Trop classe le slogan, hein ? J'avais aussi "La 3-D, ça saute aux
yeux !", "Moi ce que je préf', c'est le relief !" et "Jamais D sans 3 !". En fait, le plus important, c'est le point d'exclamation.
Avec tite chérie, on s'est aperçus que d'avoir un bébé pouvait réveiller le consommateur qui est en nous (et qui n'était pas bien endormi de toute façon). Je sais pas, c'est peut-être de passer beaucoup de temps à la maison, on pense à changer son écran, son téléphone, sa télé, tout ça... Perso, j'ai fini par craquer pour une télé 3-D, une Samsung pour être précis, et une PS50C6970 pour être encore plus précis.
Rappelons que je fais partie de ceux qui sont très convaincus par l'effet 3-D. Oui, c'est parfois gadget, mais ça immerge encore davantage dans un film, et pour un certain type de film, ça ajoute au fun, quoi. Ca m'a jamais foutu mal au crâne, ça ne me dérange pas d'avoir des lunettes pour regarder un film (j'en porte déjà)... Au ciné, j'ai vu Avatar et Toy Story 3 comme ça, et je suis très client, d'autant que ça permet parfois aux réalisateurs d'explorer de nouvelles façons de filmer.
Voici donc un rapide compte-rendu de mes premières semaines d'utilisation de l'engin, que j'alimente par une Playstation 3 (qui est devenue compatible 3-D à la dernière mise à jour, faut quand même dire que Sony a assuré d'avoir empêché ainsi sa console de devenir obsolète), histoire que ceux qui sont tentés puissent entendre un avis sur la question. Ah, et puis ça me permet de signaler au passage que je fourgue un gros lot de DVDs et un gros lot de comics sur eBay (lien dans la colonne à droite), ce qui n'a certes rien à voir mais si je fais pas ma pub sur mon blog, où la ferai-je ?
Or donc, mon ancienne télé datait d'une dizaine d'années, c'était un rétroprojecteur qui commençait à donner de gros signes de faiblesse. Le saut à la 3-D m'a donc également permis de constater où en était la technologie plasma, et l'image télé en général, puisqu'on se fait toutes nos séances cinéma sur le vidéoprojecteur. J'aurais pu craquer pour l'un des premiers vidéoproj 3-D, d'ailleurs, mais pour l'instant ça va taper autour des 6-7000 euros, et là, non, merde, j'ai une bouche à nourrir. L'image de la télé, donc, est terriblement HD, ce qui fait un peu peur au départ quand on n'a pas l'habitude. En effet, l'image est tellement propre que quel que soit le film ou la série (ou le journal télé) qu'on regarde, on a un peu l'impression de regarder le truc en vrai. Forcément, ça donne un côté vidéo qui nous éloigne du cinéma, il y a plus de grain, il y a plus de défauts, et honnêtement, faut s'habituer. Tite chérie n'aime pas trop, c'est trop froid pour elle. Tripatouiller les réglages de la télé permet de débloquer un réglage "cinéma" qui améliore la chose, mais voilà, la HD, ça a les défauts de ses qualités, à côté desquels nous étions passés jusque là, parce qu'avec un vidéoprojecteur, on arrive de toute façon à un rendu plus cinéma, beaucoup moins vidéo.
Surtout, ce qu'il se passe, c'est que ça ne supporte plus le travail bâclé. Un plan dont l'éclairage, les maquillages et les costumes ne sont pas soignés jusqu'au plus petit détail a tout à coup l'air d'un épisode d'Hélène et les Garçons. Par contre, les images vraiment chiadées sont sublimées par la HD et l'image plasma. Je suis en train de me regarder la saison 2 de Fringe en Blu-Ray sur la télé, et c'est un bon exemple d'une HD bien utilisée, avec un vrai beau travail sur les lumières. Après, la grande image de 127 centimètres donne parfois du fil à retordre à l'affichage dans le cas d'un Blu-ray un peu trop compressé. Fringe est un bon exemple, avec six épisodes calés sur chaque disque. Dans les scènes d'action très lumineuses, on voit parfois apparaître les fameux artefacts (des pixels un peu à la traine), si on y fait gaffe. Et puis si on les cherche, hein, tite chérie pour le coup a toujours du mal à voir la différence entre qualité DVD et qualité Blu-ray, alors des artefacts...
Ca, c'est pour la télé en général, mais bon, ce qu'on veut savoir, c'est si la 3-D le fait bien. La réponse est : Carrément. On s'est vus deux films jusque là, parmi la petite poignée disponible... Ah si, quand même, profitons-en au passage pour cracher à la gueule de tous les distributeurs qui ont choisi de faire des bundles exclusifs avec certains gros titres comme Dragons 3-D ou Avatar 3-D, tirant une magnifique balle dans le pied au format à l'approche de Noël. Pour avoir Avatar en 3-D, il faut acheter une télé Panasonic, pour avoir Dragons en 3-D, il faut acheter une télé Samsung ET un système home-cinéma Samsung (tant pis pour ma gueule). C'est vraiment très minable et mal pensé, même si l'on sait que les disques seront un jour ou l'autre disponibles... mais ça permet aussi à certains de faire des affaires sur le dos des couillons trop pressés : Le Blu-ray 3-D d'Avatar, aux Etats-Unis, part sur eBay à des prix allant jusqu'à 350 dollars !!!
Les deux films qu'on a vu jusque là sont Tempête de Boulettes Géantes (gros délire, bien sympa) et L'Etrange Noël de Scrooge (adaptation assez littéraire du conte de Dickens, avec Jim Carrey qui fait plein de rôles... si on n'a pas de mal avec les films d'animation à la Zemeckis - c'est assez particulier comme graphisme - c'est assez chouette). Ce qu'on peut déjà dire, c'est que l'image de synthèse est évidemment celle qui se prête le mieux au traitement ultra-clean dont je parlais plus haut. Et pour en finir avec ce suspense intolérable, oui, la 3-D dans ces conditions, ça cartonne autant qu'au cinéma. On a regardé le deuxième film hier soir avec deux personnes qui n'avaient jamais goûté à la 3-D, et les réactions d'émerveillement étaient du même genre que celles qu'on a pu avoir en allant voir Avatar (c'est là qu'on a découvert le procédé avec tite chérie). Forcément, l'écran est plus petit, mais il reste suffisamment grand pour ne pas étriquer l'effet 3-D. Il n'y a plus la moindre trace d'artefact, et les deux films se servent du "gadget" 3-D avec inventivité et efficacité. Ca le fait carrément, quoi. Le seul petit bémol, c'est le même qu'au cinéma : On essaie d'éviter de lire les sous-titres, parce que comme ils sont sur un plan différent, ça demande plus de travail aux yeux de "changer le focus" à chaque fois.
Bon, bébé pleure, je vais donc écourter cet article : Je finirai en précisant que l'outil de conversion 2D / 3D dont est équipé la télé est pour le coup, complètement gadget et pas concluant du tout. Je l'ai essayé sur les infos, sur Fringe en blu-ray, sur Columbo (ben oui, merde, Columbo en 3-D, j'étais obligé)... et le résultat est de vaguement détacher certaines parties de l'image. Ca n'a aucun intérêt à mon sens. Mais la télé est une excellente télé, et la 3-D en home cinéma fonctionne, la technologie est prête, vous pouvez vous lancer. Ce modèle en particulier se trouve à moins de 1500 euros, ce qui est certes une somme, mais pour un 50 pouces qui propose la 3-D, ça reste raisonnable.
(Image copyright, euh, Google Images ?)
C'est peut-être un peu tôt pour le dire et je peux me tromper, mais je
crois bien que Kick-Ass est mon film préféré parmi toutes les adaptations de comics auxquelles on a eu droit jusqu'à aujourd'hui.
Attention, hein, je ne dis pas forcément qu'il s'agit de la meilleure adaptation, pour la bonne raison, déjà, que je n'ai toujours pas lu la BD de Mark Millar et John Romita Jr. Mais de ce que j'en ai entendu, le scénario de Matthew Vaughn a effacé tous les défauts du comic-book (à savoir l'excès de cynisme dont peut faire preuve Mark Millar, et un personnage principal très antipathique). Ce qui est certain, c'est que c'est de très loin le film "de super-héros" le plus marrant qui existe, et que ça fait un petit bout de temps que je n'étais pas ressorti d'une salle de cinéma convaincu que je reverrais le film à un moment ou à un autre.
Faut dire que de visionner le film (qui sort mercredi prochain) à l'occasion d'une avant-première devant une salle remplie de fans de comics a priori entièrement acquis à sa cause, ça aide. L'enthousiasme qui parcourait la salle était de plus en plus palpable au fur et à mesure du film, jusqu'à culminer dans son troisième tiers... A la troisième salve d'aplaudissements pour ponctuer un temps fort du film, on peut déduire que les gens ont l'air d'aimer.
C'est un terme que je n'utilise pas souvent parce qu'il est un peu trop galvaudé, mais j'ai trouvé ce film génial. D'abord parce que, comme je viens de le dire, je me suis davantage marré au cours de cette projection que pendant n'importe quelle comédie que j'aie pu voir récemment... y compris celles qui étaient réussies. Ensuite, parce que je découvre le putain de réalisateur qu'est Matthew Vaughn. J'avais bien aimé Stardust et je n'ai pas vu Layer Cake, mais en tout cas, là, il est carrément monté d'un cran. Les scènes d'action sont d'une inventivité et d'une clarté qui font plaisir en ces temps de "je secoue la caméra pour qu'on se sente au centre de l'action", chacune d'elle a une véritable identité et les musiques d'accompagnement sont toujours judicieuses (j'ai adoré qu'ils aient pu chourer un passage de la musique de 28 Jours Plus Tard, par exemple). Cette fraîcheur des scènes d'action m'a rappelé celle, à l'époque, d'Equilibrium, j'avais eu le même genre de sensation.
Mais là où Vaughn maîtrise vraiment son sujet et qu'il démontre qu'il est un réalisateur à suivre, c'est dans le talent dont il fait preuve pour mélanger les genres. On rigole beaucoup, certes, mais certaines scènes sont aussi super touchantes. Et Vaughn réussit parfois l'exploit d'aller de l'un à l'autre au cours de la même scène... merde, de la même phrase ! La virtuosité des scènes d'action d'Hit-Girl, également, est à mettre en parallèle avec les premières "aventures" de Kick-Ass, où l'exploit consiste pour lui à ne pas en prendre trop plein la gueule. Du coup, on comprend vraiment sa réaction de désespoir en rentrant chez lui, après sa rencontre avec la petite machine à tuer.
Maîtrise dans le sujet, aussi. La polémique américaine autour d'Hit-Girl ne m'intéresse pas beaucoup, j'ai adoré l'humour noir du duo Hit-Girl / Big Daddy, et Nicolas Cage (que j'avais pas vu aussi bien depuis longtemps) m'a fait penser à ces parents qui surentrainent leur gamin pour qu'ils deviennent champions de patinage artistique ou de gymnastique sur barres asymétriques. Oui, me dira-t-on, mais là on est censés s'attacher aux personnages. Et alors ? Les méchants de Kick-Ass sont tout aussi attachants, jusqu'au big boss Mark Strong (bien meilleur que dans Sherlock Holmes), dont l'évolution dans le film a été parfaitement résumée par un spectateur dans la salle au cours du film : "Comment il est à la rue, lui". D'ailleurs, le moindre petit sbire de Frank d'Amico a son heure de gloire ou sa petite vanne, et c'est une autre des grandes réussites du film : Les seconds rôles cartonnent tous. Et bien sûr, les premiers ne sont pas en reste.
Et pour ceux qui hésiteraient à aller voir le film en pensant qu'il ne s'adresse qu'aux "geeks" et qu'ils vont louper la moitié des références (un peu ce que les gens craignent parfois en venant voir A Suivre), n'ayez pas peur : J'y étais avec tite chérie qui ne m'a demandé qu'une seule fois dans tout le film pourquoi les gens riaient, parce qu'elle avait senti qu'il lui manquait une référence ("With no power comes no responsibility").
Comme je le disais en présentant le film à une salle qui ne m'écoutait, il faut bien le dire, que par intermittence, c'est un film qui n'était faisable que maintenant que beaucoup de films de super-héros ont cartonné, en tout cas dans l'optique de toucher un public plus large que les simples amateurs de comics. Franchement, si vous avez vu un Spider-Man et/ou un Batman, vous pigerez 95% des "private-jokes".
Non vraiment, je ne trouve rien à redire à ce film... qui est à Spider-Man ce que Starship Troopers était à Star Wars ! Foncez, foncez, foncez !
