Séries TV

Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 22:34

gleedollhouse.jpg Cette semaine, j'ai fini d'écrire les textes pour le Catalogue Panini 2011. C'est un outil important, il y a plein de gens qui se jettent dessus en arrivant à Angoulême, il y a même cette année les huit pages inédites d'Avengers Academy 0 en bonus... N'empêche qu'à écrire, c'est un peu une plaie. C'est du texte marketing, il y a pas vraiment de place pour du fond ou quoi que ce soit de ce genre, encore une fois c'est d'une grande utilité pour plein de gens, mais c'est pas ce qui m'amuse le plus. En général, c'est le genre de truc qui me prend deux fois plus de temps pour l'écrire que ça devrait, parce que j'erre sur Internet à trouver des moyens de pas bosser.

 

Tout ça pour dire que j'ai désormais un écran plasma 3D Samsung, et que vous pouvez vous attendre à un article là-dessus d'ici pas trop longtemps, histoire de vous dire ce que j'en pense à l'utilisation.

 

Pour l'instant, puisque j'ai fini mon catalogue (hurray !) et que j'ai un peu de temps avant de me replonger dans mes prochaines traductions, je vous dis un mot sur deux séries que vous n'avez pas encore pu voir à la télé française (pour l'instant, dans le cas de la première, a priori définitivement pour la seconde), mais que j'ai pu apprécier grâce à la magie des Blu-Rays américains multizones : Glee et Dollhouse.

 

Dollhouse, j'en ai déjà parlé dans ces colonnes. Joss Whedon aux commandes, super concept, belle exécution, un épisode de fin de première saison épique... et un gros gâchis parce que c'est passé sur la Fox, qui n'a rien fait pour soutenir la série, voire même. La première saison a été d'abord diffusée sans le dernier épisode parce que la série n'a pas été renouvelée. Elle a finalement eu droit à une deuxième saison avant d'être placée à un horaire absolument impossible. Et Whedon a bien évidemment vu le truc venir et en a profité pour tout boucler dans la saison 2 (qui fait treize épisodes, comme la première). Du coup, ça fait une saison bien dense, bien satisfaisante... avec peut-être un rebondissement deux épisodes avant la fin un peu dur à avaler. J'en connais qui ont décroché avec cette deuxième saison, plus noire, mais moi, j'ai vachement aimé, certains épisodes (celui de Priya, par exemple) font froid dans le dos. Ca continue d'être un concept génial pour certains acteurs, qui se retrouvent à jouer un rôle différent à chaque épisode,  le reste du casting est nickel (mentions spéciales pour Olivia Williams qui a une scène mémorable de réveil de gueule de bois, et pour Summer Glau qui fait une scientifique psychorigide juste au bord d'être psychopathe)... et puis pour les fans de comics, il y a un épisode entièrement réalisé par John Cassaday, qui avait dessiné l'Astonishing X-Men de Whedon... et c'est qu'il sait tenir une caméra, ce con !

 

Bref, une très bonne série qui ne dure que vingt-six très bons épisodes... mais bon, ça vaut mieux que d'être moyen sur deux cent douze, non ?

 

Glee, ça faisait longtemps que j'en entendais causer, je me suis donc laissé tenter par le coffret Blu-Ray de la saison 1... qui si je ne m'abuse est elle-même composée de deux demi-saisons. Je m'explique un peu plus loin. Glee est une série en comédie musicale assez marrante, mais qui ne gagne ses galons que sur la durée. Le cadre est typique Sauvé Par le Gong (que vous pouvez remplacer par une série scolaire un peu moins has-been, c'est tout ce qui me vient comme référence... je sais, je me fais vieux). Il y a la bande de losers qui se prennent sans arrêt des milk-shakes dans la gueule, le quarterback qui cache son âme de chanteur, la pom-pom girl garce, la prof de gym hitlérienne et la conseillère d'orientation hyper coincée. Dans les premiers épisodes, on est dans les clichés des clichés, et on se sent mal barrés, d'autant qu'on (enfin quand je dis on, c'est moi et tite chérie) connaît pas la moitié des chansons, que très peu ne sont pas post-synchronisées avec cet effet de merde à la Kanye West que je ne comprends pas comment ça a pu devenir à la mode alors que c'était déjà craignos quand Cher s'en servait, et qu'un côté un peu gentillet flotte sur l'ensemble.

 

Et puis déjà, au bout de quelques épisodes, la série se met à jouer avec le fait que les personnages sont des caricatures, en les prenant à contre-pied ou en s'en servant pour aborder sérieusement des thèmes un peu plus hard que "qu'est-ce qu'on va chanter aujourd'hui". Certains acteurs sont vraiment hilarants dans l'excès, au premier rang desquels la fameuse coach des pom-pom girls (qui sont des meneuses de claques dans les sous-titres canadiens, d'ailleurs, préparez-vous à être parfois distraits par ceux-ci). Et puis à la moitié de la saison, les choses s'accélèrent au point qu'on croit voir une fin de saison... Et j'ai compris pourquoi : Là encore, on est sur la Fox, célèbre pour arrêter ces séries qui ne s'appellent pas 24 après quatre épisodes, et les scénaristes ont préféré assurer leurs arrières et faire douze épisodes qui tiennent la route. Le résultat, c'est que les épisodes suivants ont été tournés bien plus tard, quand on a su que la série était un méga-carton, et que ça se voit. Tout à coup, chaque numéro devient un morceau de bravoure avec du pognon plein l'écran (ce qui aide pour une comédie musicale, faut l'avouer), et surtout les chansons deviennent un genre de maxi-best of, avec carrément tout un épisode consacré à Madonna, avec du Queen, des Beatles, du Lady Gaga (je m'excuse tout de suite d'avoir mis Lady Gaga dans la même phrase que Queen et les Beatles)... Enfin bref, le budget achat de chansons a visiblement explosé. Et mine de rien, ça aide quand la moitié des chansons ne sont pas des soupes de sous-variétoche qu'on n'a jamais entendues.

 

Donc, on s'est finalement bien amusés avec Glee. Ca ne vaut évidemment pas les séries majeures qu'on suit habituellement, et ça ne vaut pas Dollhouse, mais il n'y en a pas tant, des comédies que je suis, depuis que Friends s'est arrêté.

 

Tiens, pour ceux que ça intéresse, vous vous demandez peut-être comment je sais quels Blu-Rays étrangers passent dans un lecteur français et avec quelles langues et quels sous-titres ? Mon site de référence c'est www.blu-ray.com, tout simplement, qui a le mérite de lister aussi les sorties anglaises... qui pour le coup sont de la même zone que nous ! Tiens, c'est d'ailleurs en Irlande que j'ai acheté la saison 1 des Soprano... Je veux la saison 2 !!!

 

(Image Copyright Fox)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 10:25

lostfinale Bon, hier soir, avec ma tite chérie, on a regardé l'épisode final de Lost. Forcément, pour en parler, je vais devoir rentrer dans les détails, mais d'abord, quelques mots sur l'humeur bizarre dans laquelle je me trouve. Ne vous inquiétez pas, je préviendrai quand je basculerai en mode Spoilers. (Oui, je sais que l'image que j'ai choisie est un genre de spoiler. Mais il est assez léger et l'image était vraiment trop appropriée pour que je passe à côté).

Même si je n'ai pas vraiment le temps de m'apesantir dessus (ma trad du deuxième volume de la JLA de Morrison m'attend de pied ferme), cet épisode m'a plongé dans une espèce de mélancolie, un peu du genre de celle que j'avais éprouvée à la fin de Six Feet Under. Sans comparer, hein, j'ai beau adorer Lost, Six Feet Under était beaucoup plus poignant et profond, mais voilà quoi. C'est fini. A pu Lost.

J'ai continué à me faire balader d'épisode en épisode depuis mon "checkpoint" de mi-saison. J'ai adoré le fait que, jusqu'à ce que cet épisode final commence, je n'avais aucune idée de ce qu'il allait contenir et de comment ils allaient boucler l'affaire. Un truc devenait évident au fur et à mesure de la saison 6, cependant : Ceux qui attendaient surtout des réponses allaient sans doute être déçus. Ceux qui attachaient plus d'importance aux personnages allaient davantage apprécier. Il y a eu des réponses, mais beaucoup de questions sont restées en suspens, et comble de la provoc', d'autres questions ont été rajoutés à la pile.

Personnellement, ma seule crainte (et là, j'entre dans les spoilers pour ceux qui n'ont encore rien vu de la saison 6) était que les flash-sideways, quelle que soit leur explication, amoindrissent tous les sacrifices faits par les personnages au cours de la série. J'étais intrigué par le concept et où ça pouvait mener, et comme je l'ai dit précédemment, je pensais qu'on allait vers un truc où les deux réalités fusionnaient, un truc du genre, mais par exemple (j'entre encore plus dans les spoilers pour ceux qui n'ont pas vu les épisodes précédant le final) je pense n'avoir pas été aussi ému par la mort de Sayid, Sun et Jin que j'aurais dû l'être, tout simplement parce que leur survie dans une autre réalité semblait indiquer que tous ces sacrifices étaient "pour rien", comptaient pour du beurre, et pouvaient être "annulés" par la suite. Il se trouve que non, et que c'était un peu le sujet de la série. Et qu'en prenant ça en compte, la fin de la série était la seule qui pouvait fonctionner.

La plupart des critiques que j'ai lues concernant la fin, et donc la série dans son ensemble, sont du calibre "ils ont pas dit pourquoi ça", "moi j'aurais plutôt fait ça", "ma version est mieux", "j'ai rien compris", "en fait, on sait rien". Les gens étaient attachés au Lost au point d'être un peu possessifs, c'était "leur" série. Mais c'était d'abord la série de leurs auteurs, et ils sont allés au bout de l'histoire qu'ils voulaient raconter. Vous avez les glandes parce qu'on ne sait pas d'où sort la statue, pourquoi les bébés conçus sur l'île tuent leur mère, qui était Henry Gale, ce qui s'est passé après la Purge ? Il y a une centaine de théories sur le Net, vous-même en avez sûrement élaboré une dizaine pendant ces six années, j'ai fait pareil. Et vous savez quoi ? C'est sans doute votre théorie qui est la bonne. Rien de ce qui arrive dans l'épisode final ne rend vos théories moins plausibles, et même, vous pourrez en élaborer d'autres à l'avenir. Les mystères de Lost sont à mettre dans le même sac que ce que dit Bill Murray à l'oreille de Scarlett Johansen à la fin de Lost in Translation, est-ce que Harrison Ford est un répliquant ou pas... Chacun amène son bagage en regardant Lost et élabore SES réponses en conséquence... et c'est exactement ce qui arrive aux héros de l'histoire. Tous amènent leur bagage sur l'île et élaborent leurs réponses. Et tout le monde a raison. Mais j'y reviendrai.

Ce qui est amusant, c'est que l'absence de réponses fait peut-être bisquer, mais que donner des réponses aurait sans doute été pire. Voir les réactions mitigées à quasiment toutes les révélations qui ont été faites cette saison, de la part de ceux qui ont consacré des années à élaborer les théories les plus complexes.

Là où ce dernier épisode est indubitablement une réussite, que l'on ait soif de réponses ou pas, c'est au niveau affectif. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai eu la larme à l'oeil, et où tite chérie a quasiment explosé en sanglots, elle qui avait lâché la série au milieu de la saison 2. Un épisode par ailleurs terriblement dense, malgré ses 1 heure et 40 minutes, et particulièrement bien dialogué. Mais pour aller plus loin, il va falloir que j'entre dans les spoilers, les vrais, les gros. Allez donc voir l'épisode, et lisez la suite ensuite.

Il se trouve qu'hier après-midi, ma tite chérie et moi étions à la maternité, pour notre échographie du second trimestre. C'est notre premier, c'est un garçon, il doit naître en octobre, tout se passe bien, je suis le plus heureux des hommes, voilà, c'est dit. C'est sans doute l'un des moments les plus importants de mon existence, mais il est personnel, et je n'avais pas forcément l'intention de l'évoquer dans ces colonnes. Mais voilà qu'en attaquant ce dernier épisode de Lost, la première grosse scène d'émotion est celle représentée par la photo en haut de la page. Quand Juliet commence l'échographie de Sun, tite chérie a lancé joyeusement un "oh, c'est nous !"... A peu près trente secondes plus tard, alors que les souvenirs de l'île affluaient dans les mémoires de Sun et Jin, elle n'arrivait plus à retenir ses sanglots. Et ça a été comme ça quasiment à tous les "flash-backs", au point que tite chérie a fini par me demander "Putain, ils sont encore beaucoup à devoir se souvenir ?".

C'est évidemment la grande force de la série télé par rapport au cinéma. De simples montages de trente secondes ont une force affective qui est tout simplement impossible à obtenir au cours d'un film d'une heure et demie. Ce sont six ans de leur vie, de notre vie, qui sont résumés ainsi, et la force de ces passages est immense, grâce aussi à la musique magnifique de la série. C'est aussi fait avec beaucoup plus de finesse et de goût, j'ai trouvé, que les scènes équivalentes du dernier épisode de Battlestar Galactica, très lourdes, mal amenées et qui ne nous avaient pas émus pour un sou.

Du côté de la vraie réalité, l'histoire des rescapés du vol Oceanic est bouclée, et un nouveau chapitre de l'histoire de l'île commence. Je dois dire que j'ai été assez surpris qu'il reste des survivants à la fin de l'histoire (eh, qui aurait aimé voir les aventures de Richard découvrant notre monde dans un one-shot ? Miles et Sawyer montant une boîte de détectives privés ? Jungle Claire apprenant à changer les couches ?), ce qui montre à quel point les auteurs ont bien su faire monter la pression lors des derniers épisodes. Et peut-être que, finalement, les flash-sideways ont participé à ça, puisqu'ils nous faisaient miroiter une happy-end qui nous permettait d'envisager le pire pour la réalité de l'île.

Ce qui rend la dernière scène d'autant plus poignante et importante puisqu'elle affirme et certifie que la réalité de l'île était bien la seule réalité, qu'aucune règle de la série n'a été violée, que Whatever Happened Happened et que Dead is Dead. Et d'un coup, toute la série m'est un peu remonté à la gueule. Sun et Jin sont bien morts noyés dans un sous-marin. Locke est bien mort tué par Ben dans une chambre d'hôtel minable, ses rêves de grandeur écrasés. Cette série a été la plus cruelle avec ses personnages principaux de mémoire de téléspectateur. Et malgré toutes ces morts, malgré tous ses sacrifices qu'on peut qualifier d'inutiles ou pas... Tous ces personnages qui étaient "perdus" ont trouvé une communauté, des amis, ils ne sont plus seuls. "Live together, die together". Voilà pourquoi la fin et l'explication des flash-sideways me paraît idéale et la conclusion parfaite aux thèmes de la série. Jusqu'à la dernière image de Jack dans son champ de bambous, voyant passer l'avion, puis fermant l'oeil qu'on a vu tant de fois s'ouvrir au cours de la série. Parfait.

Et pourtant, je suis un agnostique convaincu, je ne crois en aucun dieu, mais d'après moi, il ne s'agit pas de ça ici, ni même d'un au-delà. D'après moi, on est beaucoup plus proches de la vision de l'existence telle qu'exposée par Alan Moore dans Promethea que d'aucune religion "homologuée". Une vision un peu brouillée par la décision d'avoir situé la dernière scène dans une église, ce qui m'a paru la seule faute de goût jusqu'à ce que je réalise en voyant des captures d'écran que les vitraux de cette "église" symbolisaient toutes les religions, de la croix à l'étoile de David au Yin et au Yang. Comme dans Promethea, il est difficile d'éviter le sujet de la religion en abordant un tel thème, mais l'idée proposée transcende toutes les religions. Jusqu'à l'usage du terme "la Source" pour cette énergie qui est au coeur de l'île et derrière la dernière porte ouverte par Christian Shepherd, cette énergie primordiale, pré-Big Bang, dont nous venons tous et à laquelle nous retournons après notre mort. Une lumière qu'il était essentiel de ne pas éteindre et un concept auquel je suis davantage capable d'adhérer que le type avec la barbe blanche qui a créé le monde en sept jours.

A moins que je me trompe totalement et que Dark Locke ait eu raison. Que son départ de l'île n'aurait fait que faire couler l'île et basta. J'ai adoré le dialogue entre Jack et Locke en haut de la Source : "Tu avais tort" / "Tu avais tort aussi". Et en fait, ils avaient tous les deux raison. Et on ne saura jamais qui avait plus raison que l'autre. Et on revient à ce que je disais plus haut.

Pour moi, la réussite ou pas de la série pour la postérité tenait en une seule question : Est-ce qu'après avoir vu le final, j'aurais toujours envie de me refaire toute la série comme j'avais pensé le faire plus tôt, ou est-ce que je n'en aurais plus rien à traire ? Je pense qu'en lisant cet article, vous avez ma réponse. Et que le meilleur indicateur, c'est que je pourrais sans doute continuer à déblatérer pendant six pages sur la série.

Adieu, Lost. Putain, tu vas me manquer.

(Image Copyright ABC)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 17:32

mad-men1 Tiens, si vous ne savez pas quoi faire de vos sous, j'entame un genre de gros déstockage de printemps-été-automne chez moi. Du côté des comics. Histoire de faire un peu de place pour des raisons on ne peut plus valables. Je vais donc mettre régulièrement des lots de comics à vendre sur eBay (il y a un lien vers ma page de ventes quelque part à droite de cette page), d'une façon un peu anarchique parce que j'ai un peu la cosse de mettre en vente les albums un à un. Enfin, voilà, pour vous dire qu'il y aura peut-être des affaires à faire, à commencer par les trois lots en vente en ce moment. Pour l'instant, c'est surtout des trucs récents, il y aura peut-être quelques vieilleries par la suite.

Il y a quelques années, j'entendais beaucoup que LA série ultime, mise sur un piedestal par tous ceux qui l'avaient vu, c'était The Wire / Sur Ecoute. Je me disais qu'il faudrait que j'y jette un oeil un jour, et coup de bol, ma soeur m'a offert le coffret DVD de la Saison 1 pour mon anniversaire. Il y a un bail, hein. On a regardé le premier épisode avec tite chérie. Pas mal, mais rien qui nous asseye sur le cul. Trame assez classique. On accrochait pas forcément à la réalisation. Il était tard, on s'est contentés d'un épisode. Le coffret est toujours là, pas loin du lecteur, mais on n'a jamais vu la suite.

Et c'est pas la première fois que ça m'arrive. J'ai les coffrets Blu-Ray de Weeds Saison 1 et Pushing Daisies Saison 1. On a vu deux épisodes du premier et un du deuxième (dont je ne me souviens même plus vraiment, à vrai dire). J'en ai déduit qu'à part pour les séries à cliffhanger, genre Lost ou 24, il faut le temps pour se faire bouffer par une série. Quand on a commencé Dexter ou Six Feet Under, deux séries du même moule, celui où la saison consiste en fait en un immense film de 13 fois 50 minutes, on s'est enchaînés plusieurs épisodes et on s'est retrouvés accros. Pour ces séries, les premiers épisodes constituent en général un premier acte, de présentation des personnages, du concept, tout ça. On prend le temps de raconter une histoire et c'est assez normal de ne pas être complètement emporté dès le début.

Ce qui m'amène à Mad Men, qui de notoriété publique serait le nouveau Sur Ecoute. Absolument pas du point de vue thématique, hein, mais c'est une série qui remporte un tel succès critique que tout le monde s'en fout un peu de faire de l'audience avec. Les auteurs semblent très libres d'adopter le rythme qu'ils veulent et d'essayer des trucs.

Mad Men se passe au tout début des années 60 dans le monde de la publicité. Le premier épisode pose un peu les personnages, prépare vaguement quelques trames scénaristiques, mais surtout plante l'univers de l'époque, à savoir un monde qui nous rappelle à quel point la place de la femme dans la société a évolué en 50 ans. Et celle de la cigarette, aussi. Les personnages masculins atteignent des sommets rarement vus de machisme, et les femmes encaissent sans sourciller, parce que c'est comme ça que ça se passe. La manière dont tout le monde trouve cet état de fait normal est saisissant.

Assez intéressant, mais dans le même temps un peu glauque et déprimant. Tite chérie n'était pas sûre d'avoir envie de suivre une série entière où les femmes se font constamment trainer dans la merde. Et je pense que si je n'avais pas élaboré auparavant ma théorie des trois épisodes, on en serait restés là.

Et mal nous en aurait pris : Au fil de ces trois premiers épisodes, non seulement on s'attache de plus près à certains personnages, mais des éléments de suspense se mettent en place, quelques questions se posent, les personnages s'épaississent, gagnent en ambiguité... bref, il se passe tout ce qui fait qu'on devient accro à une série. Et par ailleurs, la série devient en partie la chronique d'un début d'émancipation de la femme. Au bout de ces trois épisodes, on était ferrés, et maintenant qu'on a fini cette première saison, on attend avec impatience que la Fnac se décide à m'envoyer le Blu-Ray de la Saison 2.

Mad Men mérite toutes les récompenses et la réputation qu'elle a, c'est une série riche et ambitieuse et je vous exhorte à vous y essayer, en gardant en tête que comme les autres exemples que j'ai cités, c'est une série qui se mérite. Comme Six Feet Under ou Dexter, Mad Men fait partie des séries si excellemment bien écrites qu'elles nous ont rendus beaucoup plus critiques par rapport aux longs-métrages. On a par exemple été vachement déçus par l'Imaginarium du Docteur Parnassius, cette semaine. C'est assez normal, en fait : Une série bien écrite a tellement plus de temps pour raconter son histoire et rendre ses personnages attachants que c'est un combat perdu d'avance. Mais c'est un autre sujet, tout ça pour dire qu'il faut voir Mad Men. Ne regardez pas le pilote sur un coin de table en faisant autre chose, vous serez déçu. Appliquez la théorie des trois épisodes !

Ce qu'on fera peut-être prochainement avec Sur Ecoute, d'ailleurs... parce que franchement, depuis le temps, je n'ai plus aucun souvenir du premier.

Je finirai par préciser que Mad Men est une production de la très dynamique chaîne AMC, qui diffuse également Breaking Bad (dont on a aussi beaucoup entendu parler) et qui prépare l'adaptation en série télé du Walking Dead de Robert Kirkman, avec Frank Darabont (The Mist, les Evadés) aux commandes ! Ca sent bon !

(Image Copyright AMC)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 17:23

lostfinal Je sais, c'est un peu pathétique. En revisitant un peu mes derniers articles, je m'aperçois bien que depuis un petit paquet de mois, un article sur deux commence par une variation sur le thème "j'ai pas eu le temps, va y avoir plus de mises à jour, je sors la tête de l'eau", bla bla bla, machin machin. Et le résultat, c'est quasiment pas d'articles au mois de mars, alors que si, si, j'aurais eu le temps d'en écrire.

