Cette
semaine, j'ai fini d'écrire les textes pour le Catalogue Panini 2011. C'est un outil important, il y a plein de gens qui se jettent dessus en arrivant à Angoulême, il y a même cette année les
huit pages inédites d'Avengers Academy 0 en bonus... N'empêche qu'à écrire, c'est un peu une plaie. C'est du texte marketing, il y a pas vraiment de place pour du fond ou quoi que ce
soit de ce genre, encore une fois c'est d'une grande utilité pour plein de gens, mais c'est pas ce qui m'amuse le plus. En général, c'est le genre de truc qui me prend deux fois plus de temps
pour l'écrire que ça devrait, parce que j'erre sur Internet à trouver des moyens de pas bosser.
Tout ça pour dire que j'ai désormais un écran plasma 3D Samsung, et que vous pouvez vous attendre à un article là-dessus d'ici pas trop longtemps, histoire de vous dire ce que j'en pense à l'utilisation.
Pour l'instant, puisque j'ai fini mon catalogue (hurray !) et que j'ai un peu de temps avant de me replonger dans mes prochaines traductions, je vous dis un mot sur deux séries que vous n'avez pas encore pu voir à la télé française (pour l'instant, dans le cas de la première, a priori définitivement pour la seconde), mais que j'ai pu apprécier grâce à la magie des Blu-Rays américains multizones : Glee et Dollhouse.
Dollhouse, j'en ai déjà parlé dans ces colonnes. Joss Whedon aux commandes, super concept, belle exécution, un épisode de fin de première saison épique... et un gros gâchis parce que c'est passé sur la Fox, qui n'a rien fait pour soutenir la série, voire même. La première saison a été d'abord diffusée sans le dernier épisode parce que la série n'a pas été renouvelée. Elle a finalement eu droit à une deuxième saison avant d'être placée à un horaire absolument impossible. Et Whedon a bien évidemment vu le truc venir et en a profité pour tout boucler dans la saison 2 (qui fait treize épisodes, comme la première). Du coup, ça fait une saison bien dense, bien satisfaisante... avec peut-être un rebondissement deux épisodes avant la fin un peu dur à avaler. J'en connais qui ont décroché avec cette deuxième saison, plus noire, mais moi, j'ai vachement aimé, certains épisodes (celui de Priya, par exemple) font froid dans le dos. Ca continue d'être un concept génial pour certains acteurs, qui se retrouvent à jouer un rôle différent à chaque épisode, le reste du casting est nickel (mentions spéciales pour Olivia Williams qui a une scène mémorable de réveil de gueule de bois, et pour Summer Glau qui fait une scientifique psychorigide juste au bord d'être psychopathe)... et puis pour les fans de comics, il y a un épisode entièrement réalisé par John Cassaday, qui avait dessiné l'Astonishing X-Men de Whedon... et c'est qu'il sait tenir une caméra, ce con !
Bref, une très bonne série qui ne dure que vingt-six très bons épisodes... mais bon, ça vaut mieux que d'être moyen sur deux cent douze, non ?
Glee, ça faisait longtemps que j'en entendais causer, je me suis donc laissé tenter par le coffret Blu-Ray de la saison 1... qui si je ne m'abuse est elle-même composée de deux demi-saisons. Je m'explique un peu plus loin. Glee est une série en comédie musicale assez marrante, mais qui ne gagne ses galons que sur la durée. Le cadre est typique Sauvé Par le Gong (que vous pouvez remplacer par une série scolaire un peu moins has-been, c'est tout ce qui me vient comme référence... je sais, je me fais vieux). Il y a la bande de losers qui se prennent sans arrêt des milk-shakes dans la gueule, le quarterback qui cache son âme de chanteur, la pom-pom girl garce, la prof de gym hitlérienne et la conseillère d'orientation hyper coincée. Dans les premiers épisodes, on est dans les clichés des clichés, et on se sent mal barrés, d'autant qu'on (enfin quand je dis on, c'est moi et tite chérie) connaît pas la moitié des chansons, que très peu ne sont pas post-synchronisées avec cet effet de merde à la Kanye West que je ne comprends pas comment ça a pu devenir à la mode alors que c'était déjà craignos quand Cher s'en servait, et qu'un côté un peu gentillet flotte sur l'ensemble.
Et puis déjà, au bout de quelques épisodes, la série se met à jouer avec le fait que les personnages sont des caricatures, en les prenant à contre-pied ou en s'en servant pour aborder sérieusement des thèmes un peu plus hard que "qu'est-ce qu'on va chanter aujourd'hui". Certains acteurs sont vraiment hilarants dans l'excès, au premier rang desquels la fameuse coach des pom-pom girls (qui sont des meneuses de claques dans les sous-titres canadiens, d'ailleurs, préparez-vous à être parfois distraits par ceux-ci). Et puis à la moitié de la saison, les choses s'accélèrent au point qu'on croit voir une fin de saison... Et j'ai compris pourquoi : Là encore, on est sur la Fox, célèbre pour arrêter ces séries qui ne s'appellent pas 24 après quatre épisodes, et les scénaristes ont préféré assurer leurs arrières et faire douze épisodes qui tiennent la route. Le résultat, c'est que les épisodes suivants ont été tournés bien plus tard, quand on a su que la série était un méga-carton, et que ça se voit. Tout à coup, chaque numéro devient un morceau de bravoure avec du pognon plein l'écran (ce qui aide pour une comédie musicale, faut l'avouer), et surtout les chansons deviennent un genre de maxi-best of, avec carrément tout un épisode consacré à Madonna, avec du Queen, des Beatles, du Lady Gaga (je m'excuse tout de suite d'avoir mis Lady Gaga dans la même phrase que Queen et les Beatles)... Enfin bref, le budget achat de chansons a visiblement explosé. Et mine de rien, ça aide quand la moitié des chansons ne sont pas des soupes de sous-variétoche qu'on n'a jamais entendues.
Donc, on s'est finalement bien amusés avec Glee. Ca ne vaut évidemment pas les séries majeures qu'on suit habituellement, et ça ne vaut pas Dollhouse, mais il n'y en a pas tant, des comédies que je suis, depuis que Friends s'est arrêté.
Tiens, pour ceux que ça intéresse, vous vous demandez peut-être comment je sais quels Blu-Rays étrangers passent dans un lecteur français et avec quelles langues et quels sous-titres ? Mon site de référence c'est www.blu-ray.com, tout simplement, qui a le mérite de lister aussi les sorties anglaises... qui pour le coup sont de la même zone que nous ! Tiens, c'est d'ailleurs en Irlande que j'ai acheté la saison 1 des Soprano... Je veux la saison 2 !!!
(Image Copyright Fox)
Bon, hier soir, avec ma tite chérie, on a regardé l'épisode final de
Lost. Forcément, pour en parler, je vais devoir rentrer dans les détails, mais d'abord, quelques mots sur l'humeur bizarre dans laquelle je me trouve. Ne vous inquiétez pas, je
préviendrai quand je basculerai en mode Spoilers. (Oui, je sais que l'image que j'ai choisie est un genre de spoiler. Mais il est assez léger et l'image était vraiment trop appropriée pour que je
passe à côté).
Même si je n'ai pas vraiment le temps de m'apesantir dessus (ma trad du deuxième volume de la JLA de Morrison m'attend de pied ferme), cet épisode m'a plongé dans une espèce de mélancolie, un peu du genre de celle que j'avais éprouvée à la fin de Six Feet Under. Sans comparer, hein, j'ai beau adorer Lost, Six Feet Under était beaucoup plus poignant et profond, mais voilà quoi. C'est fini. A pu Lost.
J'ai continué à me faire balader d'épisode en épisode depuis mon "checkpoint" de mi-saison. J'ai adoré le fait que, jusqu'à ce que cet épisode final commence, je n'avais aucune idée de ce qu'il allait contenir et de comment ils allaient boucler l'affaire. Un truc devenait évident au fur et à mesure de la saison 6, cependant : Ceux qui attendaient surtout des réponses allaient sans doute être déçus. Ceux qui attachaient plus d'importance aux personnages allaient davantage apprécier. Il y a eu des réponses, mais beaucoup de questions sont restées en suspens, et comble de la provoc', d'autres questions ont été rajoutés à la pile.
Personnellement, ma seule crainte (et là, j'entre dans les spoilers pour ceux qui n'ont encore rien vu de la saison 6) était que les flash-sideways, quelle que soit leur explication, amoindrissent tous les sacrifices faits par les personnages au cours de la série. J'étais intrigué par le concept et où ça pouvait mener, et comme je l'ai dit précédemment, je pensais qu'on allait vers un truc où les deux réalités fusionnaient, un truc du genre, mais par exemple (j'entre encore plus dans les spoilers pour ceux qui n'ont pas vu les épisodes précédant le final) je pense n'avoir pas été aussi ému par la mort de Sayid, Sun et Jin que j'aurais dû l'être, tout simplement parce que leur survie dans une autre réalité semblait indiquer que tous ces sacrifices étaient "pour rien", comptaient pour du beurre, et pouvaient être "annulés" par la suite. Il se trouve que non, et que c'était un peu le sujet de la série. Et qu'en prenant ça en compte, la fin de la série était la seule qui pouvait fonctionner.
La plupart des critiques que j'ai lues concernant la fin, et donc la série dans son ensemble, sont du calibre "ils ont pas dit pourquoi ça", "moi j'aurais plutôt fait ça", "ma version est mieux", "j'ai rien compris", "en fait, on sait rien". Les gens étaient attachés au Lost au point d'être un peu possessifs, c'était "leur" série. Mais c'était d'abord la série de leurs auteurs, et ils sont allés au bout de l'histoire qu'ils voulaient raconter. Vous avez les glandes parce qu'on ne sait pas d'où sort la statue, pourquoi les bébés conçus sur l'île tuent leur mère, qui était Henry Gale, ce qui s'est passé après la Purge ? Il y a une centaine de théories sur le Net, vous-même en avez sûrement élaboré une dizaine pendant ces six années, j'ai fait pareil. Et vous savez quoi ? C'est sans doute votre théorie qui est la bonne. Rien de ce qui arrive dans l'épisode final ne rend vos théories moins plausibles, et même, vous pourrez en élaborer d'autres à l'avenir. Les mystères de Lost sont à mettre dans le même sac que ce que dit Bill Murray à l'oreille de Scarlett Johansen à la fin de Lost in Translation, est-ce que Harrison Ford est un répliquant ou pas... Chacun amène son bagage en regardant Lost et élabore SES réponses en conséquence... et c'est exactement ce qui arrive aux héros de l'histoire. Tous amènent leur bagage sur l'île et élaborent leurs réponses. Et tout le monde a raison. Mais j'y reviendrai.
Ce qui est amusant, c'est que l'absence de réponses fait peut-être bisquer, mais que donner des réponses aurait sans doute été pire. Voir les réactions mitigées à quasiment toutes les révélations qui ont été faites cette saison, de la part de ceux qui ont consacré des années à élaborer les théories les plus complexes.
Là où ce dernier épisode est indubitablement une réussite, que l'on ait soif de réponses ou pas, c'est au niveau affectif. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai eu la larme à l'oeil, et où tite chérie a quasiment explosé en sanglots, elle qui avait lâché la série au milieu de la saison 2. Un épisode par ailleurs terriblement dense, malgré ses 1 heure et 40 minutes, et particulièrement bien dialogué. Mais pour aller plus loin, il va falloir que j'entre dans les spoilers, les vrais, les gros. Allez donc voir l'épisode, et lisez la suite ensuite.
Il se trouve qu'hier après-midi, ma tite chérie et moi étions à la maternité, pour notre échographie du second trimestre. C'est notre premier, c'est un garçon, il doit naître en octobre, tout se passe bien, je suis le plus heureux des hommes, voilà, c'est dit. C'est sans doute l'un des moments les plus importants de mon existence, mais il est personnel, et je n'avais pas forcément l'intention de l'évoquer dans ces colonnes. Mais voilà qu'en attaquant ce dernier épisode de Lost, la première grosse scène d'émotion est celle représentée par la photo en haut de la page. Quand Juliet commence l'échographie de Sun, tite chérie a lancé joyeusement un "oh, c'est nous !"... A peu près trente secondes plus tard, alors que les souvenirs de l'île affluaient dans les mémoires de Sun et Jin, elle n'arrivait plus à retenir ses sanglots. Et ça a été comme ça quasiment à tous les "flash-backs", au point que tite chérie a fini par me demander "Putain, ils sont encore beaucoup à devoir se souvenir ?".
C'est évidemment la grande force de la série télé par rapport au cinéma. De simples montages de trente secondes ont une force affective qui est tout simplement impossible à obtenir au cours d'un film d'une heure et demie. Ce sont six ans de leur vie, de notre vie, qui sont résumés ainsi, et la force de ces passages est immense, grâce aussi à la musique magnifique de la série. C'est aussi fait avec beaucoup plus de finesse et de goût, j'ai trouvé, que les scènes équivalentes du dernier épisode de Battlestar Galactica, très lourdes, mal amenées et qui ne nous avaient pas émus pour un sou.
Du côté de la vraie réalité, l'histoire des rescapés du vol Oceanic est bouclée, et un nouveau chapitre de l'histoire de l'île commence. Je dois dire que j'ai été assez surpris qu'il reste des survivants à la fin de l'histoire (eh, qui aurait aimé voir les aventures de Richard découvrant notre monde dans un one-shot ? Miles et Sawyer montant une boîte de détectives privés ? Jungle Claire apprenant à changer les couches ?), ce qui montre à quel point les auteurs ont bien su faire monter la pression lors des derniers épisodes. Et peut-être que, finalement, les flash-sideways ont participé à ça, puisqu'ils nous faisaient miroiter une happy-end qui nous permettait d'envisager le pire pour la réalité de l'île.