(Image Copyright Lionsgate)
Quel meilleur moment pour faire le tour des derniers films que j'ai vus
que quand l'un d'eux se ramasse une chiée d'Oscars ?
Tiens, ça fait longtemps que j'ai pas fait un petit passage en revue des derniers films que je me
suis matés. Comme je me suis enfin résolu à regarder des films sans ma tite chérie (qui est très occupé à Paris en ce moment et n'a pas beaucoup le temps de me rejoindre à la campagne), la liste
pourrait s'allonger très vite.
Alors voilà, une petite nouveauté cette année, j'ai décidé de me poser et de
farfouiller sur le Net pour voir quels films j'allais attendre avec impatience cette année. À cette occasion, j'ai même découvert des trucs dont je ne savais pas du tout qu'ils allaient sortir, et
puis j'ai décidé d'élargir un peu le débat en faisant carrément le tour de tous les événements que je guette cette année, cinématographiques ou autres. Il y aura pas vraiment d'ordre, hein, je
prends les trucs au fur et à mesure que je les trouve.
Je voulais poster quelques mises à jour sur ce blog en fin de semaine dernière, et puis il se
trouve que ma migration Internet a eu lieu au même moment, me privant (enfin, c'est très relatif comme terme) de connexion pendant quelques jours. Etant maintenant "migré", je me suis dit que du
coup, c'était l'occase de faire un point sur les nouveautés technologiques de par chez moi, dont je n'ai plus beaucoup parlé ces derniers mois.
Vous connaissez sûrement ça, il y a des films qui trainent parfois des années sur
l'étagère en attendant qu'on les regarde, mais qu'on n'est jamais d'humeur à regarder. Par exemple, j'ai mis deux-trois ans avant d'enfin visionner American History X. On n'a pas toujours
envie de proposer à sa tite chérie "eh, ma chérie, si on regardait l'histoire du pétrolier qui n'aime personne ? Ca dure deux heures et demie" ou "eh, ma chérie, si on regardait l'histoire de la
juive qui est obligée de coucher avec les allemands pour venger sa famille ? Ca dure deux heures et demie". Il faut en général se faire violence pour voir ces films en "home-video", et c'est con
parce que souvent il y a une raison pour laquelle on les a achetés, et c'est qu'ils sont a priori vachement bien.
Aaah, les adaptations de romans. C'est un peu l'équivalent cinématographique d'une
guerre nucléaire : on a beau essayer de viser le plus juste possible, on ne peut jamais vraiment gagner parce que le type en face a déjà le doigt sur le bouton en attendant que vous lâchiez votre
bombe. Oui, c'est un peu pourri comme comparaison. Mais c'est moi qu'écris.
Hé, je suis allé voir des films ! Vraiment ! Au cinéma ! Pour ceux qui ne suivent pas
forcément ce blog de façon assidue, depuis que je vis à la campagne, j'ai tendance à découvrir les films six mois après tout le monde, quand ils sortent en Blu-Ray. Mais là, il y a quand même une
belle flopée de choses intéressantes qui sortent, et on s'est donc remis à sortir avec tite chérie, même si elle est pas fan de l'UGC. Il y a encore beaucoup de choses que je veux voir :
Benjamin Button, Valkyrie, the Wrestler... pas mal de films pour lesquels j'espère beaucoup. Mais en attendant, nous avons été complètement conquis par les deux films que
nous avons déjà vu.
- LE CACHEMIRE XBT : de Labiche au Café de la Gare, tous les mardis de juillet à 19h !
Mes prochaines traductions comics :
DEADPOOL PULP (janvier)
FRINGE 2 (janvier)
SCARLET (février)
X-MEN UNIVERSE HORS SERIE 1 (février)
SECRET WARRIORS DELUXE 1 (février)
X-MEN CLASSIC (à partir de mars)
DEADPOOL MAX 1 (mars)
DEADPOOL CORPS 3 (mars)
LA TOUR SOMBRE 12 (mars)
POWERS 1 et 2 (mars)
100 BULLETS 1, 2 et 15 (mars)
MARVEL HEROES EXTRA 10 (avril)
FEAR ITSELF HS 2 (mai)
THE FEARLESS (à partir de juin)
ACTS OF VENGEANCE OMNIBUS (octobre)
Mais fermez-la...