Le temps mais pas du tout la tête à ça. Ca arrive aussi. J'aimerais pouvoir dire que ça va changer, mais ce coup-ci, je préfère ne pas m'avancer. Il y a toutes les raisons pour que j'aie le temps d'accorder un peu plus de temps à ce blog dans les mois qui viennent, mais il y a aussi toutes les raisons pour que ce soit le dernier de mes soucis. Bon, c'est pas comme si vous aviez payé un abonnement, hein, mais voilà, on verra ce qu'on verra, et advienne que pourra, et les moutons seront bien gardés. Et un tiens vaut mieux que deux baffes dans ta gueule.

Mais quitte à écrire un article par mois, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui se sont étonnés de ne pas encore avoir eu mon avis sur la dernière saison de Lost, en cours de diffusion. Je préférais attendre d'en avoir quelques-uns sous le coude avant d'émettre un jugement, mais vu qu'on a dépassé la moitié, j'ai intérêt à m'y mettre sans ça je n'aurai plus qu'à faire un bilan global de la série d'ici moins de deux mois.

C'est bizarre, hein, de se dire que la série sera définitivement bouclée fin mai ? Lost est une des séries les plus addictives qui soient, et c'est assez fou de lire les commentaires de ceux qui disent en avoir marre d'attendre des réponses, mais qui reviennent chaque semaine depuis maintenant six ans. D'une manière générale, on assiste avec cette saison à un phénomène prévisible : Un certain nombre de gens ne sont pour l'instant pas satisfaits par cette dernière saison, souvent pour des raisons diamétralement opposées, pas assez ci, un peu trop ça, rien à battre de Jacob, rien à battre de Kate. L'une des raisons principales est la structure choisie pour cette saison, qui a rajouté un mystère par-dessus tous les mystères de la série.

Ca va vite devenir très difficile de discuter de tout ça sans entrer dans les spoilers, donc je vais vite faire la version rapide de mes réactions : Moi, j'adore. J'ai lu un article de Drew McWeeny, un type que j'aime beaucoup, indiquant qu'il voyait dans cette espèce de tempête de commentaires inquiets, violents et parfois contradictoires, une espèce de phénomène de manque anticipé. Les fans ayant conscience qu'il s'agit des dernières heures de la série voient défiler chaque seconde des épisodes de cette saison qui n'est pas consacrée à offrir des réponses comme une seconde de perdue, et n'arrivent pas à se laisser porter. Perso, j'ai perdu absolument toute objectivité, je crois : Je suis monstrueusement fan, je savoure chaque épisode scène par scène, je me délecte de l'écriture (à noter qu'alors que la série devient de plus en plus sombre, les dialogues sont toujours aussi drôles). Et quand les réponses arrivent, je sautille sur mon siège, à côté de ma tite chérie qui, rappelons-le, avait lâché l'affaire en milieu de saison 2, se contentant de mes résumés passionnés et de quelques épisodes où je lui disais "celui-là, faut que tu le voies"... et qui est revenue avec l'épisode final de la saison 5.

Et c'est là qu'on va rentrer dans les gros spoilers, donc si vous attendez une diffusion VF de la série (beurk, pouah) pour apprécier Lost saison 6, le mieux est de partir maintenant, sachant que j'ai vu tous les épisodes jusqu'à l'épisode centré sur Sun et Jin de cette semaine.

Tiens, d'ailleurs, parenthèse, je me suis essayé au téléchargement légal de la série sur l'iTunes Store. L'épisode diffusé le mardi soir arrive en VOST le mercredi après-midi (parfois le mercredi soir) sur mon ordi en téléchargement définitif, avec un forfait à quelque chose comme 30 euros et quelques pour l'intégrale en HD. Oui, c'est super cher, c'est du racket, et s'ils veulent que ça marche, va falloir qu'ils fassent des efforts. Mais la qualité d'encodage est là, la traduction est pas mal (sauf parfois celle des titres des épisodes, curieusement), et je file mes sous directement à ABC plutôt qu'à TF1. Je trouvais que ça valait le coup d'essayer. Mais ils pourraient au moins y ajouter une réduc' pour le coffret Blu-Ray à venir, merde.

Personnellement, je pense qu'on appréciera ou pas cette dernière saison sur la base d'un principe simple : L'adhésion ou non au concept de Jacob vs L'Homme en Noir. Beaucoup comme moi attendaient d'en savoir enfin plus sur Jacob depuis la première fois qu'il a été évoqué, en début de saison 3 si mes souvenirs sont bons, mais je peux comprendre que ceux qui sont surtout là pour savoir si Kate va finir avec Jack ou Sawyer (oui oui, ils existent vraiment) s'ennuient un peu, comme d'autres peuvent regretter que Locke ne soit plus vraiment Locke (ce qui doit par contre être assez jouissif pour Terry O'Quinn, l'acteur qui l'incarne). Un des "défauts" de cette dernière saison, c'est aussi, sans doute, de s'adresser surtout aux fans absolus de la série, qui connaissent chaque recoin de chaque épisode et saisissent toutes les allusions, "méta" ou non. Pour un acharné comme moi, qui ai dû voir chaque épisode de la série au moins deux fois (oui, même celui où on apprend comment Jack a eu ses tatouages), c'est on ne peut plus gratifiant.

Je prends un exemple dont j'ai déjà pu parler je ne sais plus sur quel forum, mais qui est très symptomatique. L'été dernier, lors de la Comic-Con, un panel de questions-réponses a été organisé (trouvable facilement sur YouTube), donnant une dernière occasion aux fans de poser leurs questions aux créateurs de la série. Je sais pas pourquoi ils se cassent, d'ailleurs, les auteurs n'ont jamais dit que des conneries quand on leur a posé des questions sur les grands mystères de la série. Jorge Garcia (Hurley) s'était incrusté parmi les fans pour poser sa propre question sur un ton un peu agacé, à savoir (je résume) : "Oui, bon, vous nous avez promis que dans la saison 6, on aurait enfin la réponse à toutes nos questions concernant la série. Dans la saison 1, Sayid torturait Sawyer pour qu'il dise où il avait caché l'inhalateur de Shannon, et on s'est finalement aperçu que c'était pas Sawyer qui l'avait. Est-ce que dans la saison 6, on saura enfin où est passé l'inhalateur de Shannon ?" Rires dans la salle, regards navrés des auteurs.

Et du coup, j'ai explosé de rire durant l'épisode "Lighthouse" lorsque, alors que Hurley conduit Jack au phare de Jacob, il tombe sur l'inhalateur de Shannon, à côté de leur ancienne grotte. Cette façon de ne jamais se prendre au sérieux, de préserver avec acharnement ce côté ludique de la série, est pour moi une des raisons qui rend la série si attachante. Je prendrai comme autre exemple le moment où Richard annonce à tout le monde qu'ils sont tous morts et que cette île est en fait l'Enfer, une des théories favorites des fans durant les premières saisons.

L'autre élément qui agace beaucoup les fans cette année, c'est le temps "perdu" avec les flash-slideways, ces aperçus de la réalité parallèle dans laquelle l'avion ne s'est jamais écrasé sur l'île, procédé qui remplace les flash-backs et les flash-forwards des saisons précédentes. Là aussi, je pense que le problème vient de l'anxiété que les fans ont concernant le temps qui s'égrène peu à peu vers le dernier épisode. Pourquoi perdre du temps avec ces histoires anecdotiques ? A l'autre bout du spectre, il y a ceux qui pensent avoir déjà compris le fin mot de l'affaire et qui disent que cette réalité n'est pas parallèle, mais le résultat des actions de nos héros au cours de la saison. Que c'est la saison 7, en somme. Ca, j'y crois pas une seconde, me fondant principalement sur le "ça a marché" que lance Juliet avant de mourir. Les deux trames sont bien parallèles et vont où se confondre où influer l'une sur l'autre, j'en suis à peu près persuadé. Et je suis d'ailleurs aussi persuadé que le prochain épisode, centré sur Desmond, va nous en dire beaucoup plus sur le pourquoi du comment de cette réalité parallèle. Souvenons-nous que les épisodes de Desmond sont en général les meilleurs de la série. Quoi qu'il en soit, je pense que les auteurs savaient dès le départ que ces flash-sideways allaient contrarier, agacer, et je les trouve assez couillus d'être allés au bout du truc, en ne lâchant qu'un petit indice par-ci par-là, des pistes de réflexion pour nous aider à deviner la signification de la réalité parallèle. Du coup, on est encore en train d'échafauder des théories alors qu'on est en train de nous déballer tous les mystères de l'île.

