Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 15:18

On a eu de nouveau la visite de camarades ce week-end dans notre "domaine" de Chailly en Brie (parenthèse, un commentateur s'est étonné que je ne sois pas parisien : Je l'ai été pendant trente ans... Depuis l'été dernier, je n'y vais que pour jouer la comédie et je profite le plus possible de la vie à la semi-campagne. Mais j'en reparlerai plus en détail un jour où je me sentirai en verve sur le sujet). Ca a été l'occasion de deux nouvelles séances sur notre home-cinema de la mort, à savoir : Serenity en HD-DVD, et Land of the Dead en DVD.

Je n'ai pas entièrement regardé la série Firefly, dont est inspiré Serenity. J'ai vu deux épisodes, et puis... Je sais pas, j'ai eu trop de trucs à regarder, trop de taf. Non pas que la série ne m'ait pas plu, je trouve le côté western SF assez réussi, les personnages attachants, les dialogues bétons (Joss Whedon assure quand même bien de ce côté-là). Tite chérie avait juste vu le pilote de la série, et nos quatre invités ne savaient même pas ce que c'était que ce film. Celui-ci est en tout cas totalement accessible aux non-initiés (et pour les fans, il répond quand même à un des grands "mystères" de la série).
Pour ceux qui sont aussi largués que nos potes en entendant parler de cette série, Firefly a duré une petite dizaine d'épisodes avant d'être arrêtée faute de spectateurs. Une de ses trouvailles (reprise depuis, il me semble, par Battlestar Galactica) était de filmer les combats spatiaux un peu comme un reportage de guerre, ce qui rendait le tout très vivant et faisait oublier la synthèse.
Serenity est une excellente surprise. Le scénario se tient, c'est drôle, parfois flippant (les Reavers sont des charognards bien trash), on a de vraies morts, de beaux combats, un vilain intéressant... et des images de toute beauté, sublimées par la Haute Définition. C'est en tout cas à des lieux au-dessus de la deuxième trilogie des Merdasses Wars (sauf leur respect).

J'avais déjà vu Le Territoire des Morts au cinéma, mais j'étais le seul de nous six, et les filles parmi nous étaient d'humeur à avoir peur. Au bout du compte, c'est un autre camarade qui a le plus sursauté et qui a beaucoup parlé pour évacuer le stress... Mais bon, il avait prévenu.
Premier truc qui m'a frappé, c'est que c'est le premier DVD que je regarde depuis que j'ai reçu mon lecteur HD-DVD. L'upscaling (c'est-à-dire l'amélioration artificielle de l'image pour l'ajuster à la résolution du Full HD) est efficace, mais il faut bien dire qu'on voit quand même la différence (c'est heureux, vous me direz). Les arrières-plans sont moins précis, les contrastes moins, euh, contrastés, les couleurs plus fouillies... C'est très amplement regardable, mais c'est en fait là qu'on se rend le plus compte de l'apport de la HD, étrangement.
Le film est un petit chef-d'oeuvre de double-lecture, ce qu'auront sans doute du mal à croire ceux qui n'aiment pas les films d'horreur. Romero a toujours vu les morts-vivants comme une parabole sur la société de consommation, et il y ajoute ici une bonne louche de ce qu'il pense de l'administration Bush. Les morts-vivants, après le carnage des premiers opus, se sont réinstallés dans un "genre" d'existence, retrouvant les gestes et les hobbies qui étaient les leurs avant leur mort, ce qui donne lieu à une première scène plutôt poétique, qui mine de rien fait beaucoup pour nous les rendre plus sympathiques que la plupart des excités humains qu'on verra par la suite. C'est lorsque les dits humains vont mettre un "village" de zombies à feu et à sang (en les distrayant avec des feux d'artifice, pour vous dire que l'image de la société de consommation est toujours bien présente) que ceux-ci vont sortir de leur torpeur et se diriger vers la plus haute tour de la ville, réclamant vengeance, menés par une sorte de super-zombie. Avec en face un maire véreux qui refuse de "négocier avec des terroristes" dans une ville assiégée par les morts-vivants.
Un film à voir, donc, si ce n'est déjà fait. Beaucoup de remplissage sur le disque de bonus (on n'a pas tout regardé, hein), mais des passages savoureux dans le making-of, comme Asia Argento qui nous raconte ce qu'a été son enfance sur les plateaux de tournage de son père, Hopper qui arrive à parler d'Easy Rider alors qu'il n'a pas vraiment d'anecdote pour aller avec, et Romero qui se fait servir son café par un zombie.

(Image Copyright Universal)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Home-Cinema / Cinema
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Retour à l'accueil

Dans vos salles :

- CYRANO M'ETAIT CONTE : de Sotha au Café de la Gare, tous les mardis à 20h30 ! Dernière le 22 mai ! À Avignon en juillet !
- AU CASTOR LABORIEUX : d'après Eugène Labiche, à Avignon en juillet !
- APHONE : de Jérémy Manesse au Café de la Gare, à partir d'octobre 2012 !

Comics à venir :

 

Mes prochaines traductions comics :

FEAR ITSELF HS 2 (juin)
FEAR ITSELF : THE FEARLESS (à partir de juin)
POWERS 8 (juin)
NOU3 - URBAN (juin)
THOR (à partir de juillet)
DEADPOOL (à partir de juillet)
DEADPOOL MAX 2 (juillet)
LA TOUR SOMBRE 13 (juillet)
100 BULLETS 3, 4 et 16 - URBAN (juillet)
X-MEN (à partir d'août)
AVENGERS : X-SANCTION (août et septembre)
DEADPOOL TEAM-UP 1 (août)
X-MEN CLASSIC 3 (septembre)
S.H.I.E.L.D. 2 (septembre, à confirmer)
ACTS OF VENGEANCE OMNIBUS (octobre)
SECRET WARRIORS 2 DELUXE (octobre)
LA TOUR SOMBRE 14 (novembre)
SIEGE DELUXE (novembre)

Ma checklist complète.

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés