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Le Blog de Jérémy Manesse

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Publié par Jérémy Manesse

la hautTiens, ça fait longtemps que j'ai pas fait un petit passage en revue des derniers films que je me suis matés. Comme je me suis enfin résolu à regarder des films sans ma tite chérie (qui est très occupé à Paris en ce moment et n'a pas beaucoup le temps de me rejoindre à la campagne), la liste pourrait s'allonger très vite.

Mais d'abord, une petite page de pub : J'ai une petite soeur qui fait de la musique. Pour ceux qui ont vu A Suivre ou son making of, c'est elle qui fait les choeurs sur la "chanson" de générique, elle commence à faire pas mal de musiques pour les spectacles du Café de la Gare, et objectivement, elle déchire du haut de ses vingt ans. Elle fait aussi ses propres compositions, et pour la première fois elle donnera un concert en solo, à Paris, où elle ne joue que ses chansons et pas des reprises. Ca se passe à la Scène Bastille (2 bis rue des Taillandiers) le lundi 25 janvier à 19h30, pour un concert qu'elle partage avec le groupe Kiss the Change (Elle, elle s'appelle Sarah Manesse). Pour en savoir plus, son Myspace : www.myspace.com/sarahmanesse. La place est à 12 euros et se trouve en prévente dans les FNACs et autres points de vente (et même au Café de la Gare, tiens) !

Séquence cinéma, donc, et on commence avec Là-Haut, le dernier Pixar qui m'a fait chialer pendant une heure et demie. Je dis bien chialer, le gros chagrin comme quand on était gosses et que King Kong mourait à la fin. "Ben alors, ça va pas ?", me dira-t-on, mais il se trouve que ce film a été (apparemment) écrit spécifiquement pour me faire chialer, moi, en jouant sur ma plus grosse peur, à savoir, et désolé pour ceux qui trouvent que je suis gavant avec ça, de perdre ma tite chérie d'une façon ou d'une autre. Ce qui est en soi un sujet gonflé de la part d'un dessin animé pour enfants. Et je ne parle même pas d'autres détails qui ont fait que je me suis totalement identifié au vieux bonhomme de ce film.
Du coup, j'ai un peu de mal à analyser le film objectivement, même si je peux de toute façon dire qu'il est exceptionnel. Pixar casse la baraque à chaque nouveau film, en faisant des films profonds et intelligents qui ne peuvent qu'aider à faire une prochaine génération moins con que la nôtre. Il y a bien sûr des trucs très drôles, les chiens sont très réussis, mais j'admets ECUREUIL !!!!!

...

... que l'expérience reste troublante pour moi, d'autant que je n'ai pas du tout marché au message de fond du film, du genre "il faut savoir faire le deuil du passé et vivre de nouvelles aventures". Je suis incapable de me projeter dans une situation ou ce serait un tant soit peu possible s'il m'arrivait ce qui arrive au héros du film.

En parlant de tite chérie, on s'est regardés deux films la semaine dernière. Le premier, c'était une lacune dans notre culture cinématographique : Butch Cassidy et le Kid, avec Paul Newman et Robert Redford, un western au ton complètement curieux, un "buddy-movie" avant l'heure où Redford ressemble tellement à Brad Pitt que c'en est bluffant (oui, je sais que c'est le contraire, mais vous voyez ce que je veux dire). Ca nous a permis également de découvrir une scène qui a été parodiée un million de fois, mais dont j'ignorais jusque-là ce que ça parodiait, à savoir cet OVNI au milieu du film, le "clip" de Raindrops Keep Fallin' on my Head de Burt Bacharach (chanson écrite pour le film !), avec Paul Newman qui fait le clown en bicyclette dans une ambiance complètement Petite Maison dans la Prairie. Au milieu d'un western. Je ne suis pas sûr que ça fonctionne (Redford non plus, d'ailleurs, à en croire le making of), mais ça rend le film marquant et c'est devenu une scène culte, donc... Après, l'ensemble est très bien mené, mais il faut dire qu'après La Horde Sauvage qu'on s'était vu quelques semaines plus tôt, ça fait un sacré contraste quant au traitement du genre.

Le lendemain, on a enfin regardé le Catcheur de Darren Aronofsky. Oui, le Catcheur, the Wrestler, ça veut dire le Catcheur. J'attends qu'on me justifie la connerie de ne pas avoir traduit le titre sur ce coup-là. Je flaire le truc où les distributeurs français se sont dit que personne n'irait voir un film qui parle de catch, et que du coup ça les arrangeait bien de ne pas traduire le titre vu que personne ne sait ce que ça veut dire, ze vraisseleurre. En tout cas, le film est vraiment bien, excessivement classique, mais rudement bien mené par Aronofsky qui réinvente sa façon de filmer à chaque film, après la descente aux enfers clipée de Requiem et l'ésotérisme esthétisant de The Fountain. Impeccablement habité, évidemment, par Mickey Rourke, un effet spécial à lui tout seul. Si vous avez du mal d'habitude avec Aronofsky (ce que je peux comprendre, même si moi, j'adore), c'est sans doute son film le plus accessible.

Seul film de cette liste que je n'ai pas vu en Blu-ray mais en DVD (et la différence se sent nettement, quand même, il y a pas), un film que j'avais complètement raté à l'époque : eXistenZ. Un délire assez jouissif de Cronenberg, très loin de la glauquerie de Faux-Semblants ou de Crash. Un jeu vidéo où les manettes sont des espèces d'hybrides amphibiens avec lesquels on entre en symbiose, un second degré érotique omniprésent, des acteurs qui s'éclatent... on voit venir la fin de très très loin, mais c'est assez inévitable vu tous les films du même genre qui ont fleuri depuis (pas que Matrix, je pense aussi à Avalon et à Passé Virtuel). Ici, c'est l'univers visuel  et conceptuel, et la légèreté du ton (et le message de fond quand même bien sympathique) qui en font un film à voir.