Vous me direz, d'où me vient cette confiance aveugle pour les auteurs de Lost ? C'est très simple : J'ai été tout simplement époustouflé par l'immense rebondissement de la fin de la saison 5 concernant Locke. Je me suis revu une bonne partie de la saison 5 avant d'attaquer la 6, principalement tout ce qui précède la mort de Locke, et je pèse mes mots en disant que c'est un des rebondissements les plus énormes et les mieux préparés de l'histoire de la série télé. Tous les éléments, tous les indices sont là pour qu'on comprenne que le Locke ressuscité est en fait la fumée noire, c'est d'une cohérence et d'une maîtrise implacables. Et en plus d'être un excellent rebondissement, il donne à la carrière de John Locke dans la série une dimension tragique absolument incroyable, remontant à certains des tous premiers épisodes de la série, je pense notamment à celui où la fumée noire épargne Locke... ce qui prend tout son sens aujourd'hui.

C'est pour ça que j'accorde toute ma confiance aux auteurs pour cette dernière ligne droite, d'autant que je fais partie de ceux qui ont toujours apprécié les personnages de la série. Je n'ai donc aucun mal à apprécier les destinées parallèles des différents personnages, les apparitions d'à-peu-près tous les rôles secondaires apparus depuis la saison 1, et toute la saison 6, jusque là, m'a plu. Allez, si, j'ai quand même un bémol sur l'épisode de Sawyer, un peu tarabiscoté dans le côté "j'arnaque tout le monde mais en fait je pense qu'à moi".

Mais tout de même, si je repense aux moments que j'ai adorés dans cette saison, il y en a un paquet :

La découverte des deux réalités parallèles.
Le Sayid zombie complètement flippant.
La Claire enfant sauvage.
Le discours déchirant de Ben à Ilana.
Jin qui découvre les photos de sa fille.
L'épisode entier consacré aux origines de Richard. La discussion avec Jacob en particulier.
Le phare et le retour des numéros magiques. Le concept des candidats.
L'attaque du temple par la fumée noire.
La baston entre Sayid et le chef du temple.
Les manipulations de "Dark Locke".
Le retour de Desmond.

J'en oublie sûrement. Non, vraiment, je comprends pas ce qu'ils ont, ceux qui subitement n'aiment plus la série. Ils n'ont pas dû voir Battlestar Galactica, qui tirait la dernière saison en longueur pour nous donner toutes les réponses en six minutes au milieu d'un épisode. Ici, les réponses sont saupoudrées, comme toujours depuis le début de la série. Je trouve la cohérence avec tout ce qui s'est fait avant assez admirable. On n'a pas dû voir la même série, pendant six ans.

Moi, et à moins d'une grosse grosse maladresse dans les sept épisodes qui restent (dont un double), je suis ravi ravi.

(Image Copyright ABC)

Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 15:35
fringe Ca fait quelques semaines déjà que j'ai fini de visionner, en Blu-ray, la première saison de Fringe, la dernière création télévisuelle de J.J. Abrams, créateur d'Alias et Lost. Je me suis depuis lancé dans un marathon Prison Break (eh oui, j'en étais resté à la première saison) et la série m'était un peu sorti de la tête, ce qui en dit sans doute long sur sa qualité à moyen terme, mais bon, voyons ça.

Normalement, voilà une série qui a tout pour me plaire. Un genre de X-Files sans le rythme Derrickien de la vieille série, qui rappelons-le mettait six saisons à fournir autant de rebondissements que dans un épisode d'Alias ou 24 Heures. Un auteur que j'apprécie aussi bien à la télé qu'au cinéma, je suis très client de la "méthode" Abrams, qui apporte un regard nouveau mais respectueux sur des grandes franchises, comme Mission Impossible 3, Star Trek ou Cloverfield (qui est un genre de relaunch de Godzilla, hein... ou de Blair Witch Project, au choix) et qui sait faire d'excellents pilotes de séries.

Il y avait aussi des raisons de douter, hein. Alias était génial... pendant deux saisons, avant de se vautrer méchamment dans les trois dernières. Mais ça a eu le mérite d'enseigner aux "showrunners" que quand on annonce un mystère dans une série, ça peut aider de savoir où on va, contrairement à ce qui s'est passé avec le foutoir Rambaldi. Et puis les auteurs à la tête de Fringe sont responsables des scénarii des deux Transformers, ce qui peut inquiéter. Mais aussi du fameux Star Trek, ce qui peut rassurer.

Alors Fringe est-il un nouvel Alias ou un nouveau Lost ? Ben, la série est plus proche d'Alias, d'une façon très évidente, puisque l'héroïne pourrait être un genre de grande soeur de Sidney Bristow. De plus, la qualité générale des dialogues est plus proche d'Alias que de Lost, dont les dialogues sont souvent excellents. Ici, c'est très, très inégal.

Le concept de la série est assez simple : Chaque épisode commence par un "cas" étrange d'événement surnaturel, même si le mot n'est pas forcément le bon. Ce sont plutôt des cas où la science est poussé jusqu'aux frontières de la science-fiction (et souvent bien au-delà, disons-le franchement). Une équipe du FBI à la X-Files est chargée de résoudre ces enquêtes, qui apparaissent bientôt comme liées par un genre de grand complot, parce qu'on est au 21ème siècle et que l'ère des séries qui n'ont pas de "mythologie" (ou de "continuité", ou de mystères à long terme, comme vous voulez) est révolue.

Ce qui fonctionne : Les fameuses scènes d'intro, souvent excellentes. Et le personnage de John Noble (qui apparemment n'obtiendra plus que des rôles de cinglé depuis son interprétation de roi fou du Gondor), un ancien savant fou devenu fou tout court, qui fait de la science comme on tient un garage, et qui illumine (et sauve parfois) chaque scène où il est présent. Il faut bien le dire, sans ce personnage, la série ne vaut pas grand-chose, car elle souffre du syndrôme "on n'a pas le temps, putain".

Pour info, le syndrôme "on n'a pas le temps, putain", c'est quand l'action pourrait avancer très vite, mais que l'épisode doit durer 42 minutes ou qu'un rebondissement ne doit pas être révélé avant six épisodes de plus. Dans ce cas, l'un des personnages (souvent celui d'Anna Torv, en l'occurrence) se retrouve bouffé par un problème psychologique à deux balles (du genre c'est l'anniversaire de la mort de son chien alors il est sur les nerfs, ce genre de truc) qui le pousse à retarder le scénario de façon complètement artificielle en traitant son entourage comme du poisson pourri et en prenant de mauvaises décisions. Ce qui fait en général dire au spectateur "On n'a pas le temps, putain". Voir aussi Sara Tancredi dans Prison Break ou une immense partie du casting de Lost avant la saison cinq. Sauf que dans Lost, j'ai toujours senti un genre de second degré dans la démarche, du genre : On est censés se foutre de leur gueule.