Ce qui rend la dernière scène d'autant plus poignante et importante puisqu'elle affirme et certifie que la réalité de l'île était bien la seule réalité, qu'aucune règle de la série n'a été violée, que Whatever Happened Happened et que Dead is Dead. Et d'un coup, toute la série m'est un peu remonté à la gueule. Sun et Jin sont bien morts noyés dans un sous-marin. Locke est bien mort tué par Ben dans une chambre d'hôtel minable, ses rêves de grandeur écrasés. Cette série a été la plus cruelle avec ses personnages principaux de mémoire de téléspectateur. Et malgré toutes ces morts, malgré tous ses sacrifices qu'on peut qualifier d'inutiles ou pas... Tous ces personnages qui étaient "perdus" ont trouvé une communauté, des amis, ils ne sont plus seuls. "Live together, die together". Voilà pourquoi la fin et l'explication des flash-sideways me paraît idéale et la conclusion parfaite aux thèmes de la série. Jusqu'à la dernière image de Jack dans son champ de bambous, voyant passer l'avion, puis fermant l'oeil qu'on a vu tant de fois s'ouvrir au cours de la série. Parfait.
Et pourtant, je suis un agnostique convaincu, je ne crois en aucun dieu, mais d'après moi, il ne s'agit pas de ça ici, ni même d'un au-delà. D'après moi, on est beaucoup plus proches de la vision de l'existence telle qu'exposée par Alan Moore dans Promethea que d'aucune religion "homologuée". Une vision un peu brouillée par la décision d'avoir situé la dernière scène dans une église, ce qui m'a paru la seule faute de goût jusqu'à ce que je réalise en voyant des captures d'écran que les vitraux de cette "église" symbolisaient toutes les religions, de la croix à l'étoile de David au Yin et au Yang. Comme dans Promethea, il est difficile d'éviter le sujet de la religion en abordant un tel thème, mais l'idée proposée transcende toutes les religions. Jusqu'à l'usage du terme "la Source" pour cette énergie qui est au coeur de l'île et derrière la dernière porte ouverte par Christian Shepherd, cette énergie primordiale, pré-Big Bang, dont nous venons tous et à laquelle nous retournons après notre mort. Une lumière qu'il était essentiel de ne pas éteindre et un concept auquel je suis davantage capable d'adhérer que le type avec la barbe blanche qui a créé le monde en sept jours.
A moins que je me trompe totalement et que Dark Locke ait eu raison. Que son départ de l'île n'aurait fait que faire couler l'île et basta. J'ai adoré le dialogue entre Jack et Locke en haut de la Source : "Tu avais tort" / "Tu avais tort aussi". Et en fait, ils avaient tous les deux raison. Et on ne saura jamais qui avait plus raison que l'autre. Et on revient à ce que je disais plus haut.
Pour moi, la réussite ou pas de la série pour la postérité tenait en une seule question : Est-ce qu'après avoir vu le final, j'aurais toujours envie de me refaire toute la série comme j'avais pensé le faire plus tôt, ou est-ce que je n'en aurais plus rien à traire ? Je pense qu'en lisant cet article, vous avez ma réponse. Et que le meilleur indicateur, c'est que je pourrais sans doute continuer à déblatérer pendant six pages sur la série.
Adieu, Lost. Putain, tu vas me manquer.
(Image Copyright ABC)
Tiens, si vous ne savez pas quoi faire de vos sous, j'entame un genre de
gros déstockage de printemps-été-automne chez moi. Du côté des comics. Histoire de faire un peu de place pour des raisons on ne peut plus valables. Je vais donc mettre régulièrement des lots de
comics à vendre sur eBay (il y a un lien vers ma page de ventes quelque part à droite de cette page), d'une façon un peu anarchique parce que j'ai un peu la cosse de mettre en vente les albums un
à un. Enfin, voilà, pour vous dire qu'il y aura peut-être des affaires à faire, à commencer par les trois lots en vente en ce moment. Pour l'instant, c'est surtout des trucs récents, il y aura
peut-être quelques vieilleries par la suite.
Il y a quelques années, j'entendais beaucoup que LA série ultime, mise sur un piedestal par tous ceux qui l'avaient vu, c'était The Wire / Sur Ecoute. Je me disais qu'il faudrait que j'y jette un oeil un jour, et coup de bol, ma soeur m'a offert le coffret DVD de la Saison 1 pour mon anniversaire. Il y a un bail, hein. On a regardé le premier épisode avec tite chérie. Pas mal, mais rien qui nous asseye sur le cul. Trame assez classique. On accrochait pas forcément à la réalisation. Il était tard, on s'est contentés d'un épisode. Le coffret est toujours là, pas loin du lecteur, mais on n'a jamais vu la suite.