Et pour finir, j'ai regardé G.I. Joe hier soir. Oui, bon, je sais, ça fait encore partie de ces petits plaisirs coupables qui montrent que j'ai encore un peu (beaucoup ?) d'ado en moi. Je suis passé par plusieurs couleurs pendant le film. D'abord dubitatif, je me suis laissé embarquer par l'ambiance complètement cartoon (coïncidences impossibles complètement assumées, flash-backs kitschissimes des personnages en pleine action) puis par l'incroyable séquence d'action dans Paris, sans aucun doute le meilleur moment du film. Pendant tout le temps, je repensais au making of de 36 Quai des Orfèvres, dans lequel Olivier Marchal en chiait pour obtenir l'autorisation de tirer trois coups de feu dans Paris. Bon, j'imagine qu'il y a beaucoup d'images de synthèses dans la séquence de G.I. Joe, mais il y a quand même des plans dont j'aimerais bien savoir comment ils ont fait, parce que ça se passe bel et bien dans Paris. Après ça, le film s'essoufle et le troisième acte est beaucoup moins fun et plus convenu que le début, malgré les méchants aux voix tout droit sorties d'un dessin animé. Très dispensable, donc, mais si vous pouvez vous faire juste la séquence dans Paris, n'hésitez pas. Et dans l'ensemble, je trouve ça quand même nettement plus appréciable et moins bête (dans le mauvais sens du terme) que l'épilepsie prépubère de Michael Bay sur Transformers. Le premier, hein, j'ai pas vu le deuxième. Pas très envie, d'ailleurs.

(Image Copyright Disney / Pixar)
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Glad 09/02/2010 21:11


Bonjour,

Je suis un passionné de Bd, je suis titulaire d'une licence d'anglais et j'ai du temps libre. J'aimerais savoir la démarche à adopter pour devenir traducteur de comics.

Merci


Ano 15/01/2010 15:46


Pour Transformers 2, il est assez différent du 1, que je n'avais pas aimé d'ailleurs. Je lui reprochais d'être trop mou, pas assez de scénes d'action sur les 2h du film et surtout elles étaient mal
branlées. Alors que le 2 est en bardé et que surtout elles sont lisibles ! A part le début de la toute première, elles sont assez bien foutues. De plus, on compte deux ou trois passages bien
iconiques.

En outre, le film est complètement con et racoleur (bien plus que le premier). Mais à un point où je passais la moitié du film à rigoler. On y trouve des idées qui laissent penser que le scénar a
été écrit par un sale gosse de 12 ans.


Jérémy Manesse 15/01/2010 15:53

C'est surtout ça qui me fait peur, parce que les vannes avec Turturro en slip, dans le 1, j'ai trouvé ça pathétique.

fanficsworld 14/01/2010 18:34


Salut :)

Alors pareil : les 10 premières minutes du film sont super-trop-méga-tristes !

Et je précise que je partage la même peur que toi concernant ma femme. Au point que quand je laisse parfois dériver mon esprit à cette pensée, je suis capable de me faire un film dramatique entier
dans ma tête et me mettre les larmes aux yeux juste comme ça. Et au final, là, je me mets à hurler "non mais ça va pas de chialer pour un truc qui existe pas ?" et je passe à autre chose^^

On pourrait croire que ça diminue après avoir eut un môme, mais non. Au contraire, la peur concernant l'épouse devient la peur de perdre l'une ou l'autre ou les deux.

Du coup, quand tu reçois un coup de téléphone t'expliquant que, suite à la vaccination de ta fille, elle a fait une crise d'épilepsie, frôlée la mort, et qu'elle part à l'hôpital, bah t'as juste
l'impression que ton pire cauchemars devient réalité. Passons : plus d'info en cliquant sur mon lien... il est changé pour correspondre...

Sinon, Transformers était gentil, mais alors les transformations, c'était une horreur pas possible. Le principe de Transformers, c'est quand même de savoir quel pièce du véhicule finit à quel
endroit du robot. Les transformations du film, c'est totalement incompréhensible...

Le 2, pas pu voir ça après la déception du 1...

Thom...


wolverine05 14/01/2010 13:53



Up m'a aussi pas mal remué à cause des 10 premières minutes,mais je n'ai pas vécu le film comme "faire son deuil du passé et partir à l'aventure",au contraire je pense que partir à l'aventure est
une sorte de fin du travail de deuil pour le héros (sauf peut-être les 10 dernières minutes).

G.I Joe les il m'a semblé que beaucoup des scénes tournées à Paris étaient retrouchées pour incruster les joes (on filme Paris en vrai,les gars sous fond vert et on se fait pas chier à faire
gaffe où les coups de feu sont tirés du coup). Par contre Prague est plus souple que Paris concernant les scénes que l'on peut y tourner et elle fait souvent un bon Paris de substitution dans
l'esprit des producteurs.Le Paris de GI Joe est donc le meix de la capitale frnçaise et de la capitale tchéque...mais bon vu le matons utilisé dans le film, c'est pas encore la plus grosse
énormité



Mollo 14/01/2010 13:16



A propos de ton interrogation sur les éventuelles difficultés de tournage à Paris, moi depuis que j'ai vu la démo des Studios Stargate et leurs "effets normaux assistés par ordinateur", je ne pose plus de questions à ce sujet...
...ou alors beaucoup plus qu'avant !



Jérémy Manesse 14/01/2010 13:39


Raconte, raconte !