Tite chérie n'a tenu que quelques épisodes. Il faut dire qu'on a fait l'erreur, un soir, d'enchaîner une paire d'épisodes de Dexter avec un épisode de Fringe, et que ça n'a fait qu'exacerber les défauts de la seconde. Cela étant dit, le cliffhanger de fin de saison est assez chouette, la guest-star donne envie, et le personnage de Noble est vraiment attachant. J'attendrai le Blu-ray de la saison 2, donc, mais ce serait bien que la qualité monte d'un cran.

Et puisqu'on parle de Dexter, mon petit coup de gueule contre la campagne de pub de Canal + qui nous grille, j'imagine, le début de la saison 4 alors qu'on est toujours à la 2. Ben oui, on n'a pas Canal, les DVDs belges n'en sont qu'à la saison 2, et TF1 vient seulement de réaliser qu'ils étaient assis sur les droits depuis quatre ans. Rappelons en effet que les DVDs ne sortent pas officiellement en France parce que le contrat d'exclusivité stipule que TF1 doit d'abord avoir diffusé les épisodes. Du coup, on a attaqué le visionnage de la saison 3... comme on a pu. Parce que merde.

D'un autre côté, on peut voir la campagne de pub comme un gros doigt de Canal à TF1, ce qui rend la chose plus savoureuse.

(Image Copyright Fox)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 09:52
Tout d'abord, un petit mot rapide pour signaler aux lecteurs de comics que la Page Officielle Facebook Panini Comics France (Ou POFPCF, que je vous mets au défi de prononcer sans cracher partout) est en ligne. On lui a donné une adresse toute propre : www.facebook.com/PaniniComicsFrance, et j'ai ajouté le lien à ma liste de liens à droite. Elle va se mettre en place tout doucement, on m'a refilé les clés hier soir, mais je peux d'ores et déjà vous dire qu'une nouveauté sera l'apparition régulière et progressive dans le dossier Photos des couvertures des prochains albums. Il ne faudra pas hésiter (comme l'ont déjà fait certains) à me donner vos avis sur la meilleure façon de procéder. J'ai des idées sur la question, je compte bien les tester, mais après je peux toujours changer d'avis.

Ca fait longtemps qu'on n'a pas parlé série télé, non ? Alors revenons sur une série très sympa que je guettais depuis un petit bout de temps, le Dollhouse de Joss Whedon. Je m'aperçois qu'il y a finalement peu de monde qui connaît cette série, même parmi les gros consommateurs, et c'est bien dommage parce qu'elle est plutôt carrément classe. On vient de se finir le coffret de la saison 1 avec tite chérie, en Blu-ray importé des Etats-Unis, compatible toutes zones et proposant des sous-titres français. Si vous faites partie de ces gens ignobles qui regardez les trucs en VF, par contre, passez votre chemin, elle n'est pas proposée ici.

Comme c'est du Joss Whedon, c'est forcément très bien écrit, très bien dialogué... et ça a été diffusé n'importe comment aux Etats-Unis. Whedon, pour mémoire, c'est le créateur de Buffy (que je n'ai jamais vu, d'ailleurs), le scénariste de Toy Story et d'Alien 4, et l'auteur de la très bonne série Firefly. Firefly était un genre de western de l'espace qui a été programmé en dépit du bon sens et mis à la trappe après seulement une saison (un film, Serenity, est sorti par la suite, et je réalise en écrivant ces mots qu'il présente certains points communs essentiels avec Dollhouse). De la même manière, la première saison de Dollhouse a failli être la dernière, au point que l'excellentissime dernier épisode de la saison (le treizième) n'a initialement pas été diffusé. La série a finalement été sauvée... pour être programmée pour sa deuxième saison sur le pire créneau horaire de la semaine, le "vendredi de la mort" comme on l'appelle sur les sites US. La deuxième saison, de 20 épisodes cette fois, ira à son terme, mais ce sera la dernière.

En visionnant ce coffret, on est tout de même bien contents que Whedon dispose d'une saison supplémentaire pour tenter de boucler son histoire. Epitaph One, le fameux treizième épisode, ouvre tellement de pistes sur la finalité de la série et de son concept qu'il aurait été dommage de ne pas explorer encore un peu plus cet univers. Cette première saison pourra agacer les réfractaires au format "histoire de la semaine" (chaque épisode forme un tout cohérent, ce qui a ses avantages, évidents, et ses inconvénients en regard de l'avancement de la trame de fond), mais pour ma part, j'ai trouvé l'immense majorité des épisodes formidablement bien construits et écrits.

Le concept de Dollhouse, c'est le suivant : Des "poupées" humaines ont accepté de leur plein gré (enfin, pour la plupart) de livrer leur corps à une société qui s'occupe de vendre des corps programmables à des clients richissimes. A chaque épisode, donc, une nouvelle personnalité est "téléchargée" dans ces poupées pour coller à la mission du jour. Ca peut être un job de prostituée, tout bonnement, mais aussi de James Bond au féminin. Le corps peut aussi, par exemple, servir de véhicule à la personnalité d'une femme morte qui va s'en servir pour découvrir qui est son assassin (l'un des meilleurs épisodes de la saison). Un agent du FBI obsédé par Dollhouse cherche à en percer les secrets, une poupée mâle et psychopathe nommée Alpha s'est échappée dans la nature, et les véritables motivations des créateurs de Dollhouse sont un mystère qui plane en filigrane sur la série.

Le point positif, évidemment, et qui est assez jouissif à observer pour un acteur, c'est que la série permet aux personnages des poupées d'interpréter un rôle différent à chaque épisode. Ca a vraiment dû être une série sympa à tourner. Le point négatif, forcément, c'est qu'on a du mal à s'attacher aux poupées elles-mêmes, puisqu'on ne connaît pas vraiment leur personnalité à elles. Ceci est contrebalancé par l'intérêt suscité par les personnages faisant "tourner" la Maison de Poupées. Olivia Williams, par exemple, en Madame Claude de Dollhouse, est excellente.

Là où la série fait très fort, c'est qu'a l'instar des personnalités de ses poupées, elle change carrément de ton d'un épisode à l'autre, sans jamais oublier de s'amuser. Thriller de type chasse à l'homme dans le pilote, enquête à la Agatha Christie dans l'épisode que j'ai évoqué précédemment, ou hilarante course contre un virus qui pousse tous les personnages à perdre toutes leurs inhibitions, chaque épisode est surprenant à sa façon. Nous, en tout cas, on attend avec impatience le coffret de la saison 2 !

(Image Copyright Fox)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 17:28
Michael Jackson était peut-être the King of Pop, mais le King of the TV Series, c'est un autre Michael. Michael C. Hall était déjà au générique d'une de mes séries achevées préférées, Six Feet Under, grâce à Dexter, il fait un doublé.