Et c'est pas la première fois que ça m'arrive. J'ai les coffrets Blu-Ray de Weeds Saison 1 et Pushing Daisies Saison 1. On a vu deux épisodes du premier et un du deuxième (dont je ne me souviens même plus vraiment, à vrai dire). J'en ai déduit qu'à part pour les séries à cliffhanger, genre Lost ou 24, il faut le temps pour se faire bouffer par une série. Quand on a commencé Dexter ou Six Feet Under, deux séries du même moule, celui où la saison consiste en fait en un immense film de 13 fois 50 minutes, on s'est enchaînés plusieurs épisodes et on s'est retrouvés accros. Pour ces séries, les premiers épisodes constituent en général un premier acte, de présentation des personnages, du concept, tout ça. On prend le temps de raconter une histoire et c'est assez normal de ne pas être complètement emporté dès le début.
Ce qui m'amène à Mad Men, qui de notoriété publique serait le nouveau Sur Ecoute. Absolument pas du point de vue thématique, hein, mais c'est une série qui remporte un tel succès critique que tout le monde s'en fout un peu de faire de l'audience avec. Les auteurs semblent très libres d'adopter le rythme qu'ils veulent et d'essayer des trucs.
Mad Men se passe au tout début des années 60 dans le monde de la publicité. Le premier épisode pose un peu les personnages, prépare vaguement quelques trames scénaristiques, mais surtout plante l'univers de l'époque, à savoir un monde qui nous rappelle à quel point la place de la femme dans la société a évolué en 50 ans. Et celle de la cigarette, aussi. Les personnages masculins atteignent des sommets rarement vus de machisme, et les femmes encaissent sans sourciller, parce que c'est comme ça que ça se passe. La manière dont tout le monde trouve cet état de fait normal est saisissant.
Assez intéressant, mais dans le même temps un peu glauque et déprimant. Tite chérie n'était pas sûre d'avoir envie de suivre une série entière où les femmes se font constamment trainer dans la merde. Et je pense que si je n'avais pas élaboré auparavant ma théorie des trois épisodes, on en serait restés là.
Et mal nous en aurait pris : Au fil de ces trois premiers épisodes, non seulement on s'attache de plus près à certains personnages, mais des éléments de suspense se mettent en place, quelques questions se posent, les personnages s'épaississent, gagnent en ambiguité... bref, il se passe tout ce qui fait qu'on devient accro à une série. Et par ailleurs, la série devient en partie la chronique d'un début d'émancipation de la femme. Au bout de ces trois épisodes, on était ferrés, et maintenant qu'on a fini cette première saison, on attend avec impatience que la Fnac se décide à m'envoyer le Blu-Ray de la Saison 2.
Mad Men mérite toutes les récompenses et la réputation qu'elle a, c'est une série riche et ambitieuse et je vous exhorte à vous y essayer, en gardant en tête que comme les autres exemples que j'ai cités, c'est une série qui se mérite. Comme Six Feet Under ou Dexter, Mad Men fait partie des séries si excellemment bien écrites qu'elles nous ont rendus beaucoup plus critiques par rapport aux longs-métrages. On a par exemple été vachement déçus par l'Imaginarium du Docteur Parnassius, cette semaine. C'est assez normal, en fait : Une série bien écrite a tellement plus de temps pour raconter son histoire et rendre ses personnages attachants que c'est un combat perdu d'avance. Mais c'est un autre sujet, tout ça pour dire qu'il faut voir Mad Men. Ne regardez pas le pilote sur un coin de table en faisant autre chose, vous serez déçu. Appliquez la théorie des trois épisodes !
Ce qu'on fera peut-être prochainement avec Sur Ecoute, d'ailleurs... parce que franchement, depuis le temps, je n'ai plus aucun souvenir du premier.
Je finirai par préciser que Mad Men est une production de la très dynamique chaîne AMC, qui diffuse également Breaking Bad (dont on a aussi beaucoup entendu parler) et qui prépare l'adaptation en série télé du Walking Dead de Robert Kirkman, avec Frank Darabont (The Mist, les Evadés) aux commandes ! Ca sent bon !
(Image Copyright AMC)
Je sais, c'est un peu pathétique. En revisitant un peu mes derniers
articles, je m'aperçois bien que depuis un petit paquet de mois, un article sur deux commence par une variation sur le thème "j'ai pas eu le temps, va y avoir plus de mises à jour, je sors la
tête de l'eau", bla bla bla, machin machin. Et le résultat, c'est quasiment pas d'articles au mois de mars, alors que si, si, j'aurais eu le temps d'en écrire.
