attends depuis....trop longtemps.Sinon je viens de remarquer ta pub animée en bas avec toutes les bonnes critiques et je la trouve sympa.