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Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

Avant la tornade d'albums traduit par moi qui va vous tomber sur le coin de la figure à la rentrée, voici août et ses deux "petits" albums à ne pas rater.

Tout d'abord, le retour d'Authority, qui doit sans doute éveiller un intérêt prudent chez les fans. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, la série est un moment important des comics des dernières années, puisqu'elle a embrassé et ressuscité l'idée de héros borderlines avec laquelle Gruenwald avait joué il y a un bout de temps dans l'Escadron Suprême. C'est aussi la série qui a révélé Mark Millar et, encore une fois qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, il est devenu un acteur assez incontournable de l'univers comics.
Je parle d'intérêt prudent, parce qu'Ellis puis Millar ont donné une identité très forte à la série, un genre de Starship Troopers en comics ou le second degré n'est pas forcément lisible pour l'amateur primaire d'émotions fortes. Du coup, on peut se demander de quel tonneau est ce qui suit.
Cet album est signé John Ridley, qui a écrit entre autres l'excellent film Les Rois du Désert. C'est un peu galvaudé aujourd'hui, mais à l'époque c'était il me semble le premier film à avancer l'idée que les américains faisaient la guerre comme on joue à un jeu vidéo. Ridley fait le choix pas évident de tenter de ramener l'équipe d'Authority à un niveau plus limité d'arrogance et d'extrêmisme. Là où c'est intelligent, c'est qu'il ne décrète pas ça tout de go, il en fait le sujet de ce graphic novel plutôt très bien foutu. Il sait utiliser la continuité sans s'y embourber, trouver le côté humain des anti-héros sans faire de la guimauve... J'ai trouvé qu'il se glissait dans le style de Mark Millar pour mieux assurer une transition vers autre chose, en fait. L'album s'intitule Humains Malgré Tout, je vous ai d'ailleurs proposé la couverture ici.

Si vous suivez un tant soit peu Y : Le Dernier Homme, le volume 5 Alliance Contre Nature est à ne surtout pas rater. Il est plus gros que d'habitude, pour commencer, et il rassemble la plupart des intrigues tissées jusque là pour leur donner une conclusion tout à fait satisfaisante. Ceux que le personnage de Héro intrigue, par exemple, ceux qui se demandent comment Yorick a fait pour survivre au Fléau, ceux qui se demandent qui sont les assassins de 711 dans le volume 4... auront tous des réponses. Cet album fonctionne un peu comme la fin de la première saison d'une série qui en fait deux, en fait.

Sinon, hier soir, rien à voir, j'ai regardé les infos sur France 2. 13 minutes sur l'accident de bus des polonais. 13. Minutes. Le tiers du JT. A un moment, je me suis demandé s'ils allaient pas interviewer le constructeur du bus. Les gros JTs ne sont déjà pas reluisants en temps normal, mais en été, ça devient vraiment grotesque.

(Image Copyright Panini / Vertigo)

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master 25/07/2007 05:21

Yorick!Yorick!Yorick!