Le temps mais pas du tout la tête à ça. Ca arrive aussi. J'aimerais pouvoir dire que ça va changer, mais ce coup-ci, je préfère ne pas m'avancer. Il y a toutes les raisons pour que j'aie le temps d'accorder un peu plus de temps à ce blog dans les mois qui viennent, mais il y a aussi toutes les raisons pour que ce soit le dernier de mes soucis. Bon, c'est pas comme si vous aviez payé un abonnement, hein, mais voilà, on verra ce qu'on verra, et advienne que pourra, et les moutons seront bien gardés. Et un tiens vaut mieux que deux baffes dans ta gueule.
Mais quitte à écrire un article par mois, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui se sont étonnés de ne pas encore avoir eu mon avis sur la dernière saison de Lost, en cours de diffusion. Je préférais attendre d'en avoir quelques-uns sous le coude avant d'émettre un jugement, mais vu qu'on a dépassé la moitié, j'ai intérêt à m'y mettre sans ça je n'aurai plus qu'à faire un bilan global de la série d'ici moins de deux mois.
C'est bizarre, hein, de se dire que la série sera définitivement bouclée fin mai ? Lost est une des séries les plus addictives qui soient, et c'est assez fou de lire les commentaires de ceux qui disent en avoir marre d'attendre des réponses, mais qui reviennent chaque semaine depuis maintenant six ans. D'une manière générale, on assiste avec cette saison à un phénomène prévisible : Un certain nombre de gens ne sont pour l'instant pas satisfaits par cette dernière saison, souvent pour des raisons diamétralement opposées, pas assez ci, un peu trop ça, rien à battre de Jacob, rien à battre de Kate. L'une des raisons principales est la structure choisie pour cette saison, qui a rajouté un mystère par-dessus tous les mystères de la série.
Ca va vite devenir très difficile de discuter de tout ça sans entrer dans les spoilers, donc je vais vite faire la version rapide de mes réactions : Moi, j'adore. J'ai lu un article de Drew McWeeny, un type que j'aime beaucoup, indiquant qu'il voyait dans cette espèce de tempête de commentaires inquiets, violents et parfois contradictoires, une espèce de phénomène de manque anticipé. Les fans ayant conscience qu'il s'agit des dernières heures de la série voient défiler chaque seconde des épisodes de cette saison qui n'est pas consacrée à offrir des réponses comme une seconde de perdue, et n'arrivent pas à se laisser porter. Perso, j'ai perdu absolument toute objectivité, je crois : Je suis monstrueusement fan, je savoure chaque épisode scène par scène, je me délecte de l'écriture (à noter qu'alors que la série devient de plus en plus sombre, les dialogues sont toujours aussi drôles). Et quand les réponses arrivent, je sautille sur mon siège, à côté de ma tite chérie qui, rappelons-le, avait lâché l'affaire en milieu de saison 2, se contentant de mes résumés passionnés et de quelques épisodes où je lui disais "celui-là, faut que tu le voies"... et qui est revenue avec l'épisode final de la saison 5.
Et c'est là qu'on va rentrer dans les gros spoilers, donc si vous attendez une diffusion VF de la série (beurk, pouah) pour apprécier Lost saison 6, le mieux est de partir maintenant, sachant que j'ai vu tous les épisodes jusqu'à l'épisode centré sur Sun et Jin de cette semaine.
Tiens, d'ailleurs, parenthèse, je me suis essayé au téléchargement légal de la série sur l'iTunes Store. L'épisode diffusé le mardi soir arrive en VOST le mercredi après-midi (parfois le mercredi soir) sur mon ordi en téléchargement définitif, avec un forfait à quelque chose comme 30 euros et quelques pour l'intégrale en HD. Oui, c'est super cher, c'est du racket, et s'ils veulent que ça marche, va falloir qu'ils fassent des efforts. Mais la qualité d'encodage est là, la traduction est pas mal (sauf parfois celle des titres des épisodes, curieusement), et je file mes sous directement à ABC plutôt qu'à TF1. Je trouvais que ça valait le coup d'essayer. Mais ils pourraient au moins y ajouter une réduc' pour le coffret Blu-Ray à venir, merde.