Je crois pas que j'ai déjà parlé de Six Feet Under dans ces colonnes. J'y ai peut-être fait allusion, mais je ne crois pas m'être davantage étendu sur ce chef-d'oeuvre... à moins que si, mais j'ai un peu la flemme d'explorer les limbes de mon blog. Ca, c'est un risque au bout de deux ans d'existence.
Quoi qu'il en soit, Six Feet Under fait cinq saisons, s'est achevée il y a quelques années, et si vous n'y avez jamais goûté, c'est un crime. Il n'y a pas très longtemps, j'ai fini de me revoir l'intégrale de la saga Fisher avec ma tite chérie, qui avait mis très longtemps à accepter de s'y mettre parce qu'elle avait peur de pleurer tout le temps. Mais le premier truc à marteler concernant Six Feet Under, parce que ça peut surprendre à propos d'une série dont les héros sont des directeurs de pompes funèbres, c'est que c'est souvent très, très drôle. Alors oui, on chiale très régulièrement, mais l'ensemble de la série réalise l'exploit d'être une ode à la vie alors même qu'elle baigne dans la mort. Je classe par ailleurs la conclusion du dernier épisode comme l'une des toutes meilleures fins de série, sinon la meilleure. La première fois que je l'ai vue, elle m'a hanté quelques semaines, c'est à ce point. Bon, ça devait forcément résonner avec des trucs perso, mais le résultat est là. Et la mort, ça résonne avec à peu près tout le monde, hein.
Voilà une série qui m'a dissuadé de m'apesantir sur les petits tracas de l'existence (même si on ne peut parfois pas lutter contre la nature humaine qui nous pousse à nous prendre la tête sur des détails) et de ne pas laisser des disputes, des contrariétés ou autres déceptions m'empêcher de profiter de la vie. C'est assez difficile d'en parler sans devenir extrêmement neuneu (une des forces de la série, d'ailleurs, qui ne l'est pas du tout) mais c'est très certainement une série que devraient regarder tous ceux qui passent trop de temps à s'engueuler sur Internet avec de parfaits inconnus.
Le "pitch", pour ceux qui ne connaissent pas, c'est l'histoire de la famille Fisher, dont le père tient une entreprise de pompes funèbres. La mère est une matrone psycho-rigide qui rêve d'être autre chose, l'aîné a fui sa morbide famille dès son adolescence, son jeune frère (Michael C. Hall, donc), marche dans les pas de son père tout en refoulant son homosexualité et la benjamine est une adolescente rebelle qui avait toutes les raisons de devenir gothique mais a sans doute trouvé ça trop évident. Chaque épisode est articulé autour de la mort d'une personne. Pour l'épisode pilote, il s'agit du père, qui reviendra cependant régulièrement en "fantôme" visiter les membres de sa famille. Rien de surnaturel, hein, la série a le bon goût, même quand elle est tout près de basculer dans le fantastique, de laisser la porte ouverte à une explication psychologique plausible.
Enfin bref, si vous n'avez jamais vu cette série, pour les mêmes raisons que ma tite chérie ou pour d'autres, vous ratez quelque chose d'assez énorme. L'écriture est au top et le jeu d'acteur aussi, au point que les acteurs, comme c'est souvent le cas avec les séries, sont tellement indissociables de leurs rôles dans Six Feet Under qu'ils auront du mal à rebondir. D'ailleurs, on ne les a pas beaucoup revus depuis.

A l'exception de Michael C. Hall, et c'est assez incroyable que son retour se fasse dans une série tout aussi inévitable. Je n'ai goûté à Dexter qu'assez récemment. Je dois l'avouer, j'étais atteint du syndrome de la "sur-hype", c'est-à-dire qu'on m'en avait tellement parlé que j'avais très peur d'être déçu, et j'ai donc attendu assez longtemps pour que la Dexter-mania s'apaise un peu. Et puis le frère de tite chérie nous a offert la première saison en DVD et quand on s'y est enfin mis, on a avalé ça en quelques séances. On a adoré, c'est d'ailleurs une des raisons qui ont poussé tite chérie à enfin accepter de tester Six Feet Under.
Il y a plein de choses passionnantes et / ou rafraîchissntes dans Dexter (qui, pour ceux qui sont complètement passés à côté, parle d'un tueur en série qui ne tue que les tueurs) : Tout d'abord, on a un anti-héros auquel on est vraiment attaché, et qui est un vrai anti-héros, dont on ne sait plus à partir d'un certain point si on a raison d'être avec lui. La série pose des dilemmes assez insolubles dont on ne peut pas franchement dire que le dénouement, même heureux, est forcément souhaitable. C'est aussi très agréable d'avoir des saisons courtes (comme dans Six Feet Under, d'ailleurs) qui ne se perdent pas dans des chemins de traverses inintéressants. Chaque saison forme un tout, comme un gigantesque film qui n'appelle pas forcément de suite, et même si je suis accro à la cliffhangerite de type Lost, c'est aussi assez sympa de pouvoir déguster une saison de Dexter sans avoir besoin du coffret suivant là maintenant tout de suite. D'ailleurs, nous n'avons vu que les deux premières saisons, ne vous avisez donc pas de me spoiler la suite.
Des saisons qui racontent une histoire précise, donc, ce qui donne une série à la structure très léchée et assez imparable. Ajoutons que les personnages secondaires sont eux aussi très attachants et tous excellemment interprétés, ce qui était aussi une gageure : La série est tellement centrée sur Dexter que les histoires satellites des autres intervenants auraient facilement pu être gonflantes. Mais non, l'histoire entre la soeur de Dexter et un de ses supérieurs est tout aussi passionnante que l'enquête principale elle-même.
Il faut dire que l'écriture de cette série se situe à un très, très haut niveau. Attention d'ailleurs à la cohabitation avec d'autres séries : Nous avons un soir calé un épisode de Fringe (qu'on a commencé il y a peu) juste après un épisode de Dexter, et la narration, les dialogues, la construction fait tout à coup très pauvre à côté. En tant qu'auteur, Dexter est une des séries qui force le plus mon respect : Les dialogues sonnent juste et sont d'une finesse et d'une élégance qui font envie, l'omniprésente narration du personnage principale est toujours d'une intelligence rare, et la construction des épisodes au sein de l'intrigue décrite par la saison entière est parfaite. J'adore la façon dont le "meurtrier du jour" poursuivi par Dexter permet toujours un lien avec ses doutes du moment et la trame globale de la série. Je prendrai un exemple qui ne spoile pas grand-chose : Quand Dexter doute de sa capacité à mentir à son entourage à propos de ses "hobbies", il se retrouve à séquestrer un vendeur de voitures qui ment littéralement comme il respire. Leur confrontation est hilarante est fait progresser l'intrigue de l'épisode autant que l'intrigue de la saison.

Donc voilà, avec deux rôles-titres dans deux séries inévitables coup sur coup, je pense que Michael C. Hall mérite bien le titre de roi de la série télé.

Tiens, histoire de boucler la boucle : à propos de Michael Jackson, moi j'ai pas tenu un quart d'heure en regardant son concert gospel platinum show d'enterrement. Si, le début m'a bien fait rire, avec Mariah Carey (est-ce que vous pensez qu'elle est capable de chanter si quelqu'un lui tient les mains pour l'empêcher de faire ces gestes ridicules où elle illustre chaque effet de voix ?), et puis au six-centième "Jesus", j'ai craqué.

(Image copyright Showtime)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 11:01
Oui, bon. Un mois sans mise à jour. Ce blog prend l'eau ou quoi ?

A vrai dire, ça ne va pas forcément aller mieux dans le mois qui vient. En effet, j'ai à rendre pour la première quinzaine de juin les traductions des albums suivants : Starman 1 (déjà, c'est un sacré morceau), La Tour Sombre 6, Hellblazer 6, Y 9 pour la librairie, Heroes 23, DC Universe 50, Final Crisis 2 et Secret Invasion HS 3 pour le kiosque. Disons donc que c'est plutôt une bonne chose que A Suivre se mette en vacances à partir du 17 mai. A ce sujet, d'ailleurs, la pièce s'arrête pour deux mois, à cette date, donc, et reprendra le 16 juillet... en espérant aller au moins jusqu'à la fin de l'année ! C'est donc après avoir abattu cette immense masse de traduction (pas loin de mille pages, hein) que ce blog peut espérer reprendre une activité normale.