Personnellement, je pense qu'on appréciera ou pas cette dernière saison sur la base d'un principe simple : L'adhésion ou non au concept de Jacob vs L'Homme en Noir. Beaucoup comme moi attendaient d'en savoir enfin plus sur Jacob depuis la première fois qu'il a été évoqué, en début de saison 3 si mes souvenirs sont bons, mais je peux comprendre que ceux qui sont surtout là pour savoir si Kate va finir avec Jack ou Sawyer (oui oui, ils existent vraiment) s'ennuient un peu, comme d'autres peuvent regretter que Locke ne soit plus vraiment Locke (ce qui doit par contre être assez jouissif pour Terry O'Quinn, l'acteur qui l'incarne). Un des "défauts" de cette dernière saison, c'est aussi, sans doute, de s'adresser surtout aux fans absolus de la série, qui connaissent chaque recoin de chaque épisode et saisissent toutes les allusions, "méta" ou non. Pour un acharné comme moi, qui ai dû voir chaque épisode de la série au moins deux fois (oui, même celui où on apprend comment Jack a eu ses tatouages), c'est on ne peut plus gratifiant.
Je prends un exemple dont j'ai déjà pu parler je ne sais plus sur quel forum, mais qui est très symptomatique. L'été dernier, lors de la Comic-Con, un panel de questions-réponses a été organisé (trouvable facilement sur YouTube), donnant une dernière occasion aux fans de poser leurs questions aux créateurs de la série. Je sais pas pourquoi ils se cassent, d'ailleurs, les auteurs n'ont jamais dit que des conneries quand on leur a posé des questions sur les grands mystères de la série. Jorge Garcia (Hurley) s'était incrusté parmi les fans pour poser sa propre question sur un ton un peu agacé, à savoir (je résume) : "Oui, bon, vous nous avez promis que dans la saison 6, on aurait enfin la réponse à toutes nos questions concernant la série. Dans la saison 1, Sayid torturait Sawyer pour qu'il dise où il avait caché l'inhalateur de Shannon, et on s'est finalement aperçu que c'était pas Sawyer qui l'avait. Est-ce que dans la saison 6, on saura enfin où est passé l'inhalateur de Shannon ?" Rires dans la salle, regards navrés des auteurs.
Et du coup, j'ai explosé de rire durant l'épisode "Lighthouse" lorsque, alors que Hurley conduit Jack au phare de Jacob, il tombe sur l'inhalateur de Shannon, à côté de leur ancienne grotte. Cette façon de ne jamais se prendre au sérieux, de préserver avec acharnement ce côté ludique de la série, est pour moi une des raisons qui rend la série si attachante. Je prendrai comme autre exemple le moment où Richard annonce à tout le monde qu'ils sont tous morts et que cette île est en fait l'Enfer, une des théories favorites des fans durant les premières saisons.
L'autre élément qui agace beaucoup les fans cette année, c'est le temps "perdu" avec les flash-slideways, ces aperçus de la réalité parallèle dans laquelle l'avion ne s'est jamais écrasé sur l'île, procédé qui remplace les flash-backs et les flash-forwards des saisons précédentes. Là aussi, je pense que le problème vient de l'anxiété que les fans ont concernant le temps qui s'égrène peu à peu vers le dernier épisode. Pourquoi perdre du temps avec ces histoires anecdotiques ? A l'autre bout du spectre, il y a ceux qui pensent avoir déjà compris le fin mot de l'affaire et qui disent que cette réalité n'est pas parallèle, mais le résultat des actions de nos héros au cours de la saison. Que c'est la saison 7, en somme. Ca, j'y crois pas une seconde, me fondant principalement sur le "ça a marché" que lance Juliet avant de mourir. Les deux trames sont bien parallèles et vont où se confondre où influer l'une sur l'autre, j'en suis à peu près persuadé. Et je suis d'ailleurs aussi persuadé que le prochain épisode, centré sur Desmond, va nous en dire beaucoup plus sur le pourquoi du comment de cette réalité parallèle. Souvenons-nous que les épisodes de Desmond sont en général les meilleurs de la série. Quoi qu'il en soit, je pense que les auteurs savaient dès le départ que ces flash-sideways allaient contrarier, agacer, et je les trouve assez couillus d'être allés au bout du truc, en ne lâchant qu'un petit indice par-ci par-là, des pistes de réflexion pour nous aider à deviner la signification de la réalité parallèle. Du coup, on est encore en train d'échafauder des théories alors qu'on est en train de nous déballer tous les mystères de l'île.
Vous me direz, d'où me vient cette confiance aveugle pour les auteurs de Lost ? C'est très simple : J'ai été tout simplement époustouflé par l'immense rebondissement de la fin de la saison 5 concernant Locke. Je me suis revu une bonne partie de la saison 5 avant d'attaquer la 6, principalement tout ce qui précède la mort de Locke, et je pèse mes mots en disant que c'est un des rebondissements les plus énormes et les mieux préparés de l'histoire de la série télé. Tous les éléments, tous les indices sont là pour qu'on comprenne que le Locke ressuscité est en fait la fumée noire, c'est d'une cohérence et d'une maîtrise implacables. Et en plus d'être un excellent rebondissement, il donne à la carrière de John Locke dans la série une dimension tragique absolument incroyable, remontant à certains des tous premiers épisodes de la série, je pense notamment à celui où la fumée noire épargne Locke... ce qui prend tout son sens aujourd'hui.
C'est pour ça que j'accorde toute ma confiance aux auteurs pour cette dernière ligne droite, d'autant que je fais partie de ceux qui ont toujours apprécié les personnages de la série. Je n'ai donc aucun mal à apprécier les destinées parallèles des différents personnages, les apparitions d'à-peu-près tous les rôles secondaires apparus depuis la saison 1, et toute la saison 6, jusque là, m'a plu. Allez, si, j'ai quand même un bémol sur l'épisode de Sawyer, un peu tarabiscoté dans le côté "j'arnaque tout le monde mais en fait je pense qu'à moi".
Mais tout de même, si je repense aux moments que j'ai adorés dans cette saison, il y en a un paquet :
La découverte des deux réalités parallèles.
Le Sayid zombie complètement flippant.
La Claire enfant sauvage.
Le discours déchirant de Ben à Ilana.
Jin qui découvre les photos de sa fille.
L'épisode entier consacré aux origines de Richard. La discussion avec Jacob en particulier.
Le phare et le retour des numéros magiques. Le concept des candidats.
L'attaque du temple par la fumée noire.
La baston entre Sayid et le chef du temple.
Les manipulations de "Dark Locke".
Le retour de Desmond.
J'en oublie sûrement. Non, vraiment, je comprends pas ce qu'ils ont, ceux qui subitement n'aiment plus la série. Ils n'ont pas dû voir Battlestar Galactica, qui tirait la dernière saison en longueur pour nous donner toutes les réponses en six minutes au milieu d'un épisode. Ici, les réponses sont saupoudrées, comme toujours depuis le début de la série. Je trouve la cohérence avec tout ce qui s'est fait avant assez admirable. On n'a pas dû voir la même série, pendant six ans.
Moi, et à moins d'une grosse grosse maladresse dans les sept épisodes qui restent (dont un double), je suis ravi ravi.
(Image Copyright ABC)
Ca fait quelques semaines déjà que j'ai fini de visionner, en Blu-ray, la
première saison de Fringe, la dernière création télévisuelle de J.J. Abrams, créateur d'Alias et Lost. Je me suis depuis lancé dans un
marathon Prison Break (eh oui, j'en étais resté à la première saison) et la série m'était un peu sorti de la tête, ce qui en dit sans doute long sur sa qualité à moyen terme, mais bon,
voyons ça.
Tout d'abord, un petit mot rapide pour signaler aux lecteurs de comics que la Page
Officielle Facebook Panini Comics France (Ou POFPCF, que je vous mets au défi de prononcer sans cracher partout) est en ligne. On lui a donné une adresse toute propre : www.facebook.com/PaniniComicsFrance, et j'ai ajouté le lien à ma liste de liens à droite. Elle va se mettre en place tout doucement,
on m'a refilé les clés hier soir, mais je peux d'ores et déjà vous dire qu'une nouveauté sera l'apparition régulière et progressive dans le dossier Photos des couvertures des prochains albums. Il
ne faudra pas hésiter (comme l'ont déjà fait certains) à me donner vos avis sur la meilleure façon de procéder. J'ai des idées sur la question, je compte bien les tester, mais après je peux
toujours changer d'avis.
Michael Jackson était peut-être the King of Pop, mais le King of the TV Series, c'est un
autre Michael. Michael C. Hall était déjà au générique d'une de mes séries achevées préférées, Six Feet Under, grâce à Dexter, il fait
un doublé.
Oui, bon. Un mois sans mise à jour. Ce blog prend l'eau ou quoi ?
Trop, je kiffe.
- LE CACHEMIRE XBT : de Labiche au Café de la Gare, tous les mardis de juillet à 19h !
Mes prochaines traductions comics :
DEADPOOL PULP (janvier)
FRINGE 2 (janvier)
SCARLET (février)
X-MEN UNIVERSE HORS SERIE 1 (février)
SECRET WARRIORS DELUXE 1 (février)
X-MEN CLASSIC (à partir de mars)
DEADPOOL MAX 1 (mars)
DEADPOOL CORPS 3 (mars)
LA TOUR SOMBRE 12 (mars)
POWERS 1 et 2 (mars)
100 BULLETS 1, 2 et 15 (mars)
MARVEL HEROES EXTRA 10 (avril)
FEAR ITSELF HS 2 (mai)
THE FEARLESS (à partir de juin)
ACTS OF VENGEANCE OMNIBUS (octobre)
Mais fermez-la...