Mais bon, quoi qu'il en soit, au jour d'aujourd'hui, j'ai un peu d'avance sur mon planning, curieusement... J'en profite donc pour débriefer les derniers épisodes de Battlestar Galactica, diffusés récemment aux Etats-Unis. Bon, je vous préviens, ça va pas être facile d'en discuter sans spoilers, mais pour la version courte : tite chérie et moi, on a été pas mal déçus. Par la fin, par la dernière saison en général. Disons que pour une dernière saison, trop d'épisodes ressemblent à un épisode "filler" de première ou deuxième saison. En gros, il se passe pas grand-chose, et tout à coup, pendant dix minutes, il y a un déluge d'information. Et puis, il ne se repasse plus rien pendant trois épisodes.
On en a eu aussi un peu marre de la façon dont toute l'équipe du Galactica à tendance à se vautrer dans le désespoir. Combien de fois a-t-on vu des gens détruire leur mobilier, brûler des livres ou se taper la tête contre les murs de rage. Ok, ils sont malheureux, c'est triste, mais à force de charger la mule, ça finit par perdre de son impact. Il y aurait même une parodie super drôle à faire si la série avait plus de spectateurs. Le destin de Dualla, par rapport à ça, était (d'une façon très tordue) plutôt rafraîchissant.
Tiens, dans les trucs qui m'ont énervé avec Battlestar Galactica depuis le début de la série, il y a ce truc de montrer des images de l'épisode qui va suivre après le générique. J'ai horreur de ça, parce que souvent ça me fait deviner des trucs que j'aurais préféré découvrir, surentraîné au décodage de bande-annonce que je suis. Tite chérie, elle, elle aime bien, ce qui a donné lieu pendant toutes ces années à un jeu très rigolo : à la fin du générique, je ferme les yeux et j'essaie de l'empêcher de voir ce petit montage-spoiler. Hi hi hi. Ah, ça nous manquera, ça.

Mais bon, pour être un peu plus précis, passons aux trucs qui nous ont beaucoup beaucoup gonflés dans le dernier épisode. Ceux qui ne veulent pas de spoilers, sautez le paragraphe suivant :

Un des aspects qui m'a toujours fait un peu peur dans Galactica, c'est les références à Dieu. Les habitués de ces colonnes savent comme la religion d'une manière générale me pompe l'air, et Galactica a toujours dangereusement tutoyé ces thèmes. Mais j'aimais la façon dont la série intégrait aussi des divinités mythologiques (qui m'intéressent beaucoup plus que le grand barbu), et j'appréciais l'idée que la religion soit un élément essentiel de la psychologie des robots. Au final, on revient sur des histoires de Dieu qui a tout prévu, d'anges qui ont orchestré les événements... et ça me prend un peu le chou. D'autant que ça permet d'ignorer complètement tout ce qui a été installé à propos de Starbuck... et les réponses aux questions la concernant sont très, très décevantes. Mais le truc qui nous a le plus hérissé, ce sont les quinze séances d'adieux de la fin (à faire rougir le Seigneur des Anneaux). Passe encore que tout le monde décide à l'unanimité de renoncer pour toujours à la technologie sans que personne gueule, mais ils sont vraiment obligés de se dire tous adieu avant d'aller s'installer de l'autre côté de la colline ? Ils sont sur la même planète ! Qu'est-ce qui justifie qu'ils décident tous de ne plus jamais se revoir ? On a trouvé ça complètement crétin, et ajouté à la disparition subite de Starbuck, ça nous a même complètement ruiné l'impact qu'aurait pu avoir la mort de Roslin, normalement du gâteau à exécuter. Le coup de l'alliance, au secours. Et au fait, on ne saura donc jamais qui indique à Adama dans le pilote de la série, par fax, le nombre de modèles de Cylons existant ?

Donc, voilà, tout le monde peut revenir : on n'a pas aimé la fin de la série. Ce qui ne nous empêche pas de l'avoir plutôt beaucoup aimé dans son ensemble. Le passage sur New Caprica, l'arc de Gaeta sur la dernière saison, le Battlestar nazi de la deuxième saison, certains moments de l'épisode final, la façon maligne dont ils ont réussi à garder sur la série le personnage de Sam, malgré son accident de voiture au début du tournage... ça reste une série à voir. Mais prout.

Faut dire que c'est pas facile de bien finir une série. Pour moi, c'est ce qui fait passer une bonne ou une excellente série au rang de série culte. Je pense à Six Feet Under, ou à Twin Peaks. Pour les gros échecs, qui font passer une bonne ou une excellente série au rang de série pas mal, je penserai désormais à Alias... ou à Battlestar Galactica.

(Image Copyright Sci-fi)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 00:26
... quand même, pour montrer une des raisons pour lesquelles je suis fan de Lost. Très très petit spoiler pour le dernier épisode en date de la série (5x06), donc je laisse un peu de blanc pour vous laisser l'occasion de rebrousser chemin, mais...
































... hi hi hi hi hi hi.


(Images Copyright ABC / DC / Vertigo)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 13:19
Trop, je kiffe.

Lost saison 5 a démarré aux Etats-Unis il y a quinze jours, j'en ai donc vu trois épisodes, et trop, je kiffe. Je suis quand même halluciné (oui, ça fait beaucoup de termes ado en deux phrases, mais je kiffe trop ma race) que les auteurs arrivent encore à nous surprendre, alors qu'on a à chaque fois quasiment un an pour gamberger entre chaque saison... et que les coups de théâtre soient d'une évidence aussi flagrante. Là, on a durant le premier épisode de la saison 5 un élément majeur qui nous lâché dessus et qui est parti pour expliquer énormément de choses concernant la chronologie de la série. Du coup, je sens que la saison 5 dans son intégralité va me donner une furieuse envie de me refaire la totale en attendant la saison 6, pour apprécier au mieux le monstrueux jeu de Lego qui est bâti ici.

Non, sérieux, ce que les auteurs sont en train d'élaborer au niveau de la structure de la série dans son ensemble est d'une complexité qui ne peut que forcer le respect (à part chez ceux qui diront "ça y est, je comprends plus rien"). Ils doivent avoir de ces cartes étalées sur les murs pour ne pas perdre le fil de toutes les storylines... En tout cas, une chose est sûre : on nous prend pas pour des cons.
Tout ça sans parler des dialogues et des personnages toujours au poil : Je suis ravi par exemple de ce qu'ils font avec Desmond et Penny, qui auraient facilement pu devenir inintéressants une fois réunis. Les auteurs se jouent de tous les écueils qui ont détruit tant de couples sympathiques dans d'autres séries. Les "nouveaux" rôles ont d'ailleurs la part belle, je pense en particulier à Danier Faraday et Richard Alpert, les personnages les plus intrigants des dernières saisons, qui passent vraiment au premier plan ici.
Enfin bref, je n'en dis pas plus parce que je n'ai vraiment pas envie de spoiler, mais la saison s'avère partie pour être encore plus majestueuse que la déjà formidable saison 4, et elle dépasse en tout cas déjà mes attentes. Je pense que les deux dernières saisons, d'ailleurs, vont être un déluge de révélations et de coups de théâtre, à tel point d'ailleurs que les flash-backs et flash-forwards sont (probablement définitivement) abandonnés.

Pour l'instant, les passages les moins intéressants concernent les Oceanic 6 (ceux qui ont réussi à quitter l'île)... mais c'est uniquement parce que les passages sur l'île cartonnent leur mère à l'arbalète automatique et se font un méchoui avec les gigots. Lost demeure cette année encore la seule série pour laquelle je suis incapable d'attendre que quelques épisodes s'entassent dans ma besace (je suis en train de faire provision de Battlestar Galactica pour une soirée entre ti chéris, parce que tite chérie supporte mal les cliffhangers) et confirme encore une fois la réalité d'une des répliques de ma pièce A Suivre : "C'est vraiment des sales putes de dealers, ceux qu'écrivent les séries".

Tiens, d'ailleurs, anecdote amusante : à Angoulême comme ailleurs, les séries se sont avérées être LE sujet de conversation ultime à table le premier soir pour briser la glace entre tous les participants... quand Simone Bianchi s'est lancé dans un discours enflammé pour tenter de convaincre Azzarello et Bermejo d'essayer Lost, conversation à laquelle tout le monde s'est joint.

(Image Copyright ABC)
Par Jérémy Manesse - Publié dans : Séries